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Mad Max 2 >

Critique du Film : Mad Max 2

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 27 octobre 2005 à 10:42

La poursuite infernale

Nous sommes projetés dans un futur proche. Un futur peu réjouissant au cours duquel une catastrophe – non vraiment définie - a plongé l’humanité dans le chaos. En raison d’un manque de main d’œuvre, de ressources naturelles ou d’organisation politique, les industries ont fini par voir leurs machines cesser de fonctionner et les ressources énergétiques se sont mises à disparaître. Le monde tombe alors dans l’anarchie, la violence, et la mise en exergue de l’auto défense.
Max, l’ancien flic, est un des survivants de cette ère de décadence. En compagnie de son chien, il erre sur les routes désertées à la recherche de carburant pour son Interceptor. Grâce aux indications d’un pilote d’autogire un peu farfelu, il rencontre un groupe de réfugiés qui possède une raffinerie encore en état de marche.
Mais cette dernière est également la cible de la convoitise de la bande d’Humoungus, une redoutable horde sauvage de guerriers de la route.
Après un premier volet qui avait, en son temps, si défrayé la chronique qu’il fallu attendre des années pour en voir la version intégrale, George Miller nous ressert les aventures de Max. Avec une ‘’légère’’ différence tout de même. En effet, la période agitée de Mad Max qui ne laissait pas envisager un brillant avenir pour la civilisation a dégénéré en une ère de décadence, proche de la barbarie des âges sombres du 8ième siècle, ou même du monde de Conan. Les derniers humains, disséminés dans des zones désertiques, se sont réunis en communautés primitives pour tenter de survivre, et se sont organisés en des sortes de castes. En dehors de ses communautés, errant sur les routes – derniers vestiges de la civilisation - on ne trouve que les hordes de pillards et les vagabonds.
Remplaçant ce bon vieux cheval si cher à l’héroïc fantasy par des véhicules motorisés, le cinéaste met en avant un élément en plus, la pénurie de carburant, et la convoitise suscitée par cette rareté. S’il faut admettre que cette idée n’est en fait que la transposition dans un futur post-apocalyptique d’un symbole de pouvoir - en d’autres temps, cela aurait été plus simplement l’eau, le feu ou l’acier – cet aspect permet la mise en scène de joutes originales et violentes entre ces guerriers montés sur des machines de mort, tractées ou propulsées par des chevaux vapeurs. Des scènes spectaculaires qui relèguent les combats de chevalerie à un jeu de Petits Chevaux.
Car Mad Max 2 est, avant tout chose, un hymne à la fureur, au bruit et à la violence. De poursuites motorisées hallucinantes - filmées à un rythme infernal - en cascades impressionnantes, d’exécutions sommaires et sauvages en boucherie exubérantes, on assiste à un spectacle de feu et de fer. Filmé sous un soleil de plomb, la sueur, le sang et la chair broyée se mêlent, en un spectacle assourdissant, aux amas de ferrailles fumants.
Au milieu de cette mêlée sauvage se dressent deux hommes. Deux individus qui ne se rappellent leur identité passée que par quelques reliques issus de temps presque oubliés. Une petite boîte à musique pour Max et une photo jaunie pour Humongous. A coté d’eux, deux amis fidèles. Un chien pour Max et Wez pour Humongous – à noter la prise de risque de George Miller en une période (1981) ou homosexualité était souvent synonyme de SIDA, avec l’équivoque relation entre Wez et le Gitan Blond. Deux personnages finalement antinomiques mais aussi profondément semblables, deux leaders charismatiques aux causes différentes mais aux mêmes enjeux ; la survie. Le chevalier blanc et son négatif, le chevalier noir.
Cependant, George Miller s’acharne à cultiver la différence de Max. au début profondément égoïste, il va petit à petit prendre parti pour la petite colonie et il va apprendre à se re-civiliser, notamment au contact de l’enfant sauvage. Contact qui va prendre rapidement l’aspect d’une relation de domestication, puis d’amitié et enfin d’une véritable liaison père/fils. La dernière partie du film prend alors pour le vagabond de la route une tout autre importance. En prenant la responsabilité de diriger le convoi de diversion, Max n’accomplit pas seulement une simple croisade rédemptrice mais aussi un acte d’appartenance, un sacrifice synonyme de re-identification. Max est à nouveau humain.
Excellemment bien cadré, bénéficiant d’un montage et d’une musique efficaces et terriblement dynamiques, Mad Max 2 est un road movie jubilatoire, dans le pur esprit des séries B. Cet esprit ‘’Carpenterien’’ se retrouve plus précisément dans les séquences humoristiques très potaches, dans le style bête et méchant, ou même dans les costumes souvent incongrus – à grand renfort d’épaulières de football américain - de nombreux protagonistes. Connaissez-vous Village People ?
Pour ce qui est des interprètes, et même si ce type de film axé sur le spectacle ne favorise pas l’expression des talents dramatiques, il faut dire que Mel Gibson est sacrément efficace avec sa gueule de beau gosse qui en a connu des pas drôles. Moins poupon que dans le premier opus, plus hermétique aussi, il donne une maturité et une volonté au personnage comparable, j’en reviens encore à Carpenter, aux interprétations de Kurt Russell dans le rôle de Plisken. Autour de lui, on retrouve Vernon Wells, cet éternel méchant du cinéma, qui incarne l’iroquois Wez, le bras droit de Humongous, de manière totalement hystérique et démentielle. Le coté comique est assuré principalement par Bruce Spence, un pilote d’autogire – embryon d’hélicoptère – relativement fada.

90

Moins daté que le premier volet, moins bavard que le dernier, Mad Max 2 était dans les années 80 le meilleur opus des aventures du guerrier de la route, et il le reste aujourd’hui. Les cascades, très réussies, font toujours bonne figure et le rythme endiablé nous permet de rester attentif au film même après plusieurs visionnages. Précurseur de ce qui allait définir un nouveau genre, qui deviendra très à la mode à Cinécittà, Mad Max est définitivement le chef d’œuvre du cinéaste George Miller, qui ne se remettra hélas pas très bien de son exil pour Hollywood quelques temps plus tard.

Critique de publiée le 27 octobre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Cascades spectaculaires
  • Réalisation et montage très efficace
  • Mel Gibson, parfait
  • Le cadre du film, très original.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario finalement très basique
  • Humour qui peut sembler un peu lourd.

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