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Les Frères Grimm >

Critique du Film : Les Frères Grimm

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 4 octobre 2005 à 10:03

Les frères légendes !

Terry Gilliam n’est pas du genre chanceux. Pourtant le réalisateur ne manque pas de talent. Mais Gilliam a le dont d’arriver à des projets souvent maudits et aux tournages tortueux. Quatre ans après le film inachevé ”Don Quichotte (dont le réalisateur ne désespère pas qu’un jour il pourra le terminer) ” voici le nouveau long métrage de Gilliam. Long métrage qui au départ aurait dut sortir en 2004.
Les frère Grimm historiquement ont vraiment existé, de leurs prénoms, ils se nomment Jacob et Wilhelm GRIMM. Jacob est né le 04 janvier 1785, Wilhelm le 24 février 1786. Les frères Grimm qui s'intéressent aux contes populaires allemands vont en écrire deux volumes du titre : Kinder- und Hausmärchen, (Contes pour les enfants et les parents, 1812-1829). Mais c’est en 1957 sous une nouvelle édition avec des histoires supplémentaires que l’ouvrage devient enfin « les Contes de Grimm ». Parmi les Contes les plus célèbres des 2 hommes ont peu cité : Cendrillon, Blanche neige, le petit chaperon rouge, Tom pouce, et bien d’autres encore.
Terry Gilliam ici, à l’égale d’un ”Shakespeare in Love”, se propose d’imaginer comment les frères Grimm en sont venu à créer tous ces Contes, mais en y rajoutant son propre Conte et de la fantasy. Le rationnel part, et laisse place à une totale imagination. Pourtant à la base la production voulait un film dans la ligné d’un Van Hellsing de Stephen Sommers et heureusement pour nous Gilliam est une forte tête qui ne cède pas facilement : «L'histoire originale était deux Américains de notre temps transportés au coeur de l'Allemagne du 19e siècle. Ce n'était ni réaliste, ni drôle, ni magique... », « …Je ne voulez pas le faire, j'avais mes propres projets, mais j'ai fini par céder. Ensuite, mon scénariste, Tony Grisoni, et moi-même avons retouché le scénario, car l'histoire n'était pas assez magique à nos yeux ». De même il rajoutera : « Nous avons réécrit l'histoire à la façon Gilliam ». Et tous les propos du réalisateur se ressentent sur l’écran. L’humour déluré comme l’ambiance sont bien là à mille lieux d’un Van Hellsing. Les personnages sont construits intelligemment et possèdent ce véritable caractère.
Visuellement c’est splendide, mais on pense pas mal à Tim Burton et entre autres aux décors de Sleepy Hollow. Il faut dire que ses 2 réalisateurs sont loin des critères Hollywoodiens et savent créer la véritable poésie au cinéma. La seul chose qui les différencie étant ici les cadrages caméra et les personnalités des protagonistes.
Côté défaut (ils sont rares à mon goût), je pourrais évoquer les incohérences de montages montrant des personnages séparés qui se retrouvent au plan suivant ou encore des incohérences peut-être historique par rapport à la situation de l’époque (j’ai des doutes sur la Marseillaise musicalement joué à un moment du film par exemple). Mais j’oublie pas l’intention première qui n’est pas de rendre historiquement le film viable mais bien de jouer sur deux fronts qui se croisent : Le côté réel et le côté imaginaire. A partir de ce postulat Gilliam s’approprie les Grimm et en construit sa propre fable et les incohérences semblant bien anodines face à temps de prouesse. Je vois déjà les mauvaises langues l’accusant d’utiliser des effets spéciaux et de surfer sur la vague Burton, mais cela serait renier tous les points communs que l’on retrouve avec les autres de ses films. Et surtout la prouesse étant bien là de mélanger film de production et film d’auteur pour réunir les deux mondes dans un même film.
Côté casting c’est du sans faute, Matt Damon et Heath Ledger sont complices à l’écran et donne une réelle impression de s’amuser. Ils arrivent à naviguer d’un passage hystérique à un autre plus posé de manière déconcertante et avec une aisance vraiment étonnante. Mais c’est avec les acteurs Jonathan Pryce (Brazil, Les Aventures du baron de Münchausen ) et Peter Stormare (Constantine, Fargo) que l’on retrouve le plus les personnages délurés de Gilliam offrant les grandes récréations du film. A eux deux ils apportent à Gilliam le postulat de personnalité affirmé du film.

85

Quant le cinéma artistique et de forte personnalité rencontre le cinéma commercial, cela peux donner deux aspect : soit un ratage où le réalisateur arrive pas à s'imposer ; soit une réussite totale permettant au film tous les délires d’une équipe de cinéaste. Les frères Grimm est dans ce domaine, un humour propre, une image de chaque instant magnifique et du savoir faire de toute une équipe. On sait que le Pari pour Gilliam a été dur mais il est réussi !

Critique de publiée le 4 octobre 2005.

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