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Critique du film : La Fontaine de Jouvence #4 [2011], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 18 mai 2011 à 06h54

Jack Sparrow et la quête de la vie éternelle

Gros succès populaire, et par conséquence financier, la saga « Pirates des Caraïbes » ne pouvait pas s'arrêter à une trilogie. Jack Sparrow va donc partir cette fois sur les traces de la fontaine de jouvence et croiser sur son chemin la ravissante Angelica mais également le légendaire Barbe-Noire.


Gore Verbinski ayant préféré le lézard de Rango plutôt que s'enfermer dans une franchise (on le comprend), la direction de ce nouvel opus des aventures de Jack Sparrow a été confiée au réalisateur Rob Marshall. Si ce dernier avait retenu notre attention avec son sympathique Chicago, sa mise en scène assez « propre, mais fade » de Mémoires d'une geisha et le ratage de Nine n'en faisait pas forcément le candidat le plus apte à nous dépayser et nous transporter dans un monde de pirates. À l'issue, on peut dire que Rob Marshall ne nous surprend pas, mais ne déçoit pas, et il y a plusieurs choses à dire au niveau de sa mise en scène, en bien comme en mal.

 

Pirates des Caraïbes 4

Tout d'abord, il est difficile de ne pas préciser que le film a été tourné en Digital 3D avec les caméras numériques RED. Pas de conversion bâclée ici, mais de la « vraie » 3D, telle que Cameron en fait la promotion. Sauf qu'une fois de plus l'expérience Avatar se montre absente. En effet, Rob Marshall utilise bien trop de cadrages serrés et ne prend pas assez de recul pour apporter de la profondeur de champ. Même si quelques passages semblent étudiés pour faire jaillir un sabre ou une main de l'écran, cela ressemble plus à du simple gimmick qu’à une utilisation intelligente de ce procédé. Il en résulte que si on n'a pas mal aux yeux, la 3D ne se montre pas vraiment nécessaire. Dommage, car ce genre d'aventure s’y prêtait pleinement.

Toujours en épousant le même ordre d’idées, l’omniprésence de cadres serrés nous empêche de profiter pleinement des décors que l'on imagine, grâce à quelques plans d'ensemble, magnifiques. Toutefois, Rob Marshall - à moins que cela ne soit son réalisateur de seconde équipe - parsème son film de quelques fulgurances, comme la scène de l'attaque (tant attendue) des sirènes ou un final qui empreinte quelque peu à d'Indiana Jones. Tous les amoureux d'aventures, de pirateries et de légendes, seront donc enthousiasmés par ces séquences… tout en se demandant s'il n'y avait pas deux hommes différents aux commandes du même navire tant le manque d'ambition alterne avec des scènes de toute autre ampleur. À moins que le problème se situe plus simplement au niveau de l'écriture.

Pirates des Caraïbes 4 - image 2

Si une fois de plus ce quatrième « Pirates des Caraïbes » puise ses sources dans les légendes et se montre bien touffu (peut-être même trop), l'ensemble est parsemé de séquences purement inutiles qui desservent la trame principale. Ainsi, il est aisé de penser que le film aurait grandement gagné en rythme et en clarté s'il avait été coupé d'une bonne vingtaine, voire une trentaine, de minutes. Par moment, l’on a même la sensation que les scénaristes (Ted Elliot et Terry Rossio) se sont imposés des séquences clins d'oeil qui desservent plus l’intrigue qu’autre chose. De plus, on reprochera aussi à ces derniers d'avoir rendu le personnage de Barbe-Noire bien moins imposant qu'il l'aurait dû l'être. Est-ce le côté grand public qui l'imposait ? Certainement, mais l'amener à être un peu plus antipathique et redoutable n'aurait pas généré un film pour autant plus violent. On ne tremble donc guère pour Jack Sparrow, qui semble à tous les instants avoir la maîtrise de la situation, hormis peut-être lorsqu'il donne la réplique à Angelica, véritable attrait de cet opus. On peut donc comprendre que Rob Marshall se soit intéressé à certaines scènes plus que d'autres.


Malgré tout, il faut reconnaître que les films d'aventures, de dépaysement, ne sont pas encore assez fréquents pour que l'on ne se réjouisse pas de pouvoir vivre deux heures autour de cet univers, surtout que les personnages se montrent attachants - grâce à un casting qui semble s'amuser. À noter qu'après le générique vous aurez le droit à une petite séquence.

La conclusion de à propos du Film : La Fontaine de Jouvence #4 [2011]

Richard B.
50

Si ce nouveau pirates des Caraïbes offre sa dose de dépaysement et son lot d'aventures, le film de Rob Marshall possède un certain nombre de scènes inutiles qui auraient très bien pu ne pas passer l’étape de la table de montage. Pas désagréable à regarder (il comporte même de belles fulgurances), cette fontaine de jouvence aurait tout de même mérité un peu plus d'ambition et de temps pour être mûri, car il lui manque tout de même un petit côté épique pour nous satisfaire pleinement.

Que faut-il en retenir ?

  • Une séquence avec les sirènes, particulièrement impressionnante,
  • Le plaisir de retrouver des pirates et l'aventure marine,
  • Penelope Cruz apporte un charme hispanique indéniable.

Que faut-il oublier ?

  • 30 minutes de coupes n'auraient pas été de trop,
  • une 3D assez décevante,
  • une réalisation globalement minimaliste.

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