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Critique du jeu vidéo : Vessel [2012], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 6 octobre 2019 à 09h00

A ne surtout pas casser

Testé sur PS3

Les jeux de réflexions étaient une grande mode dans les années 1990 à l'époque de gloire de la licence Myst et des point & click. Le genre est tombé en désuétude dans les années 2000 avec des grosses productions vidéoludiques de plus en plus tournées vers l'action. La seule exception confirmant la règle semble être Portal et sa suite. Des titres qui vont grandement influencer la scène indépendante.

Vessel est un petit peu une caricature d'un jeu indépendant. Il provient d'une petite équipe formée par des développeurs d'expériences qui quittent une grosse boîte pour un projet personnel. Le jeu est ainsi l'œuvre des Américains de Strange Loop Games fondé par deux anciens d'Electronic Arts. Comme dans Portal, le jeu de réflexion a un côté plates-formes et joue beaucoup sur un appareil permettant d’interagir avec l'environnement. La différence est évidemment le manque de moyen qui fait que Vessel est un jeu en 2.5 D, c'est à dire un moteur 3D mais on progresse comme dans un jeu 2D. Le titre est édité par indiePub Entertainment sur PC en mars 2012 avant d'être porté sur PS3 deux ans plus tard.

Vessel est situé dans un monde steampunk où vous incarnez Arkwright, un brillant inventeur ayant révolutionné les industries du monde. Il a en effet inventé les Fluros, des créatures qu'on peut créer à base de liquides et capables d'effectuer de simples travaux. Malheureusement, comme pour chaque apprenti sorcier, ces serviteurs vont échapper à tout contrôle créant la panique et une paralysie économique réussissant même à chasser Arkwright de son laboratoire. Les Fluros ont muté ayant différents comportements et évoluant sans cesse. Notre héros va devoir réussir à redevenir maître de son laboratoire, résoudre les problèmes dans les lieux touchés et en apprendre plus sur ces nouvelles créatures... Il se pourrait que son invention soit bien plus que ce qu'il pensait...

Autre lapalissade du jeu indépendant, Vessel ne propose pas vraiment une histoire soutenue dotée d'une narration très présente. Le postulat de base se devine plus qu'il n'est expliqué. Notre héros va progresser dans différents environnements (son laboratoire, des usines, des jardins et des mines) et complète son journal avec parcimonie nous donnant surtout des infos sur les Fluros et ses recherches afin de nous indiquer les marches à suivre. Cet univers steampunk n'est qu'une ambiance qui donne une patine au titre mais sans véritablement aller plus loin, l'absence de PNJ se fait cruellement sentir. On avance donc dans des tons assez sombres avec parfois de jolis décors où le métal fait sa loi sans oublier l'importance de la vapeur... Techniquement, le portage PS3 s'avère décevant avec des textures grossières et cela rame beaucoup lorsqu'il se passe plusieurs choses à l'écran. Pourtant le titre est loin d'être une prouesse technique si ce n'est sur sa gestion des fluides. On retient plus les différents types de Fluros et leurs animations réussis avec une IA certes basique mais bien maîtrisée. C'est à ce niveau que se situe la vraie performance du jeu. La musique est quant à elle passable car sympathique au début et vite redondante à force de rester statique pour réfléchir.

Vessel est un véritable jeu de réflexion. Il y a certes des phases de plates-formes mais on préfère les oublier tant elles s'avèrent inutiles et pénibles car le personnage principal manque cruellement de « souplesse » dans le maniement. Les phases de réflexion se décomposent en plusieurs tableaux dont il va falloir trouver la solution qui est souvent le fait d'ouvrir un accès. Pour cela, il va falloir utiliser autant l'environnement que les différents types de Fluros. Ils sont soit d'une composition différente (eau, feu, peintures différentes qui explosent quand elles se touchent, fluorescents...) soit avec un comportement différent (appuyer sur les interrupteurs, nous pourchasser, se diriger vers une source de la même composition, se diriger vers la lumière ou la fuir...). Il faudra ainsi jongler entre les différents Fluros qu'on peut créer grâce à un appareil spécial nous permettant d'avoir des réserves des différentes compositions. La difficulté est ainsi progressive et les différents types de Fluros s'ajoutent pour nous proposer de véritables casses-têtes très bien construits et toujours logiques. Ce titre à 10 euros permet ainsi de nombreuses heures de jeu pour ceux aimant se creuser la cervelle avec comme véritable défaut la maniabilité ratée du personnage... On sent aussi que le portage PS3 n'est pas des plus heureux par rapport au PC.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Vessel [2012]

Bastien L.
60

Vessel réussira très sûrement à contenter les amateurs de jeu de réflexion car il est brillant dans cet exercice. Malheureusement, tout le reste (histoire, ambiance, technique, jouabilité) s'avère assez quelconque voire raté...

On a aimé

  • Très complet avec les différents types de créature
  • Difficultés progressive
  • Peu cher

On a moins bien aimé

  • Histoire prétexte
  • Aspect plates-formes raté
  • Techniquement perfectible

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