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Critique du comics : Wolverine - 183, par Guillaume C.

Avis critique rédigé par Guillaume C. le mardi 9 juin 2009 à 11h51

Duo de choc : histoire de choc !

Véritable carton américain, l’arc "Old Man Logan" de Mark Millar et Steve McNiven débute enfin en France avec ce numéro. Bien que les critiques étaient dithyrambiques à sa sortie aux Etats-Unis, qu’en sera t-il chez nous ?
Panini nous livre, en seconde partie, la suite des "Origines de Wolverine" avec la fin de la rencontre musclée entre notre héros et Deadpool. L’arrivée de Daken, le fils du mutant griffu, va-t-elle donner du piment à cette histoire qui commence à sérieusement tirer en longueur ?

Old Man Logan 1/8 – Note: 9/10
VO: Old Man Logan, part 1 – Wolverine 66 – Août 2008
Scénario: Mark Millar
Dessinateur: Steve McNiven
Couleurs: Morry Hollowell
Encrage: Dexter Vines


On le voit avec la couverture, l’arc de Mark Millar et Steve McNiven est la star de ce numéro. Véritable succès pour Marvel à sa sortie, Panini compte bien relancer la qualité (et les ventes) du titre avec cette saga en huit parties.
Les deux comparses ont déjà travaillé ensemble sur Civil War. Cette fois, leur mission est de créer une histoire autour des dernières années de Wolverine et il y a du pain sur la planche quand on sait la place que le personnage à pris dans le cœur des lecteurs.
Mark Millar en parle depuis longtemps: pour lui la fin des univers comics se soldera par la victoire des vilains. Du coup, il aime glisser cette idée dans ses histoires et quand on lui propose de se lancer sur une série se déroulant dans le futur, l’occasion est trop belle !

Dans un futur non daté a lieu le plus gros conflit entre les camps des super-héros et des vilains. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’avantage va très vite tourner en faveur du mal (tiens tiens… :) ) et quasiment tous les super-héros vont tomber au combat et disparaître… définitivement.
Pour une raison encore inconnue, Logan, qui refuse désormais qu’on l’appelle Wolverine, a décidé de ne plus jamais ressortir ses griffes. Il veut oublier et vivre normalement…
C’est cinquante ans plus tard que Millar nous conduit. Les Etats-Unis sont maintenant divisés en 6 zones, gouvernée chacune par des chefs que l’on connaît bien comme le Caïd ou Fatalis.
C’est à l’ouest, au milieu de terres dévastées tenues par Hulk et sa descendance, que vit Logan, sa femme et ses deux enfants. Les temps sont durs et pour la première fois il ne va pas pouvoir joindre les deux bouts et payer son loyer. Très rapidement, la progéniture verte du chef des lieux va lui rendre visite pour lui expliquer clairement qu’il a un problème.
Résolu à garder son secret et garder ses griffes cachées, le mutant va devoir accepter, à contre-cœur, de se faire tabasser pour amuser ses visiteurs. Seulement, il n’a pas d’argent et sait très bien qu’ils reviendront. C’est alors qu’un vieil ami vient lui rendre visite et lui proposer un boulot en or. En échange d’une grosse somme d’argent, Logan doit aider Œil-de-Faucon à livrer un mystérieux colis dans l’est du pays. Ne pouvant pas faire autrement, il accepte et les voilà partis sur les routes chaotiques, direction New Babylon.

Mark Millar nous livre ici une saga largement inspirée d’univers tels que Mad Max ou Ken le Survivant. L’histoire se déroule dans un monde dévasté où même les héros d’antant, s’ils ne sont pas mort, ont baissé les bras. L’espoir n’existe plus et le plus grand personnage de Marvel y compris doit survivre avec sa famille dans ce milieu hostile.
En plus d’une histoire originale et parfaitement amenée, l’auteur offre aux lecteurs une aventure à la porté de tous. Pas besoin de bagages pour commencer, il guide intelligemment le novice et offre une intrigue pleine de mystères.
Le récit est d’autant plus captivant que Steve McNiven aux crayons, nous en met plein les yeux. Il avait déjà largement fait preuve de son talent sur Civil War mais il est clair qu’il a affiné son coup de crayon et qu’il a très bien saisi les idées du scénariste. Finement détaillés, ses dessins sont de plus somptueusement mis en couleurs par Morry Hollowell. Les auteurs arrivent à donner au tout une cohérence qui plonge intégralement le lecteur dans cet univers, dès les premières cases. Le choix de certains personnages façon redneck (comme les enfants de Hulk) et les couleurs chaudes donnent au tout un petit côté réaliste dérangeant fort appréciable, à la façon Massacre à la tronçonneuse, assez différent de ce qui se fait d’habitude.
La lecture nous déconnecte de la réalité et nous fait voyager au rythme du scénario.
Mark Millar a promis de grosses révélations à la clef et dès le début on sent qu’il va y en avoir.
Un premier épisode plein de promesses donc, que l’on prend vraiment plaisir à lire, que ce soit pour l’histoire unique et/ou les dessins finement travaillés.
Le décor est maintenant planté et on ne peut que se languir de la suite…


En Vrille 5/5 – Note: 4/10
VO: The Deep End, part 5 – Wolverine: Origins 25 – Juillet 2008
Scénario: Daniel Way
Dessinateur: Steve Dillon
Couleurs: Matt Milla


Deadpool, engagé pour tuer Wolverine, se retrouve en face d’un certain Daken, le fils de Logan…

Les origines de Wolverine commencent depuis un moment déjà à s’essouffler. Cet épisode, qui clôt cette aventure en 5 parties, ne déroge malheureusement pas à la règle.
Quand Deadpool et son humour lourdingue sont utilisés, on sait pertinemment que l’histoire va se tourner plutôt vers l’action que vers l’intellectuel. Le problème est que cet humour devient ici tellement lourd que le personnage n’est plus qu’une caricature maladroite du mercenaire déjanté que l’on aime tant.
En face, Daken, qui semblait être l’évènement, arrive comme un cheveu sur la soupe et le combat tourne à la discussion creuse :
Deadpool : « Tu es comme lui (en parlant de Wolverine) ! »
Daken : « Tu n’aurais pas dû dire ça »
et baston sur 2 pages, idem après et ainsi de suite.
Il ne se passe donc pas grand-chose, le scénario est vide et plus qu’approximatif et la conclusion confuse.
Daniel Way avait sûrement de bonnes idées mais elles sont ici mises en place de façon maladroite et ne sont pas développées. Le scénario n’accroche plus et ne séduit pas le lecteur.
De plus, les dessins ne compensent pas la faiblesse du scénario. Steve Dillon fait de son mieux mais les planches sont peu détaillées. Les personnages ont des postures de tâches et sont en plus mal proportionnés, ce qui rend l’ensemble très fade et ennuyeux.

Passer après Old Man Logan provoque inconsciemment chez le lecteur une comparaison qui fait malheureusement d’autant plus ressortir les grosses faiblesses de ce numéro de Wolverine : Origins.

La conclusion de à propos du Comics : Wolverine - 183

Guillaume C.
70

Autant Old Man Logan est un petit bijou qui plaira aussi bien aux fans du mutant qu’aux autres, autant les origines de Wolverine commence à sérieusement faire bailler le lecteur.
Ce déséquilibre peut faire réfléchir à l’achat mais il serait dommage de passer à côté de la rencontre des grands Mark Millar et Steve McNiven qui restera, si l’histoire continue comme ça jusqu’à la fin, dans les annales.

Que faut-il en retenir ?

  • Mark Millar très en forme
    Steve McNiven au top
    Old Man Logan tout simplement…

Que faut-il oublier ?

  • Le déséquilibre de la revue
    Le prix pour le temps de lecture

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