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Critique du film : Massacre à la tronçonneuse : Au commencement #2 [2007], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 26 janvier 2007 à 11h52

Freaky Family is born !!

Suite à un violent accident de voiture, un groupe de jeunes gens est capturé par une famille de maniaques cannibales qui leurs font subir les pires supplices avant de les dévorer.
Après un remake très policé réalisé en 2003 qui, malgré quelques bonnes surprises, avait quand même un peu déçu les fans, la New Line propose en ce début 2007 une préquelle mettant en scène les premières exactions de la famille Hewitt. Un exercice difficile (d’autant plus casse-gueule qu’il va bien falloir trouver une explication logique au pétage de plombs de cette bande de malades) confié à un réalisateur peu expérimenté : Jonathan Liebesman. J’étais donc très curieux de voir de quelle manière ce jeune cinéaste, déjà auteur du (très moyen) Nuits de Terreur, allait relever le défi. Et, perfide comme je suis, j’anticipais avec un sourire narquois le vautrage total.

Charlie, un flic aux méthodes peu orthodoxes

Si l’on regarde un tant soit peu en arrière, on se rend facilement compte que le film originel de Tobe Hooper tirait son efficacité, non pas de son maigre aspect démonstratif (il y a en effet très peu d’effets gore dans Massacre à la Tronçonneuse), mais par son extravagante exposition sociale, avec un tableau critique sur la déchéance de la dignité humaine. Véritable exercice métaphorique sur la boucherie sadique de la guerre du Vietnam et sur l’écroulement des valeurs humanistes de la société américaine qui s’entredéchirait alors sur le sujet, Massacre à la Tronçonneuse reste un surprenant pamphlet socio-politique, à la manière du Freaks de Tod Browning. Un effrayant tableau vivant que l’on pourrait à nouveau considérer d’actualité avec la guerre en Irak.
Trente ans plus tard, l’opportuniste Jonathan Liebesman décide de récupérer le même brouet critique (les références à la guerre du Vietnam sont omniprésentes, ainsi qu’un fond de drame social, avec la disparition d’une communauté rurale) tout en étant nettement plus explicite dans les effets horrifiques. Car Au Commencement… est un véritable film gore. Mais un film gore de luxe, sacrément bien chiadé. Le cinéaste, on ne peut le nier, est très habile avec une caméra et très subtil dans ses choix artistiques. Car, bien que le film possède de nombreux points communs avec d’autres œuvres ‘’références’’, on est loin des artifices d’un Saw ou des effets artistiques d’un Seven. Le fait est que Liebesman, très inspiré sur le coup, introduit avec suffisamment de retenu toutes ces techniques de montage et de cadrage pour que son œuvre ne sombre pas dans la redite ou l’excès d’effets de style. Au final, il en ressort le même aspect réaliste qui m’avait tant séduit dans le remake de La Colline a des Yeux
La famille Hewitt, des gens bien paisibles... à condition de ne pas regarder sous les tables

Et la même efficacité. Car Au Commencement… est à déconseiller aux âmes sensibles. Jonathan Liebesman n’a peur de rien, il montre tout. On a donc droit à un véritable festival d’éventration, d’écorchage, d’écrabouillage, le tout sans aucune retenue, avec énormément de violence, de sadisme et de spontanéité. Une débauche d’effets horrifiques qui viennent principalement de l’attitude hallucinée du véritable freak de la famille : le ‘’shérif’’ Hoyt, un dément toujours incarné par ce bon vieux cabotin de R. Lee Emey. En effet, plus que le futur Leatherface (qui n’est finalement qu’un animal domestique mais qui, sur le dénouement, prendra toutefois le relais, tronçonneuse en mains, histoire d’entretenir le mythe), le chef de famille est le centre névralgique du film et c’est ce personnage imprévisible (il faut voir de qu’elle manière désinvolte il ampute les deux jambes du frangin, juste pour le ‘’mettre à niveau’’, j’en ris encore…) qui donne au métrage son ton hystérique et démentiel, mais aussi humoristique.
Bien évidemment, le scénario s’attarde également à déterminer les circonstances qui ont entraînés les Hewitt sur le chemin du meurtre et de l’anthropophagie. Et c’est en se penchant sur le sujet que l’on aborde les points faibles du film. Car, même si le script nous réserve de bonnes surprises (comme la reconstitution du premier repas et le conception du premier masque de Leatherface en plan subjectif ; terrible, comme dirait mon ami Han Maximus…), il ne manque pas de faiblesses. L’un des plus flagrant est l’élément déclencheur de cette série de violence, à savoir le premier meurtre au marteau (excellemment bien filmé), qui s’ensuit de soudains actes de barbarie qui ne peuvent être accomplis, selon toute logique, que par des êtres dégénérés. Hors, il semblerait qu’avant ces faits, la famille Hewitt, même si elle devait sûrement apparaître comme ‘’bizarre’’ se voyait accorder la confiance de la population locale (il n’y a qu’à voir avec quel manque de prudence le vrai shérif prend contact avec ce fou de Hoyt !). Un défaut narratif qui a pu être évité dans La Colline a des Yeux, par exemple, du fait de l’isolement des tueurs, et qui plombe un peu l’argumentation sociale de Massacre…
Un intrus séchement réprimandé

Le second élément déplaisant est cette bonne cargaison de viande fraîche que sont les victimes. Quatre jeunes gens (en fait six, mais bon…), aussi superficiels que mignons (il faut voir la belle pétasse blonde aux gros nichons…), que l’on sait déjà condamnés (puisque c’est une préquelle et qu’aucun ne doit en réchapper), et qui manquent singulièrement de relief. De plus, malheureusement, et bien que l’idée de donner le rôle de ‘’survivant’’ principal à une femme est fort louable, il est regrettable que la jolie Jordana Brewster (doté d’un sympathique pantalon taille basse qui met régulièrement sa raie des fesses en évidence) reprenne presque intégralement le rôle qui incombait à Jessica Biel dans la version 2003. Un manque d’enjeu qui met complètement à plat tout suspens (le traitement est extrêmement linéaire) et prive le spectateur de tout sentiment de compassion envers des personnages si transparents.
Naissance d'un mythe

La conclusion de à propos du Film : Massacre à la tronçonneuse : Au commencement #2 [2007]

Nicolas L.
70

Pour résumer, je dirais que, malgré quelques défauts narratifs qui ont retenu mon attention, je trouve que Au commencement… est le meilleur Massacre proposé depuis le premier volet. Grâce à un indéniable talent, Jonathan Liebesman réussit en effet à empêcher son film de finir dans le triste domaine des slashers survivals mainstream. Il ne tire pas cette réussite que de la violence graphique qu’il ose afficher (malgré que cela soit très efficace), mais aussi par une excellente habilité à marier les techniques modernes pour obtenir un résultat personnel. Une bonne surprise qui entraîne un bon film.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation sans faille
  • Du gore, du gore, du gore
  • Un total respect du mythe
  • Un background respecté.

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario linéaire et forcément prévisible
  • Des lacunes narratives
  • Des victimes toujours aussi idéales.

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