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Critique du film : Le monstre du marais [2009], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 9 mars 2009 à 19h02

Swamp Devil ou La mort en branche

Un soir, la jeune et jolie Melanie reçoit un coup de téléphone lui annonçant la mort de son père. Bien qu’elle n’entretenait plus de rapports avec lui depuis des années, elle décide cependant de se rendre sur les lieux, dans la petite ville du Vermont qui l’a vu naître.Arrivée sur place, elle est accueillie par Jimmy, un jeune homme qui lui avoue que son père n’est finalement pas décédé mais recherché pour meurtre…

Troisième film de David Winning que je visionne en cette première partie d’année, Swamp Devil abandonne les bestioles mutantes et agressives (genre affectionné par David Winning) pour nous présenter un scénario fantastique et horrifique évoluant dans un univers assez proche de celui de Stephen King. Cependant, si le récit se démarque ici de ce que le réalisateur nous propose habituellement, on ne manque pas de reconnaître son style : tout en mollesse et en manque de relief… sans oublier l’aspect aseptisé, histoire de toucher le plus large public possible.

Ainsi, pendant 90 minutes, principalement à cause de son manque de rythme, le script de Swamp Devil s’évertue en vain à nous faire sursauter et à nous intriguer. Il faut dire que le thème du faux coupable est avancé de manière trop grossière et que ce fameux Jimmy apparaît dés le début des évènements comme trop poli pour être honnête, ce qui, avouons-le, gâche un peu l’intérêt de l’intrigue.

On comprend donc rapidement que ce jeune du coin « que personne ne connaît » est fortement impliqué dans ces histoires de meurtres. Il ne nous reste plus qu’à remettre les choses en ordre logique, ce que l’on aura du mal à faire, même une fois le générique de fin atteint. Je ne vous en dis pas plus, vous le verrez (si vous en avez le courage) par vous-même.

Bref, en milieu de métrage, une fois les principaux éléments exposés et ce mystère à la Scoobidoo dévoilé, on retrouve la jeune Melanie qui, en compagnie de son paternel et de quelques agents des forces de l’ordre, affronte ce mystérieux monstre des marais. Un monstre qui – après avoir exterminé quelques individus imprudents – a l’air d’en vouloir particulièrement à la famille de Melanie. L'on se dit donc qu’un vieux contentieux (ce qui permettra plus tard à David Winning d’agrémenter son histoire par l’introduction de quelques flash-back) semble attiser dans le cœur du monstre le feu d’une grosse rancune, et qu’il est le déclencheur de tous ces évènements dramatiques. L'on n’a pas tort… Bon, en même temps, ce n’était pas vraiment difficile à deviner tant le déroulement du récit est prévisible.

Donc, vous l’avez compris, ce n’est certainement pas ce scénario cousu de fil blanc qui fait le principal intérêt de ce Swamp Devil . En fait, le plus intéressant dans ce film est le démon lui-même, un gigantesque monstre végétal, au très sympathique design, qui semble le fruit d’une invocation shamanique (ou de la sorcellerie) et qui ne peut quitter les limites du comté. Hé oui, aux Etats-Unis, même les démons ne rigolent pas avec les lois établies et les décisions administratives !  C’est d’ailleurs ce ridicule aspect, exploité par les héros, qui leur permettra de se « débarrasser » de la créature.

Méchant, ce monstre l’est certainement. Il est même carrément sadique. On peut dire, vu son cas, qu’il est du bois dont on fait les sales types. Ainsi, il s’amuse à écraser les pauvres humains de ses gros pieds feuillus et prend son pied (euh, sa racine ?) lorsqu’il lie Melanie entre deux arbres pour attirer son père dans un traquenard. De plus, il est doté de capacités hors du commun, une force colossale, bien sûr, mais également des bras-lianes élastiques à en faire pâlir de jalousie Reed Richards Des capacités qu’il utilise, bien entendu, pour faire de vilaines farces à tous ceux qui s’aventureraient tout seul dans la forêt. A noter que les inserts numériques sont particulièrement réussis, à un ou deux détails près… bon allez, ok, trois… ou quatre.

Au niveau de l’interprétation, si la canadienne Cindy Sampson (que l’on a déjà vu moins pudique) et Nicolas Wright offrent des performances convenables malgré quelques situations peu crédibles, on remarque surtout Bruce Dern, un auteur trop rare dans le film de genre, dans le rôle d’un vieil homme des bois grincheux. Sans en faire des tonnes (l'étroitesse du rôle ne lui permet pas), il apporte un indéniable plus au récit, rien que par sa charismatique présence.

La conclusion de à propos du Film : Le monstre du marais [2009]

Nicolas L.
40

Euh… avec David Winning, j’ai un peu l’impression de me répéter. Là encore, avec Swamp Devil, on a un pitch fun, un monstre pas trop mal foutu (le design est particulièrement sympa), des comédiens qui ne sont pas à la rue… et pourtant le film est souvent chiant. Le problème majeur est désormais bien connu : une réalisation rythmée comme une série télé des années 70 et une retenue excessive dans les effets horrifiques.

Que faut-il en retenir ?

  • Le pitch, assez sympa
  • Le design du démon des marais
  • Les inserts numériques corrects
  • Bruce Dern

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation terne
  • Aspect horrifique trop policé
  • Scénario prévisible

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