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Critique de la Bande Dessinée : Les liens du sang
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Critique de la Bande Dessinée : Les liens du sang

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 16 mars 2013 à 1429

Dans les bas-fonds de l’empire victorien

Au regard du thème développé par la gamme, il était inévitable que la collection 1800 de Soleil voit l’un de ces diptyques consacré à l’un des plus célèbres criminels de l’histoire humaine : Jack l’éventreur. Aujourd’hui, Jack l’éventreur, si l’on ne peut plus le considérer (au regard du « faible » nombre de ses meurtres) comme le plus terrible des serial killer, porte toujours aussi haut l’image de l’exécuteur de sang froid et de croquemitaine des rues. Précurseur d’un genre, apparu en même temps que les techniques d’information de masse, il est de fait le sujet de l’une des toutes premières « légende urbaines ». François Debois, scénariste, et Jean-Charles Poupard aborde le sujet à la manière des frères Hughes dans leur célèbre From Hell, mettant en avant un enquêteur se situant bien loin du stéréotype victorien. François Debois met également en avant la pression qu’exerçait sur la rue les redoutables comités de vigilance, groupes indisciplinés de vigiles qui étaient encore plus dangereux que les criminels qu’ils combattaient.

En abordant le personnage de Frederick Abberline de manière originale, en en faisant un individu au passé douloureux et étroitement lié avec la série de meurtres, les auteurs parviennent à faire du neuf avec du vieux et nous offre ici une intrigue qui est loin d’être prévisible. Un récit qui nous invite à suivre l’enquête de l’inspecteur et visiter les endroits les plus glauques de la capitale britannique. Cet aspect, brutal, misérable et sombre, des bas-fonds de l’empire britannique est parfaitement mis en valeur par les choix graphiques d’un Jean-Charles Poupard qui n’hésite pas à faire dans le démonstratif, comme cette planche en double-page (8 et 9) qui expose en gros plan l’une des victimes, Catherine Eddowes, dénudée, égorgée et mutilée. Un spectacle saisissant dans le registre horrifique qui sera souvent répété au fil des pages. Mais le talent du dessinateur ne s’arrête pas là, comme le prouve les excellentes séquences d’action multipliant les angles de vue, certains n’étant pas sans rappeler la cinématographie de Guy Ritchie dans ses volets de Sherlock Holmes (comme la double-planche 47-48).

La conclusion de

De lecture des plus agréables, ce premier tome de Jack l’éventreur pose un regard moderne sur la célèbre affaire criminelle. Epousant les derniers approches du genre, les auteurs nous offre une intrigue intéressante, avec un personnage central au profil accrocheur. Ainsi, même si l’histoire est désormais très connue du grand public, on ne s’ennuie nullement en lisant cette énième version. Une impression qui doit également beaucoup aux choix graphiques de Jean-Charles Poupard, qui a su parfaitement matérialisé l’atmosphère sordide des quartiers populaires de Londres.

Que faut-il en retenir ?

  • Une relecture du mythe intéressante
  • Un personnage central accrocheur
  • Une fin ouverte habilement amenée
  • Des dessins de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire bien (trop) connu
  • Des stéréotypes modernes parfois trop appuyés

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