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Critique du téléfilm : Transmutations [1985], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 18 novembre 2005 à 08h22

Clive Barker dans l’Underworld de Charles Band.

Une jeune et jolie prostituée est enlevée au sein d’un bordel de luxe par un gang de ravisseurs dont les membres portent les stigmates de maladie ou de mutation. Commandité par un ancien employeur, Motherskille se rend sur les lieux afin d’enquêter sur le kidnapping de cette femme dont il fut jadis l’amant. Ces premières investigations le mènent au professeur Savary, un scientifique qui fournit une étrange drogue, le Rêve Blanc, aux locataires de la maison close.
Transmutations est une production du déjanté Charles Band, sorte de transposition fauchée de Roger Corman dans les années 90. Ceci entraîne que le film bénéficie à la fois de tous les défauts et les qualités des films sortis de ses compagnies de production, de Empire à Full Moon. A savoir une véritable liberté d’expression artistique mais aussi un budget réduit en peau de chagrin, avec des délais de tournage étriqués. En vingt ans de cinéma, le dynamique américain, fils d’un célèbre réalisateur de série B des années 50 – Albert Band – nous a offert de véritables perles du bis – Re-animator, From Beyond, Puppets Master, par exemple – mais aussi de grosses bouses proches de la série Z – surtout ces dernières années. Qu’en est il exactement de ce Transmutations réalisé en 1985 ?
Le scénario s’appuie sur de nombreuses sources d’inspiration ; les plus flagrantes sont l’Ile du Dr Moreau – les manipulations génétiques par moyen chimique et la transformation de certains spécimens en bêtes fauves - et surtout le Cabal de Clive Barker, qui a ‘’participé’’ au scénario, avec ce monde souterrain dans lequel se réfugient les gentils mutants pour fuir la haine des humains. A partir de ces ingrédients, le cinéaste roumain George Pavlou construit sa recette en y ajoutant une jeune fille – la prostituée – immunisée aux effets physiques du produit mais y gagnant des capacités psychiques puissantes, elle devient alors pour le groupe de parias une forme de messie, à la fois espoir de guérison mais aussi leader philosophique, un Kwisatz Haderach en quelque sorte !
Ne trouvant probablement pas la sauce assez épicée, le réalisateur y rajoute les exactions de la mafia, qui veulent détruire les mutants et prendre le contrôle de la distribution de la drogue, et qui utilisent Motherskille à ses dépends afin de remonter la filière de Savary. Faisant ensuite fi des incohérences narratives, il mélange avec vigueur le tout et nous le sert sur un plateau. Le plat est loin d’être raffiné mais on ne peut pas dire qu’il n’est pas ni copieux ni goûteux. Pour rester dans le comparatif gastronomique ; on lorgne plus du coté de la grosse bouffe campagnarde que de celui de Bocuse.
Qu’importe, le but de Pavlou, offrir en un minimum de temps un produit de commande à la fois économique et efficace est réussi dans le sens ou le spectateur s’ennuie rarement à la vision de ce Transmutations. Le raison principale est que, malgré de rachitiques budgets, la Full Moon – du moins à ses débuts, cela est moins vrai aujourd’hui – reste très professionnelle dans la construction de ses films. En effet, contrairement à l’excentrique Troma par exemple, Band s’entoure toujours de techniciens et de comédiens consciencieux et dégourdis, en général de jeunes diplômés prometteurs. On filme en studio, avec du matériel 35mm ou DV de qualité, et on demande aux acteurs de gros efforts pour enchaîner de manière crédible des tonnes de dialogue en un minimum de temps.
Transmutations, fidèle à cette tradition, n’échappe pas à la règle ; la photographie est soignée, les comédiens convaincants – on y voit même Ingrid Pitt en mère maquerelle - à défaut d’être géniaux, la bande musicale sophistiquée – et surprenante ! - et les effets pyrotechniques lors du gunfight final sont réussis. Mais on sent souvent que l’équipe technique – avec des maquillages spéciaux, surtout sur les personnages secondaires, réduits au strict minimum – a manqué de moyens et que Pavlou n’a pas eu assez de temps pour organiser son script qui reste très brouillon. Il aurait sûrement gagné à être retravaillé, notamment au niveau des relations entre Savary et les Mutants – dont l’origine reste très vague - qui vénèrent et détestent à la fois leur ‘’créateur’’.

La conclusion de à propos du Téléfilm : Transmutations [1985]

Nicolas L.
55

Transmutations est une pure série B. Un film des années 80 dans la forme, mais très ‘’années 50’’ dans l’esprit, avec une grande richesse scénaristique désordonnée mais sympathique, et une réalisation posée et professionnelle digne du pur produit direct-to-video qu’il se trouve finalement être. Œuvre sans grande autre prétention que de vous distraire, elle remplit parfaitement cet objectif afin de disparaître rapidement de votre mémoire.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation et photographie soignée.
  • Bande musicale originale.
  • Interprétation correcte.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario fourni mais mal organisé.
  • Certains maquillages, très basiques.

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