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Critique du roman : Délivre-nous du mal #2 [2007], par Lucie M.

Avis critique rédigé par Lucie M. le mardi 1 mai 2007 à 14h48

Délivrance…

J’attendais la suite de Par le Sang du Démon avec une très grande impatience étant une grande amatrice de récits vampiriques. Puis, il faut dire que j’avais été conquise par ce premier roman de Virginia Schilli révélant un univers ténébreux où avec une fougue littéraire, toute personnelle, Virginia racontait comment une jeune fille, vivant au moyen-âge, devenait l’instrument de forces obscures à travers sa quête épique pour trouver son identité. Souvenez-vous, cette jeune fille de Par le Sang du Démon devenait vampire et changeait de corps pour devenir le fils du Seigneur De Sorcele, Anders. Cette recherche d’identité était liée à l’épanouissement d’une jeune fille vers son identité de femme adulte. Une identité encore ignorée où l’on pouvait deviner quelques ressentiments face à la condition de la femme de nos jours. Une condition très subtile où les femmes hésitent entre être un objet ou une combattante contre les idées préconçues de notre société ! Nous ressentions cela dans le premier roman de Virginia Schilli mais de manière subtile ce qui ne dérangeait pas notre découverte d’un univers riche.
Cent ans se sont écoulés depuis que nous avions laissé Anders Sorcele à son triste sort. Triste sort puisque trahi par son mentor, le terrible Maynard, il devait donc affronter tout seul ses deux nouvelles conditions ; celle d’être une créature de la nuit et un homme. Mais il devait surtout surmonter les multiples trahisons et horreurs que bon nombre de son entourage lui avaient fait subir. Drôles d’aléas de la non-vie d’Anders subit avec fracas dans le tome précédent. Nous revoici donc au côté de cet être brisé par les événements antérieurs et paisiblement endormi dans son mausolée. Ses sens bientôt alertés par l’approche d’un intrus, Anders, réveillé, aura la surprise de revoir une personne de son passé auquel il ne s’attendait pas du tout, son premier amant Kethel. Néanmoins, les choses ont bien changé en cent ans et Anders sera encore confronté à bien des événements troublants !
Virginia Schilli se sert toujours avec élégance de ses influences personnelles. Dans Délivre-nous du mal nous retrouverons les restes de son ancien penchant littéraire pour Anne Rice, et ses récits vampiriques, mais simplement en début d’histoire quand Anders se réveillera de son long sommeil. Délivre-nous du mal ne sera pas véritablement un roman abordant des thèmes vampiriques basiques. Dans le premier tome, nous pouvions déjà discerner que Virginia Schilli désirait beaucoup détacher son histoire du roman vampirique de base en employant bien d’autres créatures terrifiantes comme le Manticore ou une Banshee. Eh oui ! déjà à cette époque, nous détections que l’imagination florissante de l’auteure allait s’envoler vers des horizons plus vastes. C’est ce qui se produit dans Délivre-nous du mal. Le récit s’oriente, après un début assez attendu, vers une épopée monstrueuse où nous pouvons distinguer des touches de Dark Fantasy. Les deux héros, puisque Anders ne sera plus seul, seront de véritables guerriers ténébreux emportés dans un dédale de situations féroces où ils devront combattre bien des choses épouvantables.
Je dois vous avouer que j’ai quand même été déstabilisée par la tournure des événements même si des éléments précurseurs étaient détectables dans Par le Sang du Démon. Premièrement, dans son début d’histoire l’auteure utilise un vocabulaire trop ardu comme antinomique, apocryphe, dessiccation, cinabre, etc. En soi, ce n’est presque rien puisque la langue française contient bon nombre de mots nobles et peu usités. En revanche, cela alourdit bizarrement ce début d’histoire et la fluidité du texte en sera flouée. Cet emploi pompeux, d’un vocabulaire « esthète », s’altérera heureusement en cours d’histoire et un souffle rythmé viendra accompagner notre lecture. Un souffle salvateur puisque même si la culture de l’auteure n’est jamais mise de côté, cette utilisation fait un peu trop démonstration d’érudition. Toutefois, nous saurons enfin ce qui sait véritablement passer puisque Virginia Schilli saura révéler avec subtilité, à travers le récit de Kethel, les mystères qui flottaient dans le premier opus et par ce fait réintroduira son histoire avec efficacité, nous rafraîchissant la mémoire.
Je reconnais que Délivre-nous du mal correspond mieux à la tournure littéraire que souhaite prendre l’auteure. Nous sentons qu’elle désire se désolidariser de l’empreinte « Anne Rice » que beaucoup lui avait prêtée, et j’en fais parti, à la sortie de son premier roman. Seulement, cette suite que j’attendais avec impatience m'a un peu destabilisé puisque l'on sent que Virginia Schilli écrit cette suite plus pour elle-même que pour son lectorat. Pourtant, le talent littéraire de l’auteure est là, bien présent, et nous sentons que nous n’avons pas encore terminé de lire des histoires à l’univers ténébreux si florissant. Néanmoins, la différence entre l’ambiance de Par le Sang du Démon et Délivre-nous du mal nous apparaît bien trop éloigné et ce roman semble être une clôture très violente d’un monde passé que l’auteure désire fuir pour entamer une toute nouvelle représentation de son univers littéraire.

La conclusion de à propos du Roman : Délivre-nous du mal #2 [2007]

Lucie M.
75

Nous pouvons aborder, Délivre-nous du Mal, de deux manières différentes. Premièrement, nous sommes satisfaits, attendu que des faits, restés inavoués dans le précédent tome, nous seront révélés. Puis nous sommes ravis de retrouver la prose de Virginia Schilli même si par moment un vocabulaire trop ampoulé vient alourdir notre lecture. Et deuxièmement, nous aborderons cette lecture comme l’essor d’une auteure vers d’autres horizons littéraires. Une sorte d’abnégation de son passé et d’un tout nouveau départ. Cela pourra malheureusement décevoir les fans du premier roman même si nous nous doutions déjà à cette époque que Virginia Schilli serait une auteure bien surprenante. Par le sang du démon était un roman de changement et de quête d’identité et Délivre-nous du Mal sera l’écrit de la délivrance et l’envol d’une auteure vers un horizon littéraire plus affirmé.

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