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Critique du film : La Malédiction du Black Pearl #1 [2003], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 10 mars 2006 à 08h58

Hissez Haut !

Dépossédé de son navire, le célèbre Black Pearl, le pirate Jack Sparrow s’allie avec le forgeron Will Turner, dont la ''fiancée'', la fille d’un gouverneur, a été enlevée par le capitaine renégat Barbossa. Tous les deux devront alors affronter l’équipage maudit du Black Pearl, en prenant bien garde de ne pas être appréhendé par les autorités britanniques...
On connaissait le phénomène des adaptations cinématographiques de romans, de bandes dessinées ou de jeu vidéo, voici venu avec ce Pirate des Caraïbes, celui de l’adaptation des attractions de foire !.. Pirates des Caraïbes étant en effet l’une des principales attractions spectaculaires des parcs à thèmes Disney. Je ne sais pas pour vous, mais moi, cela ne m’a pas vraiment mis en confiance. Lorsque, de plus, j’ai appris que ce projet était mis en chantier par Jerry ‘’badaboum’’ Bruckheimer et que la réalisation était confiée au peu génial Gore Verbinski, je me suis dit, en mesquin petit chroniqueur que je suis : chouette, cela me fera un nanar à massacrer.
Puis j’ai vu Pirate des Caraïbes. Pour le coup, je me suis trouvé bien con. Con mais content, car à la vision de ce film, j’ai pris vraiment mon pied, et je peux pourtant vous affirmer que je ne l’ai pas du tout marin.
Tout d’abord, contrairement au médiocre et très prétentieux Ile au Pirates, de Renny Bourrin,euh..Harlin, j’ai eu le plaisir de voir que Gore Verbinski (un prénom complètement injustifié et trompeur) a choisi de placer le style narratif sur le terrain qu’il maîtrise le mieux : la comédie légère. Et à ce niveau, le scénario est une perle (noire ?) du genre. Que cela soit dans le registre de la comédie de situation, emplie de petits gags très sympas, ou dans les dialogues, qui sont très légers mais jamais complètement débiles (contrairement aux miens donc) lorsqu’ils se hasardent sur les sentiers de l’humour (c’est hélas beaucoup moins le cas lorsqu’ils sont sérieux).
On a ainsi un traitement qui s’oriente à la fois vers le film d’action dans le pur style ‘’aventures du grand large’’ des années quarante (les hommages à Errol Flynn et Burt Lancaster sont nombreux) avec ces magnifiques prises de vue en cinémascope que chérissait Michael Curtiz (on s’aperçoit à l’occasion que Jerry Bruckheimer et Gore Verbinski ont une sacrée culture dans le registre des techniques propres au cinéma d’action spectaculaire) et ces plans guerriers majestueux qui sont largement aussi bien maîtrisés que ceux de Captain Blood ou de l’Aigle des Mers, mais en y adjoignant un esprit potache très nineties, à la façon de La Momie, par exemple. Cela ne donne pas quelque chose qui vole très haut au niveau construction scénaristique ou profondeur psychologique, mais on ne peut nier que le cocktail action-humour est parfaitement réussi et que le tout est très divertissant sans être complètement stupide.
N’oublions pas la bande originale de Klaus Badelt, véritablement inspiré sur ce coup, qui nous replonge encore plus dans les films d’aventures produits par les Majors Studios des années d’après guerre. Un véritable délice, de la veine que son score de Ned Kelly.
Gore Verbinski, il l’a lui-même déclaré, a eu également la bonne idée de laisser à Johnny Depp le soin de développer personnellement son personnage. Le résultat est un Jack Sparrow extraordinairement original, amusant, poétique et parfois même un peu inquiétant, un aspect qui fait ressortir toute l’ambiguïté du comédien. Avec lui, on ne sait jamais si c’est du lard ou du cochon. Ce capitaine excentrique nous fait bien rire parfois, mais on ne parvient réellement jamais à lui accorder notre confiance. Cette superbe performance porte un peu ombrage au véritable héros du film, le chevalier au grand cœur ; Will Trenton. Interprété par un Orlando Bloom pourtant assez à l’aise, le forgeron aventureux voit son aura obscurcie par celle de Sparrow. Une tache ingrate, d’autant plus que le personnage du vilain est très bien mise en valeur par le scénario et excellemment portée à l’écran par ce talentueux acteur qu’est Geoffrey Rush. Dans le rôle de Barbossa, il parvient en effet à restituer un genre assez inédit : la répugnance élégante, un mélange très étrange au goût de beurk-miam (je dis n’importe quoi !)
Du coté des déceptions, je commencerais par dire que je regrette le peu d’importance qu’il a été donné au rôle de Keira Knightley (la Guenièvre du Roi Arthur, une purge de Antoine Fuqua, si, si) .Même si elle n’apparaît pas comme la potiche de service, elle n’est là que pour faire alibi, et intervient finalement peu dans le déroulement des évènements. Ne servant que de récompense, d’objet de quête, ou de souffre-douleur en fonction des impératifs scénaristiques, la comédienne voit ses lignes de dialogue réduites à une peau de chagrin. Moins gênant mais un peu ‘’too much’’, l’interprétation de Jonathan Pryce qui confond vraiment trop l’attitude de dandy et celle de débile mental, il s’agit d’un gouverneur tout de même ! A ces défauts, on peut rajouter, à mon avis, une fin vraiment trop disneyenne qui aurait mieux fallu travailler un peu plus.

La conclusion de à propos du Film : La Malédiction du Black Pearl #1 [2003]

Nicolas L.
78

Pirates de Caraïbes m’a vraiment surpris, moi qui avait à son encontre de malheureux préjugés. Même si ce n’est pas le film d’aventure du siècle, il tire parfaitement son épingle du jeu grâce à une mise en scène et une réalisation efficace, un humour bon enfant et pas trop niais, et une interprétation de qualité. Un excellent divertissement sans prétentions autre que celle de nous dépayser.

Que faut-il en retenir ?

  • Mise en scène et réalisation efficace
  • Excellente bande originale
  • Un Johnny Depp déchaîné
  • Bon mélange humour-action.

Que faut-il oublier ?

  • Rôle féminin un peu négligé
  • Ben, ça vole pas haut quand même…
  • Quelle fin niaise !

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