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Critique du Film : L'éventreur de New-York
L'éventreur de New-York >

Critique du Film : L'éventreur de New-York

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 17 novembre 2005 à 0929

Starsky et Hutch vs Jack l’Eventreur

Dans la cité de New York, la police est sur les dents, se trouvant face à un problème jusqu’alors insoluble. Elle est en effet impuissante face aux agissements nocturnes d’un tueur psychopathe qui massacre à l’arme blanche des jeunes filles isolées, avec un sadisme défiant toute logique et une arrogance telle qu’il s’amuse à narguer au téléphone les forces de l’ordre, et notamment le lieutenant Williams.
Avec l’aide d’un psychiatre, le fier et expérimenté policier va se lancer dans une course poursuite avec cet ignoble individu qui utilise une voix de canard – oui, oui, il fait coin coin ! -lorsqu’il commet ses actes horribles, et même lorsqu’il communique avec les autorités. Une enquête qui va mener les deux hommes dans les quartiers chauds de la cité, véritables lieux de débauche.
A l’occasion de cet Eventreur de New York, Lucio Fulci se permet une petite escapade dans Big Apple pour les scènes extérieures, les intérieurs étant toujours filmés sur les plateaux de Cinécittà. Il en profite également pour s’éloigner un peu de ces dernières productions remplies de monstres inhumains et de morts-vivants pour rejoindre le thriller horrifique avec ce léger remake de Jack l’Eventreur. Plus réaliste, le film n’en respecte pas moins le canevas si cher au réalisateur italien. Le monstre est humain, bien sur, mais toujours aussi présent, et le monde dans lequel les protagonistes évoluent est encore plus inquiétant avec son lot de détraqués et ses penchants pour l’immoralité.
Pour égarer quelque peu le spectateur, le cinéaste utilise deux leurres, qui vont servir de ‘’red herrings’’ ; une femme provocante et nymphomane et un gigolo louche qui fait facilement office de parfait coupable. En nous faisant suivre leurs pérégrinations nocturnes, il nous fait visiter les bas fonds de la cité, avec ses sex-shops, ses peep-show et ses spectacles érotiques scéniques. Séquences de masturbation, d’onanisme, de sado-masochisme et de copulation sont donc au rendez-vous, le tout étant servi à la sauce Fulci bien sur, c'est-à-dire avec un maximum de vulgarité. Il faut bien avouer que l’ensemble n’est pas trop réussi, le cinéaste est loin d’être un pornographe – ni un érotomane - et le tout manque singulièrement soit de perversion, soit d’érotisme, et on finit par s’ennuyer sérieusement en regardant un énième coup de langue sur des lèvres humides, un pubis démotivé ou une paire de seins mollassonne. On en vient rapidement à regretter que ces passages à la ‘’Jésus Franco’’ représentent une bonne partie du métrage.
Tout au long du scénario, on va donc suivre les actes de perversion de ses deux personnages, parallèlement aux séquences appartenant réellement au déroulement de l’enquête, jusqu’à la mort tragique des deux individus ; la femme périssant sur les coups de couteaux du maniaque. Le gigolo, grandement suspecté, décide de manière soudaine – trop soudaine ? - de mettre fin à ses jours. Trop excentriques, ces personnages n’apparaissent jamais dans l’esprit du spectateur comme des possibles coupables. Effet raté ou volontaire, je ne sais pas, toujours est-il que son regard inquisiteur accompagne plutôt celui des enquêteurs vers un couple BCBG, dont l’épouse s’est tirée de justesse des griffes du psychopathe après avoir croisé le soir même, bien sur, le chemin du gigolo dans le métro.
Les personnages sont différemment réussis. Si le rôle du policier est parfaitement bien défini et interprété, on ne peut pas en dire autant de celui du psychiatre qui débite un nombre de banalités hallucinantes durant tout le film, Fulci espérant de plus nous faire croire qu’il a la science infuse. Je peux vous assurer que le résultat en est parfois risible. Le jeune ingénieur est interprété par Andrea Occhipinta., qui joue souvent très mal, contrastant avec Almanta Suska, très à l’aise dans le rôle de l’épouse apeurée puis suspicieuse. Les deux détraqués, la ‘’belle’’ Alexandra Delli Colli et le latino Howard Ross, très stéréotypés, pouvant se contenter de froncer les sourcils ou pousser des soupirs d’extase, en fonction des circonstances.
Et le gore dans tout cela ? Rassurez-vous, il est au rendez-vous, même s’il est plus discret que dans les autres films du maître transalpin. Il est cependant dommageable que certains raccords soient un peu ratés rendant certains effets un peu bizarres. Le tout est rattrapé par la séquence du dernier meurtre du maniaque, effectué à la lame de rasoir, avec un plan sur un œil et un téton coupé en deux. Dans l’ensemble, ces scènes de boucherie sont bien réussies, même si l’on eut préféré qu’il y en ait eu plus, en lieu en place de l’ennuyeuse pornographie soft qui plombe le film.

La conclusion de

L’Eventreur de New York n’est pas un grand Lucio Fulci. En voulant mélanger séquences chaudes et gores, le cinéaste s’est surtout mélangé les pinceaux, n’arrivant jamais réellement maîtrisé le premier aspect – ou n’osant aller trop loin. Le film n’est cependant pas mauvais, avec son scénario pas si nul que ça et son lot d’effets chocs efficaces et bien saignants. Malgré l’avis de nombreux fans qui le considèrent comme un film culte, je le classerais plutôt comme une des œuvres mineures du réalisateur.

Que faut-il en retenir ?

  • Effets maquillages en général réussis
  • Scénario correct
  • Réalisation convenable

Que faut-il oublier ?

  • Dialogues parfois débiles
  • Un ou deux effets ratés
  • Porno soft lassant à la longue
  • Interprétation inégale

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