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Critique du roman : Julian [2011], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le jeudi 23 juin 2011 à 21h52

Julian le Conquérant

"J'entends ici par écrit la vie et les aventures de Julian Comstock, plus connu sous le nom de Julian l'Agnostique ou (comme son oncle) de Julian le Conquérant.
Les lecteurs à qui ce nom est familier s'attendront bien entendu à du sang et des trahisons, notamment la guerre au Labrador et les démêlées de Julian avec l'Eglise du Dominion..."


Noël 2172. Un pays s'est reconstruit sur les ruines des Etats-Unis après la grande crise du pétrole qui a frappé de plein fouet le monde entier. Un nouveau pays où l'armée et l'Eglise font loi. Deklan Comstock en est le leader depuis de nombreuses années et rien ne semble pouvoir le pousser hors de la gouvernance depuis que son frère, le plus dangereux prétendant selon son point de vue, a été écarté et jugé pour trahison.
Il reste une épine dans le pied de l'actuel dirigeant qu'il tolère pour l'instant; Julian Comstock, son neveu, est en exil dans une bourgade perdue. Deklan a d'ailleurs fort à faire ailleurs, depuis que les Mitteleuropéens, les "Hollandais", ont débarqué au Canada et sont engagés dans une guerre d'usure avec les Américains pour les ressources naturelles.
Ce récit est donc l'histoire de l'ascension fulgurante d'un jeune homme brillant...

Après la dernière publication d'un de ses vieux romans, A travers temps, les éd. Denoël (coll. Lunes d'Encre) nous replacent de nouveau dans l'actualité de Robert Charles Wilson avec la parution de Julian, alors que le dernier épisode de la série Spin, Vortex, vient tout juste de sortir outre Atlantique. Ce n'est pas par hasard que ce roman a été nominé pour les plus grands prix mondiaux de science-fiction.

Inspirée de la novella Julian: un conte de Noël, qu'on retrouve plus ou moins dans les sept premiers chapitres (qui ont été réécrits, donc relisez-les), cette histoire s'inscrit comme un roman à part dans la bibliographie de Robert Charles Wilson. Outre une thématique que l'auteur canadien a peu abordée jusqu'ici, du moins sous cette forme, la nouveauté vient du ton et du style qu'on n'a pas l'habitude de lire chez lui.

Il met en scène une Amérique du XXIIe siècle qui a survécu tant bien que mal à la raréfaction du pétrole, ce qu'il appelle la Grande Affliction, conjuguée, on l'apprend, à d'autres catastrophes. S'en est suivi une terrible période de barbarie, des temps obscurs dont a émergé une sorte d'état dans l'Amérique du Nord, dont le gouvernement est composé à la fois de l'Armée et de l'Eglise. La technologie ayant pris quatre ou cinq siècles de retard, très peu de vestiges du passé ont resisté à la guerre. Seul le Dominion, le nom de cette Eglise au pouvoir tout droit sortie du Moyen-âge et qui n'a rien à voir avec celle que nous connaissons aujourd'hui, a conservé quelques archives qu'il ne peut techniquement même plus exploiter. L'éclairage électrique, le cinéma, ne sont que des privilèges que New York, siège du pouvoir quasi dictatorial, peut encore se permettre. A un gouvernement complètement dévot doit s'opposer un être agnostique. C'est là qu'entre en scène Julian. L'agnostique, le rêveur, le philosophe, le scientifique et le réformiste neveu, s'il n'a aucun pouvoir en l'état, est une menace pour son oncle. Evidemment. Voilà pour le contexte et le point de départ.

Le thème qui oppose la science et la religion, pour faire court, n'est pas nouvelle chez l'auteur, mais c'est la première fois qu'il critique autant l'Eglise qui est, rappelons-le, située dans un contexte hypothétique. Il modère son propos grâce à son personnage central Adam Hazzard (le vrai héros du roman en fin de compte), le narrateur du récit. C'est quelqu'un d'ingénu, ayant vécu dans une espèce de cocon stérile pendant ses jeunes années, qui va découvrir le monde, la guerre et la mort. Son bon sens et sa bonté vont s'opposer à l'idéalisme et l'ambition du jeune Julian. La sagesse contre la fougue destructrice.

On vous laisse y trouver les références classiques.
Une chose est sûre, ce roman est une tragédie grecque en cinq actes. Au démarrage lent succède la poudre, le sang et l'héroïsme sur le champ de bataille. Puis l'ascension et, on l'aura deviné, la chute.
Une chose est sûre, jamais Robert Charles Wilson n'a été aussi passionnant à lire. Il ose avec succès sortir des rails dans lequel il roulait depuis quelques années. Il a bien fait. On en redemande.

La conclusion de à propos du Roman : Julian [2011]

Manu B.
85

Les habitués de Robert Charles Wilson seront (agréablement) surpris par ce roman, dans un registre dans lequel on ne l'attend habituellement pas. C'est un auteur plus vindicatif, jouant sur un deuxième degré et s'aventurant dans des thèmes plutôt originaux chez lui. Julian est l'histoire d'une ascension qu'on dévore de plus en plus vite au fil des pages. Un roman à ne pas manquer.

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