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Critique de la bande dessinée : La malediction des trente deniers, deuxième partie #20 [2010], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 3 janvier 2011 à 00h28

Vacances en mer Egée

Je l’avoue, fan de la franchise Les aventures de Blake et Mortimer, j’ai été un peu déçu par le premier opus de La malédiction des trente deniers. J’avais en effet mis tellement d’espoir dans le retour au scénario de Jean Van Hamme que j’espérais presque me voir offrir un nouvel Etrange Rendez-vous. Hélas, sans être mauvais,  avec son scénario trop classique et son manque de rythme, l’album fut loin de répondre à mes attentes.  Eternel optimiste, je mis cependant cette demi-réussite sur le compte d’une élaboration un brin chaotique, marquée par le décès soudain du dessinateur René Sterne et j’attendais beaucoup de la suite, sortie en ce mois de décembre 2010.

Si ce fut Chantal de Spiegeleer qui assura l’intérim pour finaliser le précédent opus, c’est Antoine Aubin qui prend le relais pour cette suite et fin des nouvelles aventures de Blake et Mortimer. Evidemment, le dessinateur a dû se conformer au style ligne claire faisant la marque de fabrique de la série et se forcer à oublier son coup de crayon. Une tache toujours très difficile. Au final, il s’en tire très bien, avec un trait qui apparait finalement encore plus retro que celui de René Sterne et qui évoque les dessins d’Hergé. La mise en couleur et le lettrage de Laurence Croix et Marie Aumont achève de donner le change : on se croirait vraiment lire une bande dessinée belge des années 50.  Le charme kitch est donc un aspect bien présent.

Le problème de La malédiction des trente deniers (car problème il y a) se situe dans son scénario, qui s’avère très décevant, surtout venant de l’esprit de cet artiste de grand talent qu’est Van Hamme. On se retrouve un peu devant le même phénomène que celui, cinématographique, d’Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal. A trop avoir peur de trahir l’esprit de la série, Van Hamme s’est fourvoyé dans un classicisme de redite, transformant ces nouvelles aventures en un plat réchauffé un brin  tristounet. De plus, on remarque que ce n’est pas tant le fait de remettre ce satané Olrik sur le devant de la scène qui amène le récit dans le registre du quelconque, c’est la nature même de l’intrigue, qui manque de punch, de mystère… et tout simplement de charme. Il apparait rapidement que Van Hamme, en manque de matériau original, tergiverse avec l’introduction d’évènements qui ne servent qu’à rallonger la sauce. Ainsi, les trente premières pages de ce second opus se contentent de mettre des bâtons dans les roues de nos héros sans apporter quoique ce soit à l’intrigue.

La véritable quête commence en fait à la page 45. A ce moment, le récit lorgne vers les volets 1 et 3 des aventures d’Indiana Jones. On retrouve en effet beaucoup (trop !) d’éléments qui nous rappellent les scènes finales des films de Steven Spielberg, et ce n’est pas simplement le fait d’y retrouver des nazis en quête de reliques chrétiennes. Bref, là encore, cela manque de surprise et, en étant sévère, on pourra presque crier à la fumisterie. Van Hamme va jusqu’à introduire dans son récit un personnage féminin au rôle ambigu qui n’est pas sans rappeler celui d’Alison Doody dans Indiana Jones et la dernière croisade (même si les motivations ne sont pas les mêmes). Bref, si l’histoire n’est pas absolument pas désagréable à suivre, le tout manque d’originalité et de créativité. Et on ressort déçu de cette nouvelle expérience…

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : La malediction des trente deniers, deuxième partie #20 [2010]

Nicolas L.
55

Le tome deux de La malédiction des trente deniers ne redresse pas la barre. En effet, on retrouve dans ce nouvel album les défauts du précédent, à savoir un manque de rythme et une intrigue trop classique. Pire, le final, qui manque totalement d’originalité, pourrait presque laisser croire à un pur produit d’exploitation de franchise juteuse. Ainsi, même si le travail d’Antoine Aubin ne manque pas de qualité et que l’histoire n’est jamais désagréable à suivre, on ressort assez déçu de la lecture de ces nouvelles aventures de Blake et Mortimer.

Que faut-il en retenir ?

  • Un dessin fidèle à la série
  • De lecture pas désagréable

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario sans originalité
  • Un manque de rythme

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