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NIFFF 2010 : Ouverture des festivités

Publié il y a 6 ans par Richard B.

1er jour avec une sirène, une porte vers une dimension parallèle, et des japonaises mutantes.

Le Festival International du Film Fantastique de Neuchâtel vient de se lancer officiellement et de ce fait, fêter ses 10 ans.

Durant son allocution de lancement, le président du NIFFF Pierre-Yves Jeanneret a rappelé que désormais le festival bénéficiait d'une 5ème salle, qu'il était aussi accompagné d'une sélection de 130 films (80 longs métrages et 50 courts-métrages), mais aussi d'invités une fois de plus de prestige avec pour président du jury Douglas Trumbull,  créateur visionnaire en effets spéciaux avec des films comme 2001, l'odyssée de l'espace ou Rencontres du troisième type, puis aussi grand réalisateur sur des classiques comme Silent Running ou Brainstorm. Avant de présenter le Jury de cette édition, Pierre-Yves Jeanneret a insisté sur la présence de Nancy Allen, actrice des classiques Carrie au bal du diable, Pulsions ou encore Robocop.

Après la diffusion sur écrans des partenaires, ce fut le tour d'Anaïs Emery, responsable de la programmation, de prendre la parole et de rappeler combien il était important pour le festival d'avoir une sélection vaste et éclectique, avec des films venant de tous les pays sous différents thèmes autour du fantastique. Anaïs Emery a par ailleurs évoqué à quel point il était primordial pour eux de montrer que le fantastique existait également en Suisse avec une rétrospectives de films allant des années 30 à nos jours. Pour conclure, la responsable de la programmation lança officiellement la première projection de ce festival, Ondine de Neil Jordan.




Ondine, le dernier Neil Jordan (entretien avec un vampire)  se trouve être une véritable fable. Intelligemment filmé, très bien interprété (cela faisait longtemps que Colin Farrell n'avait pas été aussi bon),  le film est tous simplement une relecture parfaite des mythes tournant autour de la sirène. Puis il n'y a pas de doute, Alicja Bachleda doit en être une (de sirène) tant on reste ensorcelé par sa voix et sa beauté.
Mais comme nous sommes deux à couvrir ce 10ème NIFFF, je laisse la parole le temps d’un aparté à mon collègue Romain qui tient à nuancer l’appréciation précédente :

De mon côté, Ondine est un film extrêmement frustrant dans le sens où, malgré un postulat de départ frais et audacieux (à savoir revisiter le Conte dans sa forme la plus pure), le métrage n’ose pas aller au bout de ses idées. En effet, dans sa première partie, Neil Jordan assume pleinement des partis pris quasi indéfendables, comme à son habitude (cf. le kitch merveilleux de The Company of Wolves). Ici, dès les premières secondes, il nous immerge explicitement dans un Conte, n’hésitant pas à faire abonder les lieux communs : des « once apon a time » à foison aux personnages manichéens ultra caricaturaux : le pécheur niais qui joue du sourcil (Collin Farrell excelle), l’ex femme alcoolique, le beau-père salaud, la petite fille handicapée rêveuse et bien sûr, la mystérieuse créature (princesse charmante) qui va venir restaurer l’ordre des choses en faisant triompher la naïveté sur toute forme de vice. Sauf que cette entrée en matière brillant d’ingénuité poétique ne repose justement que sur le fait du réalisateur d’assumer pleinement son parti pris de nous raconter un Conte. Donc, forcément, au moment où il décide de troquer cette agréable mièvrerie fantastique au profit d’une intrigue mécanique, le métrage perd tout son intérêt. Et pour le spectateur, ça aura définitivement le goût d’une promesse non tenue.
Restent toutefois la photographie époustouflante de Christopher Doyle et la musique langoureuse de Sigur Ros qui entretiennent la saveur du voyage.

Après cette très belle introduction les spectateurs du NIFFF ont eu le droit soit au voyage allemand pour The Door de Anno Saul. Soit au voyage gorifique japonais avec Mutant Girls Squad.

Comme à SFU on fait les choses bien, Romain et moi nous sommes répartis les « tâches »…

The Door de Anno Saull, par Romain Basset.

J’avais déjà pu découvrir The Door en janvier dernier lors du festival de Gérardmer (il y avait glané le prix du jury) et je dois bien avouer avoir été passablement déçu par un film au pitch renversant qui laissait entrevoir un cross over jouissif entre le voyage dans le temps (et ses paradoxes temporels associés), un drame familial sur la gestion du deuil et une intrigue de SF pure dans la droite lignée de l’invasion des profanateurs de sépultures.
Bref, j’étais surtout motivé ce soir, non pas par la simple idée de revoir le film, mais davantage parce qu’il était présenté en Open Air et qu’il s’agit là des conditions optimales pour se faire plaisir en festival (écran gigantesque, son qui tabasse, le ciel étoilé au dessus de la tête et la buvette au pied des gradins).
Toujours est-il que j’ai pris un vrai plaisir à redécouvrir Mads Mikkelsen, parfait dans ce rôle de mauvais père qui va tout faire pour se racheter aux yeux des siens, quitte à négliger son propre salut et, d’une certaine façon, se sacrifier. Néanmoins, cette seconde vision de The Door n’a fait que renforcer l’idée de ratage que j’en avais (et par là le hold up du prix du jury à Gérardmer), qu’il s’agisse de sa musique omniprésente écrasante, d’un personnage comique totalement hors propos qui déboule au troisième acte ou de la fin « rebondissante » qui finit d’achever l’intéressante tentative de réflexion identitaire initiée au cours de la première heure du film.

Mutant Girls Squad par Richard Bourderionnet.

Le film se retrouve bien trop dans la même lignée et, n'échappant pas  à la comparaison, d'un Tokyo Gore Police,Vampire Girl vs Frankenstein Girl ou encore Samurai Princess. Amusant quinze premières minutes, le film est très vite répétitif et prisonnier d'une trame scénaristique pauvrette. De plus, l'action étant mal rythmée, à partir d'une vingtaine de minutes qui amusent, cela malgré une tronçonneuse sortant du postérieur, les poitrines armées de sabres et une espèce de langue qui bande, l'ennui gagne ainsi que l'envie de dormir. Réalisé en 3 parties, par 3 réalisateurs différents (Noboru Iguchi, Yoshihiro Nishimura), Mutant Girls Squad aurait pu se permettre un style se renouvelant toutes les 30 minutes, mais comme au final les 3 segments ne se distinguent pas, donnant l'impression d'avoir était filmé par la même personne, là encore on n’y voit aucune utilité.

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