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Critique de la série télé : Legion, par Guillaume X.

Avis critique rédigé par Guillaume X. le mercredi 23 septembre 2020 à 09h00

Saison 1: du roman au baroque...

Les séries de super-héros, en particulier chez Marvel, sont souvent des oeuvres un peu rapides, un peu laxistes sur l'écriture et la cohérence. Peu de thèmes sont sérieux ou alors ils sont traités avec les mêmes poncifs habituels de l'unité, la famille ou autres speechs de motivation. Cela ne veut pas dire que le genre n'est pas capable de repousser ses propres limites. Legion est l'exemple parfait. Venez dans le dédale de ce chef d’œuvre qui a tout du classique...

 

Résumé de la saison 1

David Haller est dans un hopital psychiatrique depuis 6 ans. Il est là à cause de sa schizophrénie qui lui donne des hallucinations et des actes de violence. Il a peut-être des pouvoirs, peut-être n'est-ce que son esprit. Un jour, Syd, une jeune femme étrange, est admise en temps que patiente et c'est le coup de foudre immédiat. Mais elle bouleverse l'équilibre de David...

Une bonne dose de thérapie

Légion est une exception dans l'univers des X-Men. Dans le comics, c'est un mutant, créé par Chris Claremont et Bill Sienkiewicz, dont les pouvoirs sont liés à sa schizophrénie. En fonction de sa personnalité, sa mutation est différente. Nous devons l'adaptation à Simon Kinberg, un habitué des X-Men mais l'idée vient de Noah Hawley qui a déjà adapté Fargo en série.

L'idée est de faire de Légion/David Haller le centre, l'anti-héros principal d'une histoire dont il est presque le narrateur. Presque. S'il est évident que le spectateur partage son point de vue, il voit aussi les conséquences désastreuses de son comportement. La rencontre avec Syd va le mener dans les thèmes habituels de l'univers des X-Men. En pleine guerre entre l'homo superior et l'homo sapiens, il va rejoindre un groupe de mutants résistants et va devenir l'enjeu d'une thérapie qui le mènera jusque dans les recoins de sa psyché.

Ainsi, David Haller nous offre une plongée dans l'esprit humain, dans sa grandeur et sa décadence, dans les souvenirs que l'on peut construire enfant et qu'on peut détruire en tant qu'adulte. Il nous parle de l'évolution d'une personne, de la manière dont elle grandit et de ce qu'il reste après...

 

Passez une vitesse

Legion est un défi technique. Ce que ne dit pas le paragraphe précédent, c'est la démesure visuelle, sonore et la grandiloquence du récit. Cette série fait passer le genre du super-héros de l'art roman à l'art gothique. Si avant vous aviez des effet spéciaux, là vous avez un délire d'explosions de couleurs, de bruits et de musique allant du classique au moderne en passant par du rock.

La narration est dirigée par un schizophrène capable de passer d'une comédie musicale chantée par Gainsbourg à une scène de massacre digne d'un film d'action gore. L'ambiance principale rappelle les 70's par le décor sobre, plat et les couleurs pastels jaunes, verts ou orangées. Mais le plan astral est une autre paire de manches : décor blanc immaculé, un cube de glace perché ou la destruction d'un appartement moderne. Le mélange est fin et visuellement parfait. Le souci du détail, de la mise en place des éléments crée une symétrie étrange, volontaire qui se brise pour souligner l'apparition du prochain délire.

Et au milieu de toute cette débauche, le casting se donne pleinement. La mise en scène, jusqu'à la diction même des dialogues pour garder le rythme, est au millimètre et les performances de Dan Stevens (Downtown Abbey) mais surtout d' Aubrey Plaza(Parks and Recreation) forcent le respect. Tout est au diapason de l’exubérant, de la folie de cette production hors du commun...

Pour qui ?

Pas vraiment destiné à un public jeune, certaines scènes sont compliquées. Soit par les images violentes soit parce que le jeu entre illusion et réalité. Il faut être un peu accroché pour suivre là où veut nous amener la série. Mais le pilote est un modèle du genre qu'il faut avoir vu, ne serait-ce que pour les images d'une qualité peu commune sur une télévision.

 

La conclusion de à propos de la Série Télé : Legion

Auteur Guillaume X.
93

Légion tourne une page de la série de super-héros par la qualité des images et de l'écriture qui ne se contente pas de simples effets spéciaux ou de raisonnements simplistes. C'est un délire qui coordonne le son et la vue, le réel et la folie. Après l'avoir vu, vous aurez du mal à retourner aux productions plus classiques, elles vous paraîtront fade et sans goût. Quelle expérience !

On a aimé

  • Une utilisation intelligente de la mythologie des X-Men

  • Un délire visuel et sonore de tous les instants.

  • Le casting dont Aubrey Plaza et Dan Stevens

On a moins bien aimé

  • Dure à suivre par moment

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