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Critique du jeu vidéo : L'Odyssée d'Abe #1 [1997], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 28 mars 2011 à 18h41

Bienvenue à Oddworld !

Attention, ce test n'est pas celui de la version originale sortie en 1997 dans le contexte de cette époque. Il s'agit d'un test de l'offre PSN du jeu, au prix de cinq euros.

La sortie de la PS3 et la mise en place de sa plateforme de téléchargement, le PlaystationNetwork, a permis aux plus grands titres de la PSOne de refaire leur apparition. Si certains jeux ne peuvent offrir qu'une séance de retro gaming à ceux ayant connu les originaux (Destruction Derby ou Medievil par exemple), d'autres sont de véritables petits bonheurs vidéoludiques que les plus courageux se doivent d’essayer. C'est bien sûr le cas de cette Oddysée d'Abe.

Ce jeu sorti en 1997 sur la première console de Sony et sur PC fut la première œuvre du studio californien Oddworld Inhabitants dont le travail, comme son nom l'indique, n'est axé que sur la production de jeux prenant place dans la licence Oddworld. Cette licence plutôt originale est dotée d'un univers riche et plutôt sombre, affichant un humour noir terriblement efficace. Le jeu prend place dans le monde d'Oddworld où l'on découvre Abe, esclave d'une grosse usine de production de viande, RuptureFarms, qui n'hésite pas à menacer des espèces entières pour remplir les estomacs de races belliqueuses comme les Glukkons et les Sligs. Respectivement les cerveaux et les muscles de l'affaire. Et c'est par hasard, en lavant les couloirs de l'usine, qu'Abe le Mudokon est témoin d’une réunion du comité de direction qui décide ni plus ni moins de faire de son espèce le prochain ingrédient de choix d'un nouveau produit. Ayant forcément peur de l'extinction de son espèce, Abe va devoir s'enfuir et trouver un moyen de sauver son peuple. Pour cela, deux objectifs : Trouver un moyen de détruire l'usine mais aussi délivrer les siens sur le chemin.


Ce qui frappe, encore plus aujourd'hui, lorsque l'on entame le jeu, c'est son assez impressionnante qualité graphique et sa direction artistique de haute volée. C'est d'autant plus frappant que nos télévisions actuelles permettent de mieux s'en rendre compte. Le jeu est agrémenté de cinématiques vraiment élégantes et bien réalisées, nous mettant au cœur de cet univers si particulier. La dégaine d'Abe est aussi étrange que fendard, à l’image de toutes les espèces du jeu. Par ailleurs, comme il s'agit d'un jeu de plates-formes en 2D, les différents tableaux le composant affiche vraiment des fonds sublimes. Cela date d'une époque où la 2D surpassait largement la 3D en terme de qualité graphique et malgré les nouvelles attentes à l'époque, le pari des développeurs est réussi. Non seulement cela devait être impressionnant en 1997 mais cela a permi au jeu de bien affronter l’épreuve du temps. Bon, c'est sûr, les personnages et autres objets en mouvement au premier plan accusent leurs âges mais cela n'est vraiment pas gênant. De toute façon, on reste émerveillé par l'aspect global du jeu et l'inventivité des développeurs. Les différentes zones du jeu ont vraiment une identité propre, bien renforcée par des environnements sales et usés devenant très vivants. Certains passages offrent par ailleurs des jeux de lumière plutôt bluffant.

En clair, Oddworld est très plaisant à découvrir pour ses aspects les plus sombres et pour son humour le plus noir. Abe ayant le pouvoir de projeter son esprit dans le corps des Sligs afin de les contrôler, il peut à loisir en tuer d'autres et même donner des coups aux Mudokons esclaves. Ce qui déclenche un petit rire vicieux une fois la possession achevée suite à la mort de l'hôte, en raison d’une action ennemie ou par implosion due au pouvoir d'Abe... Les dialogues jouent d'ailleurs aussi dans ce registre sombre avec des doublages et une ambiance sonore vraiment au poil. Les bruitages d’Abe, un héros pouvant communiquer par pets, sont excellents... C'est beau, c'est grinçant car souvent bête et méchant. Bref, une œuvre atypique et une première pierre qui plaira aux amateurs d'objets un peu en décalage par rapport à l'industrie parfois convenue des jeux vidéo. Le jeu semble d'ailleurs évoquer une industrialisation à outrance faisant mal à ceux n'étant pas aux commandes. Sûrement consciente, cette critique fonctionne plutôt bien. De même, le joueur peut aussi choisir de seulement s'enfuir et de ne délivrer aucun de ses camarades, voire même de les tuer... Selon votre comportement égoïste ou héroïque, trois fins s'offrent à vous.



Néanmoins, tout n'est pas rose pour cette découverte d'Abe en 2010 car il nécessite un vrai temps d'adaptation aux principes du jeu. Les joueurs de la nouvelle génération devront s'adapter à un gameplay très exigeant, demandant un sans-faute. En effet, Abe meurt dès qu'il est touché par un ennemi, ici pas de barre de vie ou autre aide. L'immersion est jusqu'au-boutiste, vous êtes un pauvre esclave sans défense et cela va le rester jusqu'à la fin. Pour les commandes, c'est au millimètre près ! Aucun à-peu-près et cela pendant des séquences durant plusieurs minutes. Ces minutes deviennent vite assez stressantes et douloureuses pour vos pads pouvant se retrouver balancés de rage dans un coin de la pièce. Une sorte de progression par l'échec dans des tableaux, où il faut pendre le temps de bien visualiser les possibilités qui fonctionnent comme des puzzles. En clair, votre cerveau et votre agilité des doigts vont être mis à rude épreuve. Et pour cinq euros, le jeu est un copier/coller sur PS3 avec une souplesse dans les manettes new-gen tranchant avec la rigidité sur lesquels le jeu se basait. L’adaptation aux réalités d'un jeu de plates-formes de 1997 peut donc s'avérer douloureuse. Mais pour les fans du genre, cela est une vraie aubaine. Si vous souhaitez un réel challenge procurant des sensations de fierté une fois des tableaux stressants terminés : Ce jeu est là pour vous ! De plus, il offre des idées de gameplay assez riches ; tous les boutons ont une utilité puisqu'il faut aussi communiquer avec les créatures qui nous entoure pour coopérer ou les duper. Une complexité de gameplay et une difficulté qui tiendra les hardcore gamers en haleine entre 10 et 15 heures de jeux selon si vous êtes égoïstes ou pas...

 

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : L'Odyssée d'Abe #1 [1997]

Bastien L.
80

Véritable petite pépite pour 5 euros, Oddworld : L'odyssée d'Abe reste encore aujourd'hui une réussite. Cela tient d'un univers riche bénéficiant d'une qualité graphique quasiment intemporelle. Cette plongée au cœur d'Oddworld est vraiment dépaysante et propose un challenge plus que conséquent aux joueurs exigeants. A découvrir d'urgence ! Après, les plus jeunes et les moins expérimentés pourront avoir du mal...

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