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Critique du jeu vidéo : Tomb Raider : L'Ange des Ténèbres [2003], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mardi 5 mars 2013 à 09h25

Tomb Raideur

Version testée : PS2

Alors que sort cette semaine le reboot total de la saga vidéoludique Tomb Raider, retour sur un autre épisode qui tenta de remettre les pendules à l'heure. Mais sans succès...

Tomb Raider : L'Ange des Ténèbres est sorti durant l'été 2003 alors que la série est au plus mal depuis sa création en 1996. Ce sixième volet des aventures de la belle Lara Croft fut un pari pour son développeur anglais original Core Design. En effet, les cinq premiers épisodes sortis (à raison d'un par an) entre 1996 et 2001, ont de moins en moins de succès à la fois critique et commercial après un démarrage certes exceptionnel. Après une pause de deux ans, ce nouvel épisode fut donc l'occasion rêvée pour le studio de redorer son blason, qui plus est sur une nouvelle génération de consoles car les formes de la belle connaissent ici le passage de la PlayStation à la PS2.

Pour ce qui est de l'intrigue, même si elle peut se suivre sans avoir fait les anciens épisodes, elle reprend quelques parties de la mythologie de la saga. Tout d'abord l'histoire se situe après La révélation Finale qui laissa Lara Croft pour morte alors que Sur les Traces de Lara Croft ne fut constitué que de flash-backs sans statuer sur le sort de l'héroïne. Lara Croft est ainsi de retour dans ce sixième épisode qui va la mener de Paris à Prague sur les traces d'un alchimiste immortel voulant donner résurrection à une race ancestrale. Il convient rapidement de prévenir que l'histoire de cet épisode est logiquement inachevée. A la base, le jeu était prévu comme une nouvelle trilogie mais son échec tant critique que commercial poussa l'éditeur, Eidos, à retirer des mains la licence à Core Design. Et ce pour que Crystal Dynamics lui redonne un coup de fouet avec Tomb Raider Legend. Le retour de Lara Croft restera donc ici à jamais énigmatique comme l'intrigue laissant forcément les joueurs sur leur faim...


L'histoire démarre à Paris alors que Lara rend visite à son vieux mentor Von Croy lui expliquant qu'il a besoin de son aide. Malgré cela, Lara lui en veut toujours (cf sa trahison dans un précédant épisode) et alors que le ton monte, un personnage entre dans l'appartement et assassine sauvagement le vieil archéologue. Lara n'ayant pas vu ce qui s'est passé, fuit déboussolée l'appartement et est ensuite prise en chasse par la police qui en fait son principal suspect. Cette course-poursuite avec les forces de l'ordre s'explique aussi par le fait qu'un mystérieux serial-killer, appelé le Monstrum, sévit en Europe et surtout dans la capitale française... C'est ainsi que Lara Croft devra fuir tout en décidant d'aller voir une collègue de son mentor afin de découvrir qui est responsable de sa mort et sur quoi il travaillait. Cette piste va mener l'aventurière sur la trace des cinq peintures d'Obscura qu'un adepte de magie noire cherche à tous prix. Miss Croft va prendre pied dans une bataille séculaire entre deux organisations secrètes ayant pour objet les Nephilim, créatures bibliques. Pendant vos voyages, vous ferez connaissance avec le beau Kurtis Trent au comportement trouble mais semblant poursuivre le même objectif.

Ce qui frappe d'emblée dans ce nouvel épisode, c'est l'histoire sombre qui s'en dégage avec l'idée d'une Lara Croft fugitive dans une aventure ponctuée de meurtres sanglants et de créatures cauchemardesques. Ensuite, ce qui change de l'ordinaire, c'est l'aspect surtout urbain des décors traversés. On se balade dans des Paris et Prague imaginaires qui donnent un aspect thriller urbain au titre assez agréable, surtout au début de l'aventure. Des grandes parties de l'historie se déroulent même dans des lieux iconiques comme le Palais du Louvre et le monastère de Strahov. C'est dans les sous-sols de ces bâtiments que l'on découvrira les mystères du scénario et son côté Indiana Jones toujours présent. Au niveau des autres influences, on peut aussi penser à du Resident Evil pour la jouabilité et gestion des caméras comme à du Half Life pour le bestiaire situé dans les laboratoires. Ainsi, le scénario bénéficie d'une bonne ambiance agrémentée de quelques cinématiques sympathiques comme la rencontre aussi sensuelle qu'explosive entre Lara et Kurtis. Malheureusement, dans son déroulement l'histoire accuse de quelques clichés comme d'un manque d'explications. La fin est d'ailleurs assez frustrante pour les raisons expliqués plus haut. L'un des points faibles du jeu est par ailleurs le manque de légitimation de beaucoup de puzzles que l'on doit résoudre pour progresser.


Et les puzzles sont légion dans le titre, étant une marque de fabrique de la série. Le jeu alterne donc bien les moments où il faut foncer et ceux où la réflexion est de mise. Le jeu mélange donc l'action, la plate-forme et l'exploration pour atteindre et ouvrir les salles successives. Si les phases de réflexion ne sont pas trop difficiles, il faut quand même faire preuve d'un peu d'imagination tant on le fait sans trop savoir comment on est censé le savoir à la base. On progresse donc comme on peut sans vraiment trouver de raisons d'être aux différents puzzles, ce qui atteint forcément l'immersion du jeu. On se consolera tout de même avec les graphismes particulièrement jolis du titre. A part les courbes plus riches en polygones de Lara, on apprécie les différents décors traversés avec les deux villes ayant chacune leur atmosphère. Même s'il s'agit d'un faux Paris, son cachet cinématographique est bien retranscrit notamment à travers les décors du Louvre qui offre une plongée vers des sites archéologiques aussi sublimes que surprenants. Le bestiaire quant à lui fait preuve d'une direction artistique de qualité même si les monstres se font un peu trop rares au final. Pour ce qui est de l'ambiance sonore, les musiques sont assez belles et soulignent correctement les différentes ambiances graphiques. Tomb Raider a même ici le droit pour la première fois à un orchestre. Les autres sons sont assez bien réussis sauf en ce qui concerne le doublage. Ce dernier, à part pour Lara, doublée comme d'habitude par Françoise Cadol, est vraiment des plus moyens.

Mais le gros point faible du jeu est sans conteste sa jouabilité des plus datées. Le problème des précédents épisodes de Tomb Raider est justement cette jouabilité jamais revue et qui fit perdre des points auprès des amateurs de jeux d'aventure. Les animations de Lara sont déjà datées à l'époque de la sortie du jeu, Devil May Cry et Metal Gear Solid 2 avaient montré les évolutions possibles sur cette nouvelle génération de console. Pour ceux voulant découvrir le titre aujourd'hui, cela s'avère presque un calvaire. Pourtant la palette de mouvement a été améliorée avec des actions réalisées plus vite mais l'héroïne semble toujours autant souffrir du syndrome du balai dans le popotin... Les phases de plates-formes sont parfois une vraie purge tant le tout est approximatif avec une mauvaise gestion de la puissance du saut. Sans oublier les caméras qui n'en font parfois qu'à leurs têtes. On arrive quand même à s'y faire une fois habitué aux imperfections du titre mais quel cruel manque de fluidité.

Autre nouveauté: la possibilité de se déplacer en mode furtif, de se plaquer contre les murs pour surveiller la route des ennemis. Chose qui se révèle assez inutile tant l'IA est calamiteuse chez les ennemis qui attendent que vous soyez en face d'eux pour se demander si c'est le moment ou non d'ouvrir le feu. Et après, tous les ennemis ayant des réactivités de narcoleptiques il suffit de les canarder en tournant autour bien aidé par une visée assistée. Les phases d'action sont donc des formalités assez risibles et on apprécie bien mieux de traverser les décors dans des phases d'escalades qui gardent quand même le charme de la série. Dernier point noir, le système de sauvergarde : Aucun checkpoint dans tout le jeu ! Vous reprendrez imanquablement à la dernière sauvegarde. Alors on sauvegarde après chaque saut réussit, en espérant ne pas mourir pour pas se retaper un long temps de chargement...

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Tomb Raider : L'Ange des Ténèbres [2003]

Bastien L.
47

Cet Ange des Ténèbres fut donc trop remplie de défauts tant techniques que scénaristiques pour relancer correctement une série qui en avait pourtant bien besoin. On retiendra quand même la jolie prise de risque insufflant une ambiance sombre à Tomb Raider. Ambiance bien mélangée aux recettes originales du titre qui réserve quelques bons passages pour les amoureux d'aventure.

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