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Critique de la bande dessinée : Racines Electriques #1 [2005], par Lucie M.

Avis critique rédigé par Lucie M. le dimanche 30 octobre 2005 à 20h50

Le monde de Nesmo...

Une mégalopole aux allures rétro. Une arrivée remarquée d’un géant silencieux, venant de la campagne, complètement ébahi devant les nouveautés que lui propose cette ville. De mystérieuses victimes, sauvagement assassinées, retrouvées juste après avoir croisé le géant ???!!!! Tant d’énigmes ne laissent pas indifférent le commissaire Edouard Mornières qui se démènera pour découvrir l’assassin, cela malgré ses problèmes familiaux…et son caractère servile !!
Racines électriques est le premier tome de la série ; annonciatrice d’horreur à l’ambiance Steampunk qu’est Ronces. Nous retrouvons donc, Jean-David Morvan au scénario qu’on ne présente plus et le peu connu Nesmo au dessin. Un dessinateur, originaire d’Allemagne, très prometteur. Prometteur dans sa capacité à avoir son propre style même si il débute.


Quand nous ouvrons Racines électriques et, cela dès la première page, notre regard est captivé par le trait de crayon de Nesmo ; les couleurs, aux tons profonds, rajoutent à cette accroche quasi instinctive. Entrecoupée par très peu de bulles narratives, on se laisse porter par nos yeux. Nous ressentons visuellement cette bande dessinée et nous en sommes ravis. Les différentes planches, riches en détails, se suivent avec perfection et même si il y figure très peu de textes, comme je le mentionnais plus haut, ce n’est pas réellement important pour comprendre et percevoir l’action du récit. L’univers particulièrement noir de Racines électriques se décèle grâce à sa grande ville, aux allures rétro, qui étouffe parmi ses immenses bulldozers/immeubles toujours en mouvement (et nous fait penser à la ville mouvante de Dark City d’Alex Proyas), avec ses jets de vapeurs presque palpables toujours présents et les visages tristes de ses habitants. Des visages très réalistes et aux expressions douloureuses. Une ambiance crue et sans concession que nous livre Nesmo et qui nous opprime quand on en arrive aux scènes où les cadavres putréfiés se découvrent. Mais tout cela exécuté avec finesse et beauté. Beauté, certainement morbide, mais fascinante.

Néanmoins n’oublions pas le scénario de Jean-David Morvan, et même si il passe en second plan à cause du dessin très subjectif de Nesmo, il est réellement présent. Ce début d’histoire, très horrifique et très rude, nous laisse un arrière goût de souillure. Bien sûr nous n’avons aucun mal à nous investir dans notre lecture. Ce qui y fait beaucoup c’est le mystère qui plane sur la venue de ce géant, au regard mystique et halluciné, dans cette morne cité. Pourquoi quitter sa campagne, si chaude et ensoleillée, pour venir s’enterrer dans une grande ville polluée, obscure et automatisée ? Puis on en vient à l’intervention du commissaire Edouard Mornières avec son début d’enquête suite aux crimes affreux. L’introduction de ce personnage nous plonge dans les tréfonds de la cité en spectateur déconfît devant la servilité de ce dernier face à sa famille et à ses collègues. On a même envie de lui crier dessus et de lui dire : « Oh !! Tu es trop gentil ou désespéré. Mais ça suffit, réveille toi et réagis !! ». Ce personnage a l’allure ridicule nous émeut car il sait très bien ce que tout le monde pense de lui et on le perçoit quand il s’emploie à faire le clown, triste, devant la glace de son armoire ou, de même, à son ton si condescendant quand il s’adresse à d’autres personnes.

Le tandem Morvan et Nesmo fonctionne très bien. L'un apporte son savoir faire et le second son coup de crayon très expressif. Un amalgame sulfureux qui nous laisse à penser que, nous êtres humains, nous sommes bien peu de chose face à la technologie ambiante qui commence à prendre trop de place dans notre vie courante ; prête à nous étouffer et nous faire réagir comme des robots. La série Ronces, annoncée comme une série qui désire mettre en valeur l’opposition de la nature et des villes, penche subtilement vers le mythe des Ents (créatures issues de l’imaginaire de Tolkien). Les Ents sont de grands arbres vivants et parlants qui font office d’esprit des forêts. Toutefois je vous laisse découvrir par vous-même ce début de Ronces avec son premier tome : Racines électriques.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Racines Electriques #1 [2005]

Lucie M.
80

Premier album de la série Ronces, Racines électriques nous introduit dans un univers très égnimatique et très cru. Grâce au dessin de Nesmo, nous sommes entraînés dans une ambiance sordide possédant une étrange beauté qu’on ne se lasse pas d’admirer. Le scénario de Jean-David Morvan, qui est malgré tout un peu remisé au second plan à cause du dessin de Nesmo, ne nous laisse pas indifférent et c’est avec convoitise que l’on suit le déroulement du récit. Un déroulement et une fin, de ce premier tome, qui nous laisse pantois devant l’allure, au caractère mystique, qui se profile en vue des tomes suivants.

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