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Conférence de presse Predators

Publié il y a 6 ans par Lucie M.

en présence d'Adrien Brody

Scifi-universe.com a pu recueillir les propos de la conférence de presse Predators donnée en présence d'Adrien Brody dans une suite de l'hotel Le Bristol à Paris. Nous vous rappelons que le film Predators sort demain dans les salles française et que vous pouvez également découvrir la chronique en avant première du film sur notre site.

 

- Quand vous acceptez ce rôle c’est d’abord pour le plaisir de jouer dans un film de genre ou alors est-ce que c’est une fois encore le thème de la prédation qui a marqué beaucoup le 20ème siècle et que vous avez approcher dans plusieurs films. Est-ce que c'était ce thème-là qui vous intéressez ?

Alors en fait c’est vrai que c’est plusieurs choses à la fois. Dans un premier niveau c’est un rêve d’adolescent qui devient réalité de me dire que je vais être dans un des Prédator et puis c’est un film qui a eu un immense impact sur moi à l’époque. En même temps d’un autre côté je voulais retrouver un ton assez similaire au ton qu’il y avait dans le film que symbolisait Arnold Schwarzenegger et également montrer combien à la fois je suis différent de lui et combien la perception qu’on a de moi est totalement différente. Alors en il y avait cette attirance en tant qu’acteur c'est-à-dire qu’il y avait un niveau de risque de prendre et d’accepter un tel rôle pour moi puisque évidemment il y a toujours la crainte de la comparaison ou du jugement et puis le fait que c’était un choix presque improbable de me voir dans un tel film. Mais je crois que ce qui était intéressant pour moi c’était justement d’explorer le côté malléable et caméléon de mon métier de comédien. Et j’espère avoir cette connexion dans la vérité et m’immerger dans ce personnage aussi bien physiquement qu’émotionnellement et intellectuellement. Donc tout cela a motivé ce choix !

- Adrien Brody peut reprendre un rôle d’Arnold Schwarzenegger, est-ce le contraire serait-il possible ?

C’est vrai que la question est intéressante,  mais je ignore si cela pourrait être le cas. L’important pour moi c’est d’explorer toutes ces différences qu’il y a et puis surtout en tant qu’acteur me donner et relever des défis différents. Vous savez depuis longtemps en réalité je voulais être un héros d’un film typiquement d’action des studios hollywoodiens. Mais je voulais en réalité y donner mon interprétation tout à fait unique de ce que je considère être un héros et un film de ce genre. C'est-à-dire que je voulais incorporer les failles, les défauts et les complexités d’un personnage qui pour moi sont bien plus réel que ce que parfois Hollywood a montré de ses héros dans ses films d’actions en particulier. Pour moi c’était tout à fait l’occasion de partir de ce que Arnold Schwarzenegger avait construit, et que j’admire évidemment infiniment, mais qu’il avait axé surtout autour d'un travail sur son physique. Je voulais montrer que ce même travail je pouvais le faire et l’avoir mais à des niveaux différents. Pour moi c’était l’occasion de montrer une autre image de l’homme fort. C'est-à-dire une force interne, une force intellectuelle qui effectivement s’allierait à une compétence technique, une compétence tactique et que tout cela ferait partie de cette force différente, une force nouvelle en tout cas pour moi dans le cinéma des studios hollywodiens.

- Est-ce que quand vous étiez ados et que vous regardiez les films par exemple ceux de Schwarzenegger vous vous disiez après l’avoir vu j’aurai pu apporter quelque chose à se personnage ?


Alors en fait quand je regardais les films d'Arnold Schwarzenegger ça ne me venait pas à l’idée ! Je n’aurai jamais imaginé en quelque sorte que je reprendrais aujourd’hui le flambeau. A l'époque de Predator j’avais 14 ans et j’étais plutôt un ado non pas délinquant m’enfin j’avais plutot ce qu'on appelle une jeunesse difficile et ce qui était très intéressant c’est que j’étais très inspiré par les personnages qu’interprétaient des acteurs comme Schwarzenegger c’était des personnages icônes il représentait le héros des années 80 de façon admirable. Et je dois avouer de nouveau que pour moi c’était vraiment un rêve qui devenait réalité. Et je comprends parce que c’est une occasion rarement donnée à un acteur tel que moi, je comprends très bien le raisonnement des studios et pourquoi ils ont une formule qui semble marcher. Donc pour moi c’est un véritable défit de les convaincre, de convaincre les pouvoirs, les chefs des studios, que j’avais les qualités pour créer un personnage réaliste, fort et attachant même si a priori et à la surface des choses je n’étais pas forcément le héros à la Schwarzenegger.

- Est-ce que vous aviez fait une démarche en ce sens, c'est-à-dire pour essayer d’avoir un rôle dans un film d’action de héros ou est-ce que ça vous est arrivé et vous avez été finalement surpris de la proposition ?

Alors en fait non on ne m’a pas au départ offert le rôle de Royce. C’est vrai que Rodriguez voulait et été très intéressé à ce que je participe au film mais en aucun cas il ne me proposait le rôle de Royce. Et ce qu’il me proposait finalement ne m’intéressait pas vraiment ! Mais j’ai dit à Robert Rodriguez je lui ai parlé de mon enthousiasme et de mes envies par rapport à ce rôle et ce qu’il m’inspirait justement dans ce rôle. Je lui ai expliqué ce que je voulais amener à ce personnage que c’était un élément d’authenticité et je lui ai dit «  Robert, tu peux rassurer les Studios, je peux me transformer physiquement » mais ce qui m’intéresse c’est de montrer les défauts et les failles et les actions certainement moins héroïques de ce héros et pourtant être un personnage attirant et attachant pour le public d’aujourd’hui. Je pense aujourd’hui que pour le public justement on a offert avec ce personnage et ce film un chemin plus intéressant. On a permis en un sens un retour aux sources plus authentique de la série. Et je crois qu’il en avait besoin car la saga s’était un peu perdue en quelque sorte. Je vous l’assure au départ on ne m’a pas du tout amené le rôle sur un plateau. Fort heureusement Robert Rodriguez et le réalisateur Nimród Antal m’ont soutenu auprès des Studios et donc ils ont été les voir en proposant que je joue le rôle principal et je dois avouer qu’il y a eu un mois de débats, de négociations et ce que j’ai décidé durant ce mois où j’attendais le feu vert ou pas et bien j’ai décidé de me projeter positivement et donc j’ai commencé à m’entraîner physiquement pour leur montrer, si jamais la décision était un oui que j’étais totalement prêt à assumer ce rôle. C’est comme ça que j’ai dès le départ commencé à l’interpréter dans ma tête !

- Quel genre d’entraînement avez-vous subi avant et durant le tournage ?

C’est vrai effectivement je me suis entraîné pour son rôle mais d’une façon tout à fait inhabituelle pour moi. Je me suis souvent entraîné pour des rôles, et je pratique les arts martiaux, mais là il ne s’agissait pas tant d’affiner en quelque sorte la masse musculaire que de prendre du poids et du volume. Donc ce que j’ai fait au début c’est soulever des poids beaucoup plus lourds que d’habitude, je prenais des calories, en mangeant trois fois la dose de calories que la normale, et j’étais sur un régime très strict, pas d’alcool, pas de sucre et je me suis entraîné littéralement et religieusement 6 jours par semaine. Et après le début du tournage et bien j’ai eu le privilège, on tournait vous savez à Hawaii à Hilo plus particulièrement, et c’est le climat aux États-Unis le plus humide qui soit c'est-à-dire qu’il pleut tous les jours. Et sur ces milliers d’acres qu’était cette propriété j’étais au cœur de la forêt tropicale la plus dense qui soit. Et j’ai eu le privilège que les propriétaires m’autorisent à vivre dans cette jungle dans un bungalow d’une pièce ce qui a permis finalement de me plonger dans l’isolation même de mon personnage. J’ai fait en même temps beaucoup de recherches en lisant des manuels militaires, des guides paramilitaires. Toute cette recherche qui pouvait m’aider à comprendre toutes les tactiques et la technique dont avait besoin mon personnage Royce. Puis après quand j’étais bien dans le tournage j’ai aussi lu des livres sur le bouddhisme, des livres de Charly Samson.…Enfin je me suis vraiment imprégné de tout cela. Mais au départ le premier entraînement était complètement physique, donc prendre du poids, et puis après était devenu beaucoup plus complexe puisque une fois qu’on a pris du poids et puis qu’on a soulevé des poids pendant très longtemps pour justement construire sa masse musculaire. Ensuite il faut revenir à un autre type d’entraînement qui est plus cardio où il s’agit en quelque sorte de l’affiner. Donc c’était assez complexe mais pour moi ce fut quelque chose de très excitant sur le moment et sur le terrain.

- Pourrions-nous connaître la part des effets spéciaux présents dans Prédators, si vous étiez souvent obligé de jouer devant un fond bleu ou si il y avait des acteurs réels déguisés en Prédator ?

Alors oui c’est vrai que par rapport à ce type de films justement ce qui était très excitant c’est qu’il y avait plus d’effets réels que vraiment des effets dit spéciaux et des effets numériques. Les coups de feu étaient vrais, les explosions aussi, les éléments dangereux étaient là, enfin en tout cas au mieux, pour justement créer un environnement réaliste. Alors bien sur qu’il y avait des effets numériques mais par rapport à ce genre de film vraiment très peu. Par exemple à un moment quand je cours à travers les flammes et bien mon corps était enduit de gel pour empêcher que celui-ci soit atteint par les flammes et ne puisse brûler. On m’avait dit d’ailleurs si tu te fais brûler surtout tu te mets à terre et tu te planques et on éteint le feu sur toi. Donc c’était à la fois très excitant et à la fois très nécessaire parce que lorsqu’il y a du danger y’a aussi la possibilité d’interagir en quelque sorte. Et en tant qu’acteur, cela m’a permis d’élever mon propre jeu et aussi de me donner un sacré coup d’adrénaline. Et je crois que c’est une façon très excitante aujourd’hui de faire des films. Ca m’a rappelé d’ailleurs sur le coup le film d’Élie Chouraqui, Harrison’s Flowers, où il y avait également des explosions, des trucs très dangereux, et vraiment je trouve qu’en tant qu’acteur c’est très important de pouvoir interagir avec d’autres acteurs et de se sentir le danger vrai puisque c’est ça qui donne l’adrénaline et le plaisir du métier.



Source : SFU

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