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Le monstre est parmi nous >

Critique du Film : Le monstre est parmi nous

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 4 novembre 2005 à 09:11

Un volet inutile et peu réussi

Dans les marais des Everglades, le chasseur d’alligators Jed Grant repère la créature. Une opération scientifique, équipée de matériel de pointe est alors organisée pour la capturer. Mais la violente réaction du Gill-man entraîne un impitoyable affrontement à l’issue duquel le monstre sort vaincu, grièvement brûlé et agonisant. Après avoir récupéré le corps, le docteur Barton s’aperçoit qu’il peut le sauver en lui autant les ouïes et, grâce à une opération, il va lui enlever une grande partie de ses écailles, sous laquelle se trouve finalement de la peau humaine !
Ce troisième volet des aventures de la Créature se divise en fait en deux parties ; le premier tiers du métrage avec la traque et la quasi-destruction du Gill-man, et le reste avec son opération et sa captivité chez le docteur Barton. On pourrait presque dire qu’il s’agit de deux films en un seul.
La première partie est un remake à peine simulé du premier volet, situé dans un décor beaucoup plus naturel et crédible, les Everglades. Après que Jed Grant (Gregg Palmer) ait repéré la créature, on assiste au déroulement de l’expédition de recherche. Embarqués sur un bateau moderne équipé d’un sonar – pas de barcasse pourrave du style Rita, on est aux States ! – les scientifiques vont devoir affronter les réticences du monstre. Le chef de l’expédition est le docteur Barton (Jeff Morrow), il est accompagné de sa femme, Marcia (Leigh Snowden), du docteur Morgan (Rex Reason) et de deux assistants.
On assiste alors à une réédition des événements du film original, allant même jusqu’à un soi-disant rapt de la jolie Marcia par la créature, une fausse alerte car on retrouvera un peu plus tard la jeune femme. Les affrontements sont cependant plus violents et la créature se montrera si vindicative que l’option de la capturer vivante s’efface rapidement. Les scientifiques, durement éprouvés, parviendront à brûler la créature à l’essence et pourront récupérer son corps flottant à la surface.
Commence alors la deuxième partie. Après avoir récupéré le corps présumé sans vie, Barton s’aperçoit que la créature peut être sauvée en débloquant son appareil respiratoire par l’ablation des ses ouïes. Durant l’opération, il remarque que sous les écailles brûlées, on peut voir de la peau humaine. Il se met donc à l’écailler comme on le ferait avec un vulgaire poisson ! Le résultat improbable est un homme doté d’une stature imposante avec une horrible tête à l’allure batracienne. C’est très moche et un peu ridicule…
On plonge à ce moment dans le thème du savant fou. Barton conserve jalousement le monstre semi-humain dans une cache secrète, dans le but de poursuivre ses recherches. Il est cependant également miné par sa jalousie maladive, et soupçonne sa femme d’avoir des liens affectifs avec Grant et il ira même jusqu’à tuer son présumé rival, et essayer d’en faire tomber la responsabilité sur la créature.
Sur la fin, le monstre défiguré va réussir à s’échapper et va poursuivre Barton, pris d’une fureur vengeresse. Après avoir rattrapé et étranglé son bourreau, il va ensuite se jeter dans la mer et disparaître dans les flots.
Derrière la caméra, John Sherwood a remplacé Jack Arnold et les quelques prises de vue sous-marines sont assurées par Maury Gertman. Dans le costume de la créature, c’est toujours Ricou Browning qui effectue les séquences aquatiques, mais la deuxième partie voit apparaître un autre comédien en lieu et place de Ben Chapman, nommé Don Megowan. Choix bizarre que ce colosse qui prend dix bons centimètres et un bon nombre de kilos à Browning. Une différence flagrante de morphologie étonnante qui créé un gros problème de raccord avec la première partie du film, et les deux précédents volets.
Si l’on s’intéresse à la distribution, on pourra reconnaître Vic Morrow, un spécialiste de la série B, dans le rôle du docteur Barton, et Rex Reason, qui a laissé tomber le western pour le fantastique. Le rôle de Leigh Snowden est plus effacé et superficiel, le coté Belle et la Bête des deux premiers volets ayant été complètement supprimé.

40

Le Monstre est Parmi Nous est tout simplement le film d’un monstre banal traqué et tombé dans les mains d’un savant fou. La première partie, si elle n’est pas inintéressante, sent fortement le réchauffé, Sherwood essayant en vain de compenser le manque d’inspiration par une surdose de violence. Quand à la deuxième partie, elle ne m’a pas du tout convaincu avec ce monstre très laid et surdimensionné – bien loin de la créature d’origine - plongé dans un drame sentimental parsemé d’invraisemblances. C’est assurément le plus mauvais film des trois volets, un pur produit drive-in sans intérêt, hormis la curiosité.

Critique de publiée le 4 novembre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation professionnelle
  • Séquences aquatiques efficaces
  • Interprétation correcte.

Que faut-il oublier ?

  • Première partie sans originalité
  • Deuxième partie peu crédible
  • Créature méconnaissable dans la deuxième partie
  • Monstre sans nuance psychologique.

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