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L'Etrange Créature du lac noir >

Critique du Film : L'Etrange Créature du lac noir

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 3 novembre 2005 à 09:22

Le bestiaire de l’Universal s’agrandit en 1954.

Lors de fouilles sur un affluent de l’Amazone, une équipe découvre une main fossilisée appartenant selon toute vraisemblance à une créature humanoïde vivant sur Terre il y a 3000 ans. Dans l’espoir de retrouver un spécimen vivant, une expédition est montée. Elle doit remonter l’Amazone jusqu'à un lieu nommé le lac noir. Arrivés sur place, les scientifiques découvrent la véracité de leur supposition mais ils ont la surprise de constater l’agressivité de l’unique spécimen de cette espèce d’amphibien.
Au début des années 50, la compagnie Universal Pictures, spécialisée dans le fantastique, voit diminuer l’intérêt du public envers les monstres traditionnels qui ont hanté les années 30-40 ; Dracula, la Momie, le Loup-Garou, L’Homme Invisible et le Monstre de Frankenstein. Utilisés de nombreuses fois, ces icônes du cinéma d’épouvante sont usés jusqu’à la corde et il est nécessaire pour le studio de trouver de nouvelles idées.
La Major décide alors de suivre le courant de la science-fiction, notamment la conquête de l’espace et les conséquences du nucléaire : des faits d’actualités. Mais en 1953, alors que les responsables du studio n’ont toujours pas trouvé leur nouveau monstre, vient à eux un certain Jack Arnold avec, sous le bras, un script librement inspiré du livre d’un de ses amis, Arthur Ross, traitant des aventures d’un homme poisson préhistorique.
En ces temps, Jack Arnold n’est pas encore un célèbre réalisateur de SF mais il est déjà populaire grâce au succès mérité de son précédent film ; la Nuit du Météore, un film de science-fiction pacifiste. On lui fait donc confiance.
Réalisé pour une partie en Floride – les plans sous-marins, cadrés par le spécialiste James Havens – et le reste en studio à Hollywood, l’Etrange Créature du Lac Noir raconte en fait l’histoire d’une triple rivalité amoureuse entre Mark Williams (Richard Denning), le chef de l’expédition, le scientifique David Reed (Richard Carlson) et la créature. Une rivalité assez vivace pour s’attirer les faveurs de l’assistante de Reed, Kay Lawrence, interprétée par la charmante Julia Adams.
La première partie du film, assez terne, composée d’une petite navigation sur le fleuve ponctuée de dialogues assez directs, n’a pas grand-chose de bien intéressant. Mais une fois arrivés sur place (un lagon hollywoodien complètement démuni de faune locale ; on n’y voit ni oiseaux, ni piranhas, ni sauriens, manque plus que les cabines de douche), les membres de l’expédition vont finir par découvrir l’existence de la créature et une rivalité d’intérêt va s’amplifier entre les deux hommes. Reed, en homme de science, voudrait capturer la bête vivante, alors que Williams, chasseur à son heure, voit l’occasion d’organiser un beau safari avec trophée à la clé. Vous remarquerez que personne ne pense à lui foutre la paix…
Mais la créature est coriace… et agressive. De plus, comme je l’ai dit plus haut, elle a découvert la présence envoûtante de miss Lawrence lors d’une des baignades de la jeune femme - vêtue d’un sexy bikini blanc - dans le lagon. L’on voit à cette occasion la créature, située quelques mètres au dessous de cette séduisante nymphe, la suivre discrètement, comme hypnotisée, les deux formant par leur mouvement un élégant ballet imprégné d’érotisme poétique grâce à une habile mise en scène et des splendides prises de vue. A partir de cet instant, la créature n’a plus qu’une seule envie, prendre pour compagne cet être magnifique.
Vient alors l’affrontement entre les humains et la créature amoureuse, ce qui nous renvoie bien entendu à King Kong, surtout lorsque la créature parvient finalement à enlever la jeune femme, sous le nez de ses ennemis, et à l’emmener dans sa tanière. Comme dans le classique de Schoedsack, elle se met à observer cette fragile féminité évanouie avec un regard attendri et attentionné (chapeau, messieurs les maquilleurs !). Malheureusement pour elle, la Bête, prête à mourir pour garder sa Belle, finira par succomber aux velléités agressives des hommes, mais non sans avoir auparavant terrassé Williams, son pire ennemi.
En plus des plans sous-marins d’une qualité extraordinaires pour l’époque, l’une des clés de la réussite du film est la créature elle-même, qui est en fait un costume enfilé par un cascadeur. Réalisé par le surdoué Bud Westmore, assisté de Jack Evan, l’apparence de la créature a été parfaitement travaillée et reste encore aujourd’hui une des plus belles créations originales du cinéma. De forme humanoïde bien sur – costume oblige – elle est dotée de gigantesques mains et pieds palmées pourvues de griffes acérées. Sa peau, écailleuse, agit comme une carapace et son dos est hérissé de piquants. Quand à sa tête, ses yeux dépourvus de paupières, ses ouïes démesurées et sa gueule ornée de dents acérées lui donne un effet terrifiant. Un peu pataude, bien que puissante, sur la terre ferme où elle se déplace de manière hésitante – à la Boris Karloff – elle devient redoutable sous l’eau, un véritable prédateur qui aura raison de Williams.
Du coté de l’interprétation, l’amateur de fantastique reconnaîtra le populaire Richard Carlson, un comédien très charismatique et sympathique. A ses cotés, Julia Adams, bien sur, qui deviendra célèbre avec ce rôle, mais aussi Victor Païva en capitaine de la Rita – c’est le nom du bateau - Whit Bissel dans le rôle du docteur Ed Thompson, qui prendra une sacrée baffe de la part de la créature et Antonio Moreno en Dr. Maia. Pour finir, en plus de Richard Denning, quelques figurants indigènes closent la distribution.

85

Film marquant dans l’histoire du cinéma fantastique, l’Etrange Créature du lac Noir conserve encore aujourd’hui tout son charme. L’attrait visuel est assuré par des splendides prises de vue sous-marines, l’apparence redoutable de la créature et un suspense bien maîtrisé. L’interprétation est déminée par Julie Adams, aussi sympathique que jolie, et de plus actrice talentueuse. Un spectacle agréable, distrayant, à regarder en famille.

Critique de publiée le 3 novembre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation consciencieuse.
  • Maquillages et costume très réussis.
  • Julia Adams, radieuse.
  • Les prises de vues sous-marines superbes.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario léger
  • Le lagon, incroyablement kitch.

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