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Critique du roman : J-77 #2 [2016], par Frédéric M.

Avis critique rédigé par Frédéric M. le dimanche 8 décembre 2019 à 09h00

Tout fout le camp

Plonger dans la suite d'un roman qu'on a fort apprécié, c'est bien sûr prendre le risque d'être déçu. Ce deuxième volet de Dernier meurtre avant la fin du monde partait donc avec de fortes attentes reposant sur ses trois cents pages. Et autant dire que je n'ai pas été déçu.

Du temps s'est écoulé entre la fin du premier opus et le début de celui-ci. Peu, mais assez pour que la situation globale se soit dégradée. Des parents abandonnent leurs enfants, le marché noir s'installe, et les tentatives d'immigration clandestine aux Etats-Unis se multiplient, à une échelle massive. Pourquoi ? Parce que dans 77 jours, l'astéroïde Maïa s'écrasera dans le Sud-Est asiatique, et qu'il vaudra mieux être de l'autre côté du globe pour avoir une chance, même infime de survivre - quand bien même ceux aux antipodes de la catastrophe à venir n'y croient déjà plus et se suicident en masse.

Voila le tableau de départ du roman : comme pour le premier, mais en pire, bien pire. Une ambiance crépusculaire baigne l'ensemble et l'enquête de Henry "Stretch" Palace, flic promu trop vite inspecteur, paraît incompréhensible à ses contemporains ? Pourquoi rechercher une personne disparue dans un monde où chacun se fait sauter le caisson ou prend la poudre d'escampette pour un oui ou pour un non devant l'imminence de l'apocalypse ?

Parce que Stretch a toujours voulu être flic, parce qu'il conçoit ainsi la civilisation, parce que dans certains jeux de rôles, on le dirait "loyal bon" : un profond respect pour la vie et pour l'ordre. C'est sa raison de vivre. Si quelqu'un lui confie une (en)quête, alors il la remplit. C'est dérisoire mais cela le maintient en vie - quitte à lui faire oublier le reste.

Ben H. Winters réussit son opus deux en montrant la lente dégradation de notre société, bien trop familière pour que cette anticipation ne nous parle pas. Son style est efficace, riche et clair. A aucun moment, les réactions des uns et des autres sonnent faux : elles peuvent être absurdes mais dans le contexte de J-77, l'absurde relève de la logique individuelle. Cette perturbation des repères est rendu avec une maîtrise parfaite. Bien sûr, au rythme où va son récit, ce désespoir poli où ceux qui restent maintiennent les apparences se délite peu à peu, et cède la place à la loi du plus fort. Il aurait été illogique de ne pas progresser ainsi, mais on peut regretter la disparition de cette particularité, qui participait beaucoup au charme de l'oeuvre.

Cela n'empêchera pas de vouloir connaître la conclusion de ce triptyque, trop d'intrigues de fond étant laissées en suspens à l'issue de J-77 pour abandonner Palace et son obstination.

La conclusion de à propos du Roman : J-77 #2 [2016]

Frédéric M.
90

J-77, de son titre original Countdown City, prolonge l'ambiance de Dernier meurtre avant la fin du monde, tout en entraînant ses protagonistes vers l'inéluctable. Un récit parfaitement mené, où l'aspect polar n'est qu'un prétexte à faire vivre des êtres habités par la peur de mourir - ou l'espoir.

On a aimé

  • L'ambiance, parfaite;
  • Les utopies sous toutes leurs formes des personnages;
  • Le style.

On a moins bien aimé

  • La transition vers un troisième tome dont on pressent qu'il sera plus "post-apo classique".

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