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Critique du Film : Martin
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Critique du Film : Martin

Avis critique rédigé par Christophe B. le mercredi 2 mars 2005 à 1453

Réalisme forcené !

Sur un thème archi-classique et mille fois exploité au cinéma : Le vampirisme ; George Romero choisit de nous donner sa version, vision contemporaine et urbaine de ce mythe ante-diluvien. Et comme pour marquer sa différence par rapport aux autres versions, point de surnaturel ici (ou très peu) mais une vision pathologique de la chose. Martin (le personnage qui donne son nom au film) est un psychopathe qui abuse sexuellement de ses victimes après les avoir endormies et avant de leur taillader les veines et boire leur sang.
Mais Martin n'est pas un véritable film "vampirique", ce n'est qu'un prétexte dont Romero se sert pour, une fois de plus, attaquer la société. Il déclare d'ailleurs avoir fait Martin pour : "montrer comment la société fabrique des monstres et puis se félicite ensuite lorsqu'elle parvient à trouver un moyen de les détruire".
L'idée étant bien de montrer comment la société fabrique des monstres, dans cette optique, le mythe du vampire semblait le plus adapté à une transposition dans la réalité quotidienne. En quelque sorte, George Romero a réussi une double démonstration. L'une à l'intérieur du film qui vise à montrer que Martin est un malade que la société force à jouer un certain rôle et en fait ainsi un monstre. L'autre, par l'intermédiaire des spectateurs qui ont vu en Martin un film de vampire parce qu'on leur en a suggéré l'idée.
Le souci de réalisme forcené déjà présent dans ses premiers films rend Martin, le personnage, plus effrayant, plus humain que tous les vampires qui l'ont précédé, il est frappant de constater que finalement, c'est le côté humain du personnage qui se démarque le plus dans le portrait. On finit par s'apitoyer sur son sort, sa naïveté, sa timidité aidant. Car Martin est un être décalé dans un monde qui le rejette constamment. La solitude dans laquelle il se réfugie se révèle l'unique échappatoire d'une réalité qu'il ne rejoint que pour assouvir sa soif de sang. Or la paix, Martin ne la trouvera que dans l'accomplissement de ses meurtres.
Oubliées les règles de conduite des vampires, finie la majesté de ces derniers, imposée par plusieurs décennies au service du mythe, Romero ne prend même pas le concept du vampire à contre-pied, ne le parodie pas, il le recrée. Conscient qu'il décrit davantage un cas pathologique qu'un film fantastique classique, il injecte une série de flash-back traumatisants censés nous faire comprendre qu'il fut vraiment un vampire. Cela participe de la logique du film et prouve la névrose du personnage qui, si nous acceptons l'option réaliste de Romero, finit par s'imaginer un passé ou, plus sûrement, sublime t-il des meurtres qu'il imagine vieux d'une centaine d'années. Martin est particulièrement malsain, glauque, répulsif. L'image est délavée, les acteurs tristes et l'histoire en elle-même n'a rien de joyeuse. Romero n'a pas voulu caresser le public dans le sens du poil. Et moi, j'aime ça !

La conclusion de

Voilà un film dont George Romero se montre fier et qu'il revendique entièrement. On le comprend aisément puisqu'on sent la totale liberté qui a dû l'animer durant sa confection. Il fut véritablement le seul maître à bord. Scénariste, metteur en scène, producteur et surtout monteur du film, il est1a seule personne à féliciter ou à blâmer le cas échéant. Et ici, il s'agirait plutôt de félicitations.

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