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Critique du jeu vidéo : Datura [2012], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 25 septembre 2022 à 09h00

Overdose indépendante

Testé à la manette.

Depuis ses débuts, le jeu vidéo nous propose régulièrement de véritables Objets Vidéoludiques Non Identifiés (OVNI) c'est à dire des titres voulant sortir des sentiers battus et nous offrir une expérience de jeu différente. Quitte à perdre les joueurs en route à l'image de Datura.

La génération de consoles représentée par la Xbox 360, la Wii et la PS3 a permis la démocratisation de la scène indépendante qui a pu inonder de ses productions les plates-formes de téléchargement. Une scène indépendante voulant aller à contre-courant des blockbusters en proposant notamment des délires rétros ou alors des expériences vraiment singulières à travers une autre approche du média vidéoludique. Évidemment les grands éditeurs et les constructeurs ne sont pas passés à côté du phénomène et ont commencé à soutenir ce genre de productions rendant plus confuse la définition de jeu indépendant qui s'écarte ici d'un modèle économique pour plus représenter une production modeste et des intentions différentes. Sony s'est évidemment engouffré dans la brèche afin de remplir son Playstation Store de projets plus modestes/différentes notamment en travaillant avec le studio américain thatgamecompany (Flower, Journey...) ou encore les Polonais de Plastic qui avaient d'abord proposé une démo technique, Linger in Shadows, fin 2008 avant de développer une expérience plus interactive avec Datura en 2012. Une œuvre pensée pour le PS Move, l'accessoire motion gaming de Sony mais pouvant tout aussi bien se jouer à la manette.

Le jeu commence alors que vous incarnez un homme transporté dans une ambulance et faisant un arrêt cardiaque. La docteure à nos côtés tente de nous ranimer mais notre esprit s'envole vers un autre lieu. Une espèce de forêt où on déambule en essayant de progresser tout en vivant des séquences. De notre passé ? Symboliques ? Ni l'une ni l'autre ? On en sait rien et finalement on s'en moque un peu tant le jeu ne réussit jamais à nous passionner ni même à nous intéresser. On progresse en résolvant de simples énigmes pour ensuite découvrir des scènes où l'on doit parfois faire un choix comme tenter de sauver une personne ou récupérer un objet de valeur... On imagine que le jeu tente de mettre en scène le purgatoire dans des environnements mélangeant souvenirs de la vie du héros et cette foret inquiétante où pousse notamment de la datura, une plante aux propriétés hallucinogènes très dangereuses. Ceci expliquant peut-être cela... On se retrouve avec un jeu très court (1h30 environ) contre 8 euros et qui nous laisse un peu sur le pas de la porte car on a vraiment du mal à comprendre ce qu'on vient de voir. Mais pas dans le bon sens. Le sentiment de juste assister au délire de quelqu'un d'autre devant lequel on est hermétique. Si les environnements sont plutôt jolis, le jeu est tout juste correct techniquement et dispose au moins de bonnes musiques pour rendre son univers un tantinet attractif.

Côté gameplay, on est pas vraiment à la fête. On est proche du walking simulator (surtout dans la deuxième partie du jeu). Il faut ainsi déambuler dans cette foret afin de s'approcher des points d'intérêt et de déclencher le fait de contrôler une main (détachée du corps) avec laquelle il faut réaliser les actions attendues. On récupère parfois un objet qui nous sera utilise dans un autre point d'intérêt du niveau. Malhreusement ces actions reposent sur les propriétés gyroscopiques de la Sixaxis (le nom de la manette PS3 si vous l'aviez oublié...) pour des séquences vraiment peu convaincantes où il faudra user des gâchettes ou la tourner dans le bon sens. Bref, rien de bien intéressant et surtout cela se ressent comme étant un peu forcé. Le studio Plastic a peut-être dû rajouter cette couche de gameplay au PS Move à la demande de l'éditeur Sony ou bien étaient-ils réellement convaincus que cela renforçait l'expérience de jeu ? Au final on a l'impression de se retrouver devant un jeu indépendant (dans l'esprit) qui essaye par tous les moyens de forcer ce statut avec une histoire volontairement cryptique, une ambiance éthérée et onirique comme un gameplay se voulant différent. Les mauvaises langues pourront dire qu'on est à la limite de la parodie involontaire de la scène indépendante à la limite du nanar d'auteur vidéoludique. Ils n'auront peut-être pas tort.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Datura [2012]

Auteur Bastien L.
30

Datura est une œuvre réellement à part. Peut-être un peu trop. A travers sa courte durée de vie, on arrive jamais à se passionner pour son histoire qui se refuse à nous et son ambiance n'est jamais convaincante. Le gameplay quant à lui nous laisse de marbre. Il y a néanmoins une direction artistique intéressante et cette volonté de proposer autre chose...

On a aimé

  • Artistiquement joli
  • Une approche différente du jeu vidéo
  • Finalement, c'est pas un mal que le jeu soit aussi court...

On a moins bien aimé

  • Trop abscon
  • Gameplay raté
  • Trop court

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