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Critique de la bande dessinée : The Crow - Edition définitive [2012], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 4 novembre 2012 à 20h08

Poésie noire et authentique.

Qui n'a jamais entendu parler de The Crow? Pour les amateurs de bande dessinée américaine, il est aujourd'hui considéré comme un classique du genre. Pour les amateurs de cinéma, Brandon Lee aura immortalisé le personnage sous la direction d'Alex Proyas (le film bénéficia de 3 autres suites aux qualités fortement discutables). Enfin, The Crow eut même le droit à une saison de 22 épisodes pour la télévision, le héros prenant cette fois les traits de Mark Dacascos. Pour autant, si jusqu'ici le nom du personnage reste bel et bien connu dans les différents domaines plurimédias, dénicher l'oeuvre originelle de James O'Barr n'était pas chose facile, l'édition étant devenue rare et, de plus, segmentée en plusieurs tomes. La voir donc nous revenir à travers une intégrale avait déjà de quoi réjouir, mais Delcourt a voulu aller plus loin en éditant une "édition définitive ". Alors l'est-elle réellement ? Que pouvons-nous trouver dans cette édition ? Point de suspense, la réponse se trouve ci-dessous.

« Ce soir l'enfer nous a envoyé un ange chargé de cadeau... »

Avant d'aller plus loin, dans le cas improbable où une personne n'aurait jamais entendu parler de The Crow, voici un petit rappel du synopsis. Cette oeuvre - très personnelle - raconte comment, un jour, Éric Draven revient d’entre les morts pour venger l'amour de sa vie, un amour qui était aussi authentique qu'éternel. Un an auparavant, jour pour jour, tous deux avaient été sauvagement assassinés par un groupe de malfrats. Et c'est avec l'aide d'un corbeau, témoin de ce jour, qu'Éric peut désormais entreprendre sa vendetta.

The Crow extrait

Résumer The Crow sur sa simple structure est de  toute évidence désobligeant pour cette oeuvre et surtout injuste pour l'auteur. En effet, la structure même de cette histoire est tout ce qu’il y a de plus banal et de déjà vu. Hors, The Crow ne trouve pas sa force dans son histoire, mais dans la façon dont celle-ci est racontée et traitée. Lorsque James O'Barr a commencé à écrire et illustrer cette oeuvre en 1982, il était lui-même en proie au deuil, au chagrin, à la culpabilité. Il ressort donc une noirceur, une poésie, et un aspect macabre rarement atteint dans ce type d'épopée. D'une certaine manière, James O'Barr ne suit pas en spectateur la vengeance d'Éric, il est ce personnage. Il se dégage alors une sincérité aussi incroyablement touchante que pouvant paraître extrêmement morbide à certain. Lorsqu'au dos de couverture on peut lire que The Crow est "le récit d'un exorcisme", il y a pas meilleure manière que de le décrire ainsi et l'auteur partage cela avec son lecteur, du moins s'il daigne bien le suivre dans l'obscurité et la mélancolie la plus totale. Alors que nos truands peuvent apparaître manichéens, il en ressort que cela vient avant tout du fait que ceux-ci sont vus à travers ce regard de vengeance, de celui qui leur voue une totale haine, car ils lui ont pris ce qu'il avait de plus cher. Ils sont donc l’incarnation du mal absolu et ils doivent payer. D'ailleurs à travers un éditorial, l'auteur reviendra lui-même sur le personnage de Shelly (la femme assassinée), sur sa propre culpabilité, mais aussi pour expliquer ici le terme employé « d'édition définitive ».

The Crow extrait

Si les mots employés par l'auteur ont leur importance, The Crow est aussi et même surtout une expérience visuelle. Graphiquement, James O'Barr trouve dans The Crow de multiples traits qui s'adaptent à l'état d'esprit du moment. Lorsqu'il perçoit des souvenirs de tendresse, des fragments de moments de grand bonheur, il s'exprime à travers un dessin ultra réaliste semblant illustré soit par moment à l'aquarelle soit, dans d'autre, au crayonné. Lorsqu'il s'agit du reste, on pense aux Noirs et blancs de Frank Miller, même si l'auteur s'autorise des tramages. Lorsqu'on voit ce travail imprimé et mis sur papier tel quel, dans cette édition, on peut parler que d'oeuvre d'art. L'éditeur a réussi à restituer au mieux le travail de James O'Barr,  amenant une réelle impression de redécouvrir son oeuvre, cela même s'il s'agit ici d'une sorte de "director's cut" dans lequel l'auteur a ajouté quelques pièces tout en précisant qu'aucun ordinateur n'avait été utilisé pour produire ce livre (les tons de gris sont ainsi non pas informatisé, mais fait via des trames mécaniques) et que les nouvelles pages usent de mêmes techniques que par le passé.  Le tout est agrémenté en fin de page par quelques illustrations.

 

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : The Crow - Edition définitive [2012]

Richard B.
90

Découvrir aujourd'hui The crow dans ce "director's cut", et en intégrale, est en tout point ce qu'il y a de mieux pour apprécier pleinement cette oeuvre. De la couverture, à la qualité d'impression, jusqu'au choix du papier il n’y a ici aucune faute de goût. Il s'agit ici d'une oeuvre aussi personnelle que troublante, peut-être aussi de toute une vie, et l’on n’a jamais vu mieux pour ce qui est de raconter les tourments du deuil et de la culpabilité. Et lorsqu'on voit le rapport qualité/prix exceptionnel (17 euros pour 272 pages de bonheur) on trouve pas d'excuse à ce que vous ne succombiez pas à cet ouvrage, de toute façon indispensable.

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