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RechercherVOTRE PORTAIL DU CINÉMA FANTASTIQUE ET DE GENRE | 20 MARS 2010
 

LA NUIT DES MORTS-VIVANTS

  (1970)
Film Américain (1h36) de George A. Romero
Titre Original : The Night of the living dead
Oeuvre associée : LA NUIT DES MORTS-VIVANTS
Sortie au cinéma en France : 21 Janvier 1970 Pays d'origine Etats-Unis d'Amérique :  1968

Mégastar SFU
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Angoisse / Frisson / MystèreFantômes et créatures occultesScience-FictionSéries BFantastiqueGoreHorreur et épouvanteGrands Classiques

LA NUIT DES MORTS-VIVANTS : INFLUENCE MAJEURE DU CINÉMA HORRIFIQUE !



L'AVIS DU STAFF
Christophe B. 9,9/10
Richard B. 7,5/10
MOYENNE STAFF SFU
8,7/10
MOYENNE INTERNAUTES
8/10


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À PROPOS DE CHRISTOPHE B.
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L'histoire entière se déroule sur une seule nuit. Elle suit la destinée d'un groupe de sept personnes qui se réfugient dans une ferme alors qu'autour d'eux les morts reviennent à la vie. A leur tête, le réalisteur impose un acteur noir (Duane Jones) qui tentera vainement de maintenir l'unité du groupe.

Un film d’une lenteur angoissante

Ce film est d'une force extraordinaire, essentiellement grâce à sa capacité à faire partager le sentiment de claustrophobie des occupants de la résidence. La force principale du film réside dans le fait que le réalisateur, George Romero, nous plonge littéralement dans la peau des personnages, rendant le film encore plus angoissant.

La lenteur du film nous transmet l'angoisse des personnages. On a l'impression de vivre cette nuit d'horreur en temps réel. On plonge dans la logique d'enfermement du film avec les acteurs. L'espace vital se rétrécissant peu à peu : Un cimetière, une maison, puis la cave de la maison deviennent des places fortes de plus en plus réduites face aux ennemis qui viennent de l'extérieur. Pour finir, les personnages n'auront qu'une alternative, fuir cette maison qui se révèle n'être qu'un avant goût du tombeau.

Notez bien que je n'ais pas parlé de « héros », car les personnages sont loin de tout héroïsme triomphant. Lâches pour la plupart, incapables de faire face, le meneur lui-même n'a rien de très sympathique.

Un film « fauché » au cœur de son époque

Filmé en 16 mm noir et blanc avec des acteurs inconnus et pour un budget misérable financé par des collectivités locales. Voila les principaux éléments qui ont donné à l'œuvre de Romero un aspect documentaire qui a certainement contribué, voire assuré le succès du film. Romero va donner au cinéma d'horreur et fantastique un second souffle et inaugurer un nouvel âge d'or du genre ainsi que les bases d'un certain cinéma indépendant.

Sorti en 1968 aux Etats-Unis et en 1970 en France, la genèse de La Nuit des Mort-vivants est indissociable du double contexte culturel et politique dans lequel baignent les USA de la fin des années 60. A cette époque, le conflit vietnamien tourne au vinaigre et provoque l'assentiment général du peuple américain. De leur côté, concurrencés par l'influence grandissante de la télévision, les « majors » de cinéma peinent à remplir les salles. Les recettes d'exploitation des grosses machines hollywoodiennes battent de l'aile et vont ouvrir la brèche à un cinéma libre, bon marché et indépendant sous l'impulsion des nouvelles vagues européennes.

Avec ce film, Romero fait voler en éclats quelques tabous de la société américaine en même temps qu'il invente une esthétique réaliste proche du documentaire. Romero ne s'embarrasse pas de fioriture stylistique pour nous assener quelques vérités bien crades. Il prend son sujet au sérieux et en profite pour livrer l'un des films les plus politiques de la fin des années 60.

La Nuit des Mort-Vivants stigmatise les travers individualistes de la société américaine, de même qu'il s'attaque au racisme visqueux qui la gangrène et à l'éclatement de la cellule familiale : Une petite fille achève sa mère adorée à coup de truelle, un frère devenu zombie revient dévorer sa sœur, des humains profitent du chaos général pour se regrouper en milices fascistes et délivrer une justice expéditive. Autant de séquences cultes. La fin du film, surprenante, radicale, pessimiste, fini de verser le discours de Romero dans le chemin du Pamphlet subversif.

EN CONCLUSION:
Voir la fiche de Christophe B.
Christophe B.

99%99%99%99%99%
9,9
Le cinéma ne s'en remettra jamais. Cette œuvre a propulsé Romero sur le devant de la scène du cinéma d'horreur. Ce film est devenu un "classique" et il peut s'enorgueillir d'avoir influencé une grande partie des films d'horreur qui ont suivi.
Critique réalisée le 25/06/2004.

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