Warning 75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°3 : Un peu de fantasy ! Désactivez votre Adblock pour notre domaine et nous revivrons comme par magie !
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du film d'animation : Les 101 Dalmatiens #1 [1961], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 21 juillet 2021 à 09h00

404 Pattes

Critique de la version française.

Disney et le monde animalier est une histoire d'amour qui dure quasiment depuis un siècle poussant la firme aux grandes oreilles à faire des animaux les protagonistes principaux de nombreux longs-métrages. Des animaux partout avec des nombres incalculables ou très précis comme avec Les 101 Dalmatiens.

On pourrait croire qu'en 1961, les longs-métrages d'animation Disney sont une une affaire qui roule alors que Walt Disney produit son 17ème film du genre autour de kidnapping de chiots. Il n'en est rien puisque La Belle au bois dormant fut un échec commercial mettant même en péril la volonté qu'avait Walt Disney à produire des films d'animation voyant qu'il pouvait pérenniser ses entreprises avec bien d'autres moyens (films live, télévision, parcs d'attraction...). Il eut quand même l’orgueil de poursuivre dans cette voie étant donné qu'il avait commencer son métier pour ça. Il lança ainsi la production des 101 Dalmatiens, adaptation d'un roman pour la jeunesse éponyme écrit par l'Anglaise Dodie Smith en 1956. La production se fit ensuite autour d'hommes présents sur quasiment tous les classiques des studios d'animation tels que Blanche-Neige et les sept nains, Pinocchio, Cendrillon, Alice au pays des merveilles ou Peter Pan... Le scénariste Bill Peet pris ainsi en charge le scénario d'un film réalisé par les expérimentés Wolfgang Reitherman, Hamilton Luske et Clyde Geronimi sans oublier les animateurs très nombreux... Une équipe solide qui dû utiliser des techniques d'animation moins coûteuse pour parvenir à ses fins notamment de nouveaux systèmes d'impression directement sur la pellicule permettant de gagner du temps et faire des économies en encre. Artistiquement, Walt Disney ne fut pas pleinement convaincu du résultat ce qui n'empêcha pas néanmoins le film d'être un succès public important ouvrant la voie à d'autres productions toutes aussi légendaires.

Se déroulant dans le Londres de l'après-guerre, l'histoire raconte d'abord la rencontre entre le compositeur Roger accompagné de son chien, le dalmatien Pongo, avec la jolie Anita, accompagnée de sa chienne, la dalmatienne Perdita. Cette rencontre arrangée par Pongo termine heureusement puisque Anita et Roger se marient tandis que leurs chiens tombent amoureux. Perdita est d'ailleurs enceinte. Ce qui éveille la curiosité d'une ancienne camarade de classe d'Anita, la sans-gène et superficielle Cruella d'Enfer. Lors de la naissance des 15 chiots, Cruella exprime le souhait de les acheter ce que Anita et Roger refusent. Malheureusement, Cruella mandate plusieurs semaines après des voleurs pour s'emparer des chiots. Le dognapping est un succès pour le plus grand malheur des héros alors que les 15 chiots sont emmenés dans un étrange manoir où ils sont mélangés à plus de 80 autres jeunes dalmatiens. Si la police ne détient aucune piste alors qu'Anita et Roger sont désemparés, Perdita et Pongo comptent bien faire appel à leurs congénères pour retrouver leurs petits...

Dans la plus pure tradition des films d'animation Disney, le scénario est simple sans pour autant être simpliste. Si l'histoire est assez linéaire et facilement compréhensible pour les plus jeunes (c'est en même temps son but), elle s'avère néanmoins riche en personnages secondaires et en situations différentes. Il est à noter que le film n'est pas une comédie musicale comportant très peu de morceaux chantés qui sont ici légitimés par le fait que Roger est un compositeur notamment lors de la célèbre chanson sur l'indésirable Cruella. Le film commence par ailleurs comme une comédie romantique animalière avec des moments tendres comme la rencontre des personnages principaux où le visionnage de la TV par les chiens. Par la suite, l’histoire nous plonge presque dans un film policier pour nous offrir 20 dernières minutes proches d'un thriller haletant (si on a bien gardé son âme d'enfant) avec des chiots luttant dpour leur vie dans une traque alternant coups de poker et poursuites effrénées. De ce fait, Les 101 Dalmatiens offre une ambiance assez sombre par moments qui fonctionne admirablement tant la rupture de ton avec le début du métrage se fait de manière progressive.

On pouvait penser de prime abord que Disney jouait la sécurité en mettant une nouvelle fois en scène des chiens après La Belle et le Clochard (auquel le métrage fait des clins d’œil appuyé). Néanmoins, l'histoire et l'ambiance s'avèrent totalement différentes pour éviter la redite. Il y a certes un point commun indéniable dans l'approche du zoo-anthropomorphisme c'est à dire un univers voulu réaliste avec des animaux se parlant seulement entre eux et capable d'actions normalement impossibles sans pour autant trahir leur morphologie. Pas de quoi verser dans le fantastique mais des situations propres à ancrer le film dans l'imaginaire. Le film tente quand même de raconter quelque chose en commençant évidemment par le lien si fort qui uni un être humain et son chien tout en dénonçant la cruauté et la cupidité de Cruella qui veut faire des manteaux en peau de dalmatiens. C'est aussi un film sur la solidarité qui peut exister entre des personnes différentes puisque les différentes races de chiens collaborent avec d'autres espèces (chat, cheval et vaches) pour sauver les chiots. Enfin, l'humour du film est assez efficace jouant beaucoup sur le comique de situation sans pour autant être totalement cartoon afin de coller à l'ambiance plus sérieuse de l'histoire.

La direction artistique du film est assez originale pour une production Disney puisque les nouvelles techniques utilisées et la volonté d'avoir un rendu moins propre apportent beaucoup. Il y a vraiment une différence entre les personnages animés au premier plan et les décors qui apparaissent comme moins travaillés que cela soit au niveau de leurs traits comme de leur couleur. Mais cela fonctionne admirablement bien tant on a le sentiment de sentir la main des animateurs dans chaque scène offrant un véritable charme à l'ensemble. Certes, certaines incrustations des personnages dans les décors détonnent un peu aujourd'hui avec nos copies blu-ray sur nos TV HD. Ce côté plus brouillon fonctionne néanmoins très bien et s'avère rafraîchissant après le fourmillement de détails de La Belle et le Clochard et le très stylisé La Belle au bois dormant. Pour ce qui est de la mise en scène, l'ensemble est très classique si ce n'est l'utilisation d'une colorimétrie particulière pour souligner les différentes ambiances comme le rouge quand les malfrats décident de s'en prendre aux chiots. L'ensemble s'avère néanmoins très classique dont le but est d'offrir le meilleur cadre aux animateurs pour exécuter leurs séquences. Le métrage démontre ainsi une nouvelle fois la maîtrise technique et artistique incroyable des animateurs Disney aussi doués pour des moments touchants que pour des courses-poursuites faîtes de bruit et de fureur. Sans oublier la gestion des 101 dalmatiens et la réussite totale pour rendre crédible des animaux qui ont pourtant une drôle de façon de se comporter...

La conclusion de à propos du Film d'animation : Les 101 Dalmatiens #1 [1961]

Auteur Bastien L.
77

Les 101 Dalmatiens est une réussite dans la lignée des grandes œuvres des studios d'animation Disney. Son histoire simple se suit agréablement offrant différentes ambiances et un final riche en suspense nous faisant adopter les 99 chiots et aimer leurs parents. Si le film s'avère techniquement moins propre que ce dont Disney nous avait habitué, cela en devient une qualité artistique indéniable offrant au film un véritable cachet. D'autant plus que l'animation est irréprochable...

On a aimé

  • Une histoire bien rythmée avec des tons différents
  • Une approche artitistique orginale
  • Un excellent travail d'animation

On a moins bien aimé

  • Pas le plus beau des Disney
  • Des personnages principaux sans grand relief
  • Des antagonistes caricaturaux

Acheter le Film d'animation Les 101 Dalmatiens #1 [1961] en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Les 101 Dalmatiens #1 [1961] sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter