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Critique du film : Cowboys et Envahisseurs [2011], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 23 août 2011 à 11h36

Un blockbuster sympathique, ni plus, ni moins...

Dernier sorti des blockbusters estivaux, Cowboys et Envahisseurs arrive en France après avoir connu dans son pays d'origine un succès en demi-teinte. Pourtant, le film semblait avoir tout pour plaire et s'offrir un bon petit succès au box-office : basé sur un pitch rappelant la grande époque des serials par son mix de deux genres a priori antinomiques, le long-métrage joue assez ouvertement sur la fibre nostalgique d'un public friand de ce style de spectacle "à l'ancienne" (les succès de Super 8, de La planète des singes - Les origines et de Captain America tendant à prouver cette tendance) ; avec son casting bankable tant devant la caméra (Daniel Craig, Harrison Ford) que derrière (Steven Spielberg à la production, Jon Favreau à la réalisation), rien ne semblait indiquer que le film puisse recevoir un accueil tiédasse. Ne restait plus qu'une seule raison logique pour expliquer ce relatif échec : la qualité attendue n'était pas au rendez-vous.

Pourtant, au final, Cowboys et Envahisseurs s'avère être un spectacle loin d'être honteux. Certes, le film ne marquera probablement pas durablement les esprits - et s'avère d'ailleurs nettement moins qualitatif que ses concurrents directs - mais n'est clairement pas si désastreux que ça (et même bien meilleur que certains des blockbusters de 2011, à l'instar de Green Lantern ou de Pirates des Caraïbes 4), se posant comme un spectacle efficace et distrayant. Le postulat pulp de départ (une invasion extra-terrestre au Far-West) s'avère être correctement traité, le film jouant avec nombre d'archétypes du western (la ruée vers l'or, le poor lonesome cowboy, les attaques de diligence, la rivalité avec les tribus indiennes, les hold-up et les personnages phares des villes-champignons, entres autres...) pour développer une histoire certes classique, mais suffisamment solide pour pouvoir porter sur ses épaules un blockbuster pétaradant.

La grande force du scénario est d'être écrit avec un premier degré totalement assumé. Alors qu'un pareil pitch aurait aisément pu être traité sur le ton de la parodie ou du second dégré, la petite bande de scénaristes (cinq au total) qui s'est attelé au script a pris le parti de raconter une histoire sérieuse, et ainsi d'assumer le cross-over des genres. Ce parti pris renforce ainsi le postulat pulp sur lequel repose Cowboys et Envahisseurs, et lui donne même un côté serial vraiment sympathique (la motivation des aliens en est un parfait exemple). Emmené par un duo de personnages gentiment gris (le gentil bad-guy et le bad-guy gentil), le scénario sait astucieusement jouer sur des mises en situation classiques, traitant les extra-terrestres comme n'importe quelle peuplade étrangère dans un western classique - à savoir comme une menace pour les colons américains - ce qui tend à donner au film un charme rétro particulièrement plaisant.

Cependant, à côté de ces qualités indéniables, le scénario fait preuve de maladresses qui tendent à faire baisser sa qualité globale. On pourra ainsi lui reprocher en premier lieu de bien trop diluer son propos, finalement trop faible pour tenir sur une aussi longue durée (amputé d'une vingtaine de minute, le film aurait été bien plus efficace) ; l'amnésie du personnage de Daniel Craig est ainsi un artifice complètement inutile que l'on sent mis uniquement pour rallonger la sauce, sans que cela n'apporte quoique ce soit pour la construction de son personne (au mieux pour justifier du fait qu'un criminel soit le héros du film). D'autre part, on pourra également trouver dommage que les scénaristes n'ait pas plus travaillés leurs dialogues, Cowboys et Envahisseurs n'offrant aucun discours vraiment travaillé, et donc, malheureusement, aucune punchline franchement mémorable (le script est même décevant lorsqu'il s'essaye à l'exercice).

Cela est d'autant plus dommage que devant la caméra s'agite un casting réjoussant. Certes, aucun des acteurs ne livre là de prestation mémorable, mais chacun s'avère être particulièrement à l'aise dans son personnage. Daniel Craig est ainsi une nouvelle fois totalement monolithique, mais reconnaissons que cela sied particulièrement bien à son personnage ; à ses côtés, Harrison Ford se fait visiblement plaisir dans son rôle de vieux cowboy bougon, et démontre qu'il reste une valeur sur du cinéma US par sa capacité à insuffler une certaine humanité à un personnage somme toute très classique. A leurs côté, les seconds rôles sont tenus par des acteurs charismatiques qui parviennent à faire vivre des personnages finalement peu écrits : Clancy Brown (le pasteur), Sam Rockwell (le docteur), Olivia Wilde (l'atout charme), Walton Goggins (le hors la loi), Keith Carradine (le sherif) et Paul Dano (le petit merdeux) se font visiblement plaisir.

Mais au final, ce qui manque à Cowboys et Envahisseurs, c'est ce petit grain de folie qui aurait pu l'amener au delà de son simple postulat de départ. Derrière la caméra, Jon Favreau livre ainsi une réalisation dénuée de toute personnalité, se contentant de mettre en image sans grande imagination le scénario. Certes, le résultat final n'est pas catastrophique et le long-métrage s'appuie sur un rythme correctement conservé (Favreau reste un yes-man, mais qui tend tout de même à s'améliorer de film en film), mais il reste dommage qu'il se soit juste contenter de dupliquer l'ambiance de l'âge d'or des westerns sans lui apporter ce petit je-ne-sais-quoi de plus qui permette à Cowboys et Envahisseurs de transcender son histoire. En revanche, si l'aspect film d'aventures reste correctement assuré, il en va en autrement des scènes d'action qui émaillent le film, pauvres, peu trépidantes et jamais franchement mémorables.

La conclusion de à propos du Film : Cowboys et Envahisseurs [2011]

Vincent L.
65

Au final, Cowboys et Envahisseurs se pose comme un blockbuster sympathique, mais auquel il manque le petit grain de folie nécessaire pour l'amener au delà de son postulat de départ et en faire un long-métrage véritablement remarquable. Ceci dit ne boudons pas notre plaisir, le film posséde malgré cela les atouts suffisant pour être un spectacle pulp efficace, qui plus est assuré par un casting plaisant.

Que faut-il en retenir ?

  • Un spectacle pulp efficace,
  • Joue habilement avec les archétypes du western,
  • Une bonne ambiance générale,
  • Correctement rythmé
  • Un casting plaisant,
  • Techniquement soigné.

Que faut-il oublier ?

  • Globalement trop sage,
  • Un scénario qui aurait gagné à être réduit,
  • Personnages minces,
  • Dialogues très faibles,
  • Scènes d'action assez pauvres.

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