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Critique du roman : Alien: No Exit [2011], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 19 août 2011 à 17h35

Profession: exterminateur d'alien

Un craquement bruyant se fit entendre au niveau de l’emplacement où se trouvait Bjorn, et les coups de feu suivirent. A l’arrière, le tunnel était presque bloqué par les cadavres, et les créatures vivantes se frayaient un passage tant bien que mal, bien trop proches désormais. L’acide de leur sang grésillait. Kramm gagna quelques centimètres en se serrant contre Gavin, attira Jolena contre lui. L’acide lui avait brûlé les mains, et elle tremblait. Il était également en train de ronger son revolver…

Après trente années passant dans un sommeil cryogénique, le détective Adam Kramm, expert en extermination d'aliens, est réveillé par les responsables de Planetus, une compagnie spécialisée dans la terraformation des colonies. Il se voit confier une nouvelle mission: enquêter sur une série de crimes ayant secouée la petite communauté scientifique de C-3 L/M. Kramm doit déterminer si ces décès sont dus à des attaques d'aliens et, si tel est le cas, procéder à une désinfection des lieux...

Avec Alien: No Exit, l'écrivain Brian K. Evenson s'est vu confier par d'éditeur Dark Horse la tache de relancer une licence qui ne brillait pas, jusqu'alors, par la qualité de ses romans. Auteur expérimenté, à l'aise avec le roman d'horreur, l'auteur de La confrérie des mutilés nous propose ici une intrigue qui, démarrant sur les chapeaux de roues, se montre rapidement captivante. En effet, récupérant les clichés du genre pour les reformuler de manière habile, Brian K. Evenson amène un archétype de roman noir au sein d’une aventure mêlant horreur et investigation. Dotée d’une atmosphère particulièrement réussie, l’intrigue est riche en interrogations et met en scène quelques personnages marquants. Usant d'un style minimaliste, il s'attarde ainsi longuement sur Adam Kramm, personnage torturé et tiraillé par divers sentiments: culpabilité (il se sent responsable de la mort de sa famille), haine (envers la Compagnie, son ancien employeur), sens du devoir (envers Planetus, et surtout Frances, sa représentante) et insatiable curiosité (la marque du détective!). Il nous retrace le dramatique passé de ce héros au tempérament autodestructeur à travail des cauchemars qui sont autant de flashback et, à cette occasion, n'hésite pas à faire dans le gore très explicite.

Arrivé sur les lieux des crimes, Adam Kramm va faire la connaissance de Frances, employée de Planetus, mais aussi de l'un des responsables de la si détestable Compagnie: Braley. Imposé de force pour accompagner Adam Kramm dans son enquête (Planetus et la Compagnie se partagent l'exploitation de C-3 L/M), Braley est l'archétype du parfait salaud, un horrible personnage qui il va dévoiler son véritable visage au cours d'une Partie Trois absolument géniale. Pour ce qui est de l'intrigue, elle progresse par les déductions de Kramm mais aussi via des flashbacks issus de visionnages vidéo (l'une des victimes étant équipée d'un œil-caméra). Bref, cette Partie Trois est absolument fantastique, avec une révélation un peu attendue mais excellemment traitée et bien horrible. Le problème... C'est que cette révélation, qui n'amène pas toutes les réponses, se situe en milieu de roman!

A partir du moment où Kramm et ses compagnons quittent C-3 L/M, Alien: No Exit bascule purement et simplement dans le shoot'em up SF. C'est bien troussé, certes, cela ne manque pas de rythme ni de gore, mais ça patauge dans le déjà-vu et les clichés (on pense fortement au Aliens, le retour de James Cameron). Heureusement, certains d'entre eux sont assez bien exploités, comme le personnage du marine suédois, grosse brute indestructible et flegmatique qui écrase les aliens comme des chiquenaudes. Baptisé Bjorn, ce colosse forme avec son épouse (marine elle-aussi) un couple vraiment attachant et, finalement, c'est ce duo qui empêche le récit de sombrer dans la monotonie. Les autres personnages, eux, se situent plus en arrière plan et n'interviennent que lorsque l'intrigue a besoin d'eux pour progresser (comme l'androïde qui pirate le complexe et qui, ensuite, devenu inutile, est éliminé abruptement). Le plus dommageable, cependant, est la mise au placard de Braley. Dés la mi-roman, on ne parle plus du tout de lui. Au delà du fait que sa disparition prive l'histoire d'un excellent bad guy, cela laisse de nombreuses questions sur les agissements de la Compagnie en suspend (et pas des moindres) et réduit l'intrigue à une simple course-poursuite dans des couloirs et des tunnels infestés d'aliens.

La conclusion de à propos du Roman : Alien: No Exit [2011]

Nicolas L.
73

Alien: No Exit c'est une excellente première moitié, jusqu'à une partie 3 géniale, puis une deuxième qui voit une histoire rentrer dans le rang afin de coller parfaitement à la mythologie alien (et qui devient par conséquent peu surprenante et bourrée de clichés). On peut dire que Brian Evenson a réussi en grande partie à remonter une licence médiocre, mais sans atteindre un niveau d'excellence apte à faire de ce roman un indispensable. Un roman divertissant, qui va plus particulièrement intéresser les fans de l'univers imaginé par Ridley Scott et le regretté Dan O'Bannon.

Que faut-il en retenir ?

  • Une première partie captivante
  • Des personnages intéressants
  • Une ambiance fidèle à l’univers Alien
  • Une écriture efficace

Que faut-il oublier ?

  • Une deuxième partie plus convenue
  • Des interrogations non satisfaites

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