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Critique du roman : Semblables #1 [2017], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le lundi 26 novembre 2018 à 09h00

Rencontre du troisième type...insectoïde

Nats editions est une jeune maison allemande francophone qui a déjà sorti Les Oubliés d'Ushtâr, un premier roman planète opera  en one-shot qui aurait fait un bon début de cycle de science-fiction. Cette fois, c’est vraiment le premier tome d’une saga qui sort. Cette série se nomme Irïan, du nom d’un vaisseau spatial cabotin et devrait être une trilogie (Enfin, Le Trône de Fer et Le livre des Martyrs aussi !). Le premier tome s’intitule Semblables.

L’autrice Saïph Riguel semble passionnée de sciences et de technologies. Ce premier roman est un space opéra réaliste, une partie de l’action se déroule sur Terre à notre époque et les choix technologiques sont relativement crédibles. Cet aspect hard science en fait une œuvre intéressante mais parfois un peu froide notamment dans les descriptions et actions techniques. Pour un premier roman, le style est déjà très marqué avec nombre de dialogues incisifs et une narration rapide. Ce premier tome est très dense et malgré quelques soucis de rythmes en début de roman, l’intrigue s’installe et tient le lecteur en haleine.

Que raconte Semblables ?

Tout commence dans un observatoire fictif en plein milieu du Massif Central. Trois jeunes chercheurs y étudient les cieux à la recherche des Perséides en cette nuit du 12 août 2012. Octave l’Allemand responsable du site, Victoire sa compagne informaticienne et Naya, une étudiante qui  y fait sa thèse sont face à une panne inexplicable, rien ne semble plus fonctionner. Alors qu’ils sortent en extérieur, une lueur verte les éblouie et un grondement se fait entendre. Rencontre du troisième type ? Pas loin.  Un engin fait de métal verte et de ce qui ressemble à de la céramique claire leur a foncé dessus et semble s’être posé.  Naya est la seule astronome à ne pas être en état de choc, elle s’avance… Et fait la connaissance d’Irïan, un vaisseau spatial doté d’une intelligence artificielle très développée. Celui-ci fait alors des révélations sur l’univers, enfin les univers qui bouleversent la jeune femme. La théorie des cordes semble confirmée et d’autres univers ont permis le développement d’autres formes de vie. Dans le monde d’origine d’Iriän, ce sont les insectes qui se sont développés. Ils ont établi une société hiérarchisée, très différente de la nôtre mais avec des problèmes géopolitiques compréhensibles. C’est pour cela qu’Irïan a quitté son monde, il est venu chercher la semblable, l’humaine qui pourra le piloter puisque son créateur a disparu. Il faut en effet pouvoir se synchroniser au vaisseau et seule Naya aurait des similitudes avec le créateur de l’IA, Nairi. Sur Ipsilan, une usurpatrice a pris la pouvoir et fait enfermer la reine légitime. Naïri qui avait lancé un mouvement de rébellion a disparu. Ir¨¨an, sans pilote, est venue chercher dans un autre univers la personne qui peut l’aider.  Commence alors une aventure spatiale alternant Ipsilan et ses lunes et la Terre. Je ne souhaite pas en dévoiler plus car ce serait divulgâché le roman.

Vers une saga multiunivers ?

Dans ce premier tome, Saïph Riguel dévoile l’existence de douze univers où différentes formes de vie ont pris le pouvoir. Un poème en préambule dévoile d’ailleurs l’existence de ces mondes. Je n’ai pu m’empêcher à la lecture d’imaginer les voyages de Naya vers ces différents lieux (chez les reptiles !), même si la révolution en cours sur Ipsilan devrait l’occuper un moment.  Ce livre se termine effectivement sur une fin ouverte, laissant nos protagonistes dans de beaux draps. Le monde d’Ipsilan imaginée par l’autrice est très riche et complexe : structure politique, organisation de la société, mode de combat et tout simplement allure physique de ces insectoïdes humanoïdes, tout est développé. C’est passionnant à lire et ces éléments se dévoilent petit à petit dans le roman nous permettant à nous lecteurs de mieux appréhender cet univers inconnu. De même, des choix technologiques ont été faits notamment pour le voyage spatial qui est terriblement rapide à mon goût.

Un premier roman ambitieux

Avec un univers bien développé et cohérent, Saïph Riguel nous emporte dans son histoire de révolution. La société des insectes est bien construite et nous renvoie à la nôtre par ses points communs et ses différences.  L’autrice a créé une ponctuation et des aménagements de grammaire pour signaler d’ailleurs l’usage des langues (français ou ipsilien) et renforcer l’aspect matriarcale de la société ipsilienne. Là où en français on utilise le masculin pour les pluriels et les généralités : « il » faut réfléchir, par exemple, l’ipsilien utilisera le féminin : elle faut réfléchir. Cette société insectoïde est dirigée par des femmes et les femelles font plus d’1m80 quand les mâles sont autour du mètre soixante. Renversement des valeurs et choix de l’autrice audacieux mais qui place la société qu’elle a créé en miroir de la nôtre. D’ailleurs, les rares passages terriens montrent la cupidité et l’envie des humains.

Le style est fluide et particulier puisqu’il emprunte au théâtre l’usage du nom de personnage avant le propos énoncé. Les dialogues incisifs sont très nombreux, dévoilant le caractère des différents personnages. Cela donne parfois l’impression  que le reste du texte n’est formé que de didascalies surdéveloppées. Certains passages de vie quotidienne sont ainsi très denses avec des échanges entre personnages assez long. Le style est donc surprenant mais après quelques dizaines de pages, on est happé et on se prendrait presque à jouer les scènes qui ne manquent pas d’humour pour certaines.

Les personnages principaux sont très attachants : Naya et Naïri sont particulièrement émouvants. Shantis, un ipsilien est aussi très bien écrit. En fait, tous les Ipsiliens sont bien écrits. Mon regret va vers les deux Terriens Octave et Victoire qui pour le moment sont sous exploités et pas franchement intéressants. Nous verrons si la suite de la saga leur laissera occuper un peu plus de place, ce tome étant clairement consacré à Naya.

Après avoir fini ce roman, j’ai tout simplement envie d’une suite à ce space opéra teinté de hard science qui vous fera aimer les insectes.

La conclusion de à propos du Roman : Semblables #1 [2017]

Nathalie Z.
72

Semblables est le premier tome de ce qui s'annonce être une trilogie de space opéra. Si quelques maladresses trahissent le premier roman, le lecteur est vite pris dans cette histoire proche de nous. La civilisation extra-terrestre crée par l'auteure est complexe et intrigante, ses deux héros bien écrits et attachants. Pour un premier volet, elle ne s'est pas contentée d'une longue exposition mais nous plonge directement dans une rencontre du troisième type. 

Que faut-il en retenir ?

  • Un premier tome dense et riche en événements
  • Deux personnages principaux attachants
  • Plutôt original

Que faut-il oublier ?

  • Certains personnages semblent inutiles pour le moment.
  • Il faut s'habituer au style théâtral des dialogues. 

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