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La Revanche de la créature >

Critique du Film : La Revanche de la créature

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 4 novembre 2005 à 09:03

On prend les mêmes et on recommence… ou presque

Une expédition est organisée pour essayer de capturer la créature du Lac Noir. Arrivés sur les lieux, les aventuriers découvrent que la créature est toujours bien vivante et ils parviennent à la capturer. Le monstre est alors amené en Floride dans le parc de Marineland, où un couple de scientifiques vise à l’étudier. Mais la créature va parvenir à s’enfuir et va terroriser la région.
Un an plus tard, Universal remet la sauce, toujours avec Jack Arnold à la baguette. Faisant fi de l’épilogue du premier volet, ils nous mettent devant le fait accompli ; malgré le fait d’avoir été mortellement touché par balles l’année précédente, le monstre est toujours vivant ! Et très dynamique, on va pouvoir le vérifier.
Le premier quart d’heure se passe donc dans le lagon, avec l’arrivée du Rita – toujours commandé par Nestor Païva - sur les lieux, et on assiste à la fouille pour dénicher la créature. Grâce à des grenades à gaz soporifique, les chasseurs engagés par John Hayes (John Bromfield) parviennent à transformer l’essai dés la première tentative. Inanimée, la créature remonte à la surface, et les marins la hissent à bord du bateau. Vite fait, bien fait !
Le chasseur amène alors sa prise à son commanditaire ; le parc nautique floridien de Marineland, où l’attendent deux scientifiques ; les docteurs Ferguson (John Agar) et Dobson (Lori Nelson). Comme on peut le remarquer, la distribution change complètement à ce moment, Lori Nelson remplaçant Julia Adams. Ce détail ne gênera d’ailleurs pas la Créature, véritable cœur d’artichaut, qui va tomber illico sous le charme de la scientifique.
Commence alors l’étude de la créature placée dans un bassin rempli également de poissons divers, de taille différentes, allant jusqu’au requin ! James Havens ne faisant plus partie de l’aventure, c’est Jack Arnold lui-même qui se jette à l’eau afin d’assurer des prises de vue sous-marines du plus bel effet.
Lors de l’étude mouvementée de la créature, avec son lot d’accidents et d’agressions, on assiste à une montée en puissance des rapports entre elle et la jeune Helen Dobson. Cela commence bien sur par des regards soutenus, des tentatives d’attouchement assez directs – on est une créature ou on est pas ! – une visite nocturne emplie de voyeurisme, et pour finir par un kidnapping devant une assistance terrifiée, en pleine salle de bal.
Car le Gill-man – sobriquet de la créature aux USA – s’est échappé au milieu du métrage, de manière très spectaculaire, en jaillissant hors de son bassin comme un démon, et il sème depuis la terreur dans la région environnante, effrayant bon nombre de naïades aux formes avantageuses – vive les vacances en Floride ! On voit donc à ces occasions la créature assumer pleinement son statut de monstre de l’Universal, et on peut se rendre compte que le petit dernier, grâce à son aspect très réussi, s’en sort plutôt bien.
C’est cependant le rapt de la jeune femme, que la créature a invité dans son domaine – la mer – qui va lui coûter la vie. Elle finira comme dans le premier volet – la séquence est étrangement identique -, mortellement blessé par des tirs d’armes à feu. Conclusion : on ne touche pas aux jeunes femmes blanches américaines, surtout si elles sont mignonnes !
L’apparence de la créature ne change pas, et le costume est toujours revêtu par Ricou Browning – pour les scènes aquatiques – et Ben Chapman. Elle est toujours aussi impressionnantes et peut-être même plus, vue qu’elle est beaucoup plus présente à l’écran. Les séquences filmés dans le bassin, ou se débat la créature enchaînée, sont superbement réussies et elles prouvent une nouvelle fois, si cela était nécessaire, le talent de Jack Arnold. Pour les scènes terrestres, on a la forte impression que le Gill-man a gagné en vélocité, histoire de pouvoir trottiner derrière les gens sur les plages floridiennes.
De coté de l’interprétation, la qualité est encore au rendez-vous malgré le changement des interprètes principaux. John Agar est un bon comédien, bien rodé aux séries B, et il est très crédible en scientifique consciencieux. La nouvelle dulcinée de la créature, qui la difficile tâche de remplacer la délicieuse Julia Adams est Lori Nelson, une superbe et charmante jeune femme, et assez bonne actrice pour passer sans difficulté pour une ichtyologue attentionnée.

70

La Revanche n’apporte rien de neuf à la licence, c’est juste une exploitation du succès du précédent volet. La narration est dans l’ensemble approximativement la même, axant son sujet principalement sur la créature elle-même et ses rapports avec la jeune femme – toujours ce bon vieux thème de la Belle et la Bête à la sauce King Kong ! Le spectacle n’est cependant pas désagréable, grâce un suspense bien maîtrisé, des jolies prises de vue sous-marines, un monstre toujours aussi réussi, et l’élargissement du décors, moins ridicule que le lagon en toc.

Critique de publiée le 4 novembre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation efficace
  • Monstre toujours aussi charismatique
  • Séquences sous marines réussies
  • Interprétation de qualité.

Que faut-il oublier ?

  • Pas grand-chose de neuf
  • Fin identique au premier volet.

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