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Critique du film d'animation : Les Mitchell contre les machines [2021], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 20 mai 2021 à 14h00

Déconnectés

Critique de la version française

La pandémie déclenchée par le COVID début 2020 aura poussée beaucoup de longs-métrages prévus sur grand écran à se réfugier sur les différentes plates-formes de streaming comme le film d'animation Les Mitchell contre les machines.

Annoncé en 2018 par les studios Sony Pictures Animation, le projet est surtout présenté comme étant produit par Phil Lord et Christopher Miller à qui l'on doit de beaux succès dans le domaine de l'animation que cela soit en tant que réalisateurs (Tempête de boulettes géantes, La grande aventure LEGO...) ou producteurs (Lego Batman, le film, Spider-man : The New Generation...). Ils parrainent ici un autre duo de scénaristes issus de la télévision à savoir Mike Rianda et Jeff Rowe connus pour avoir travaillé sur la surprenante série animée Souvenirs de Gravity Falls. C'est donc leur histoire qu'ils mettent ici en scène avec Rianda crédité comme réalisateur principal et Rowe en tant que coréalisateur. Le travail d'animation s'est fait en interne via le studio Sony Pictures Imageworks avec le titre de Déconnectés (un titre ayant ici une double interprétation). La pandémie et le confinement mondial arrivent ensuite obligeant les studios à revoir leurs calendriers de sorties et trouver des moyens de limiter les dégâts. Ainsi, Sony décide de vendre la distribution mondiale du film à Netflix qui le sort ensuite fin avril 2020 sur nos écrans domestiques... Le géant du streaming décida par ailleurs de reprendre le titre original, prévu par les réalisateurs, Les Mitchell contre les machines.

Le film se concentre sur la famille dysfonctionnelle américaine des Mitchell. Et surtout sur Katie, adolescente en passe de devenir adulte, cinéphile et réalisatrice amatrice décrochant son entrée dans une école de cinéma californienne. Un projet qui la comble de bonheur tant elle se sent en décalage avec sa famille comme son environnement, alors qu'elle s'est liée d'amitié aux étudiants qu'elle va rejoindre prochainement. Malgré cela, son père Rick est sceptique car il ne s'est jamais réellement intéressé à ses films et voit d'un mauvais œil cette orientation à l'avenir hypothétique. Cela accentue le gouffre s'étant creuser entre le père et la fille sous les yeux désespérés de la mère Linda. Heureusement Katie s'entend très bien avec son petit frère Aaron fan de dinosaures. La veille du départ de Katie, une dispute éclate et Rick casse l'ordinateur de sa fille. Pour se rattraper il décide que toute la famille va accompagner Katie en voiture traversant ainsi le pays mais lui faisant rater la semaine d'intégration qu'elle attendait tant. En parallèle, l'inventeur et PDG de l'entreprise PAL, Mark Bowman présente le futur en termes de technologies : des robots à tout faire. Malheureusement, ces derniers vont se rebeller et commencer à vouloir capturer tous les humains pour prendre le contrôle de la planète. C'est sur une aire d'autoroute que la famille Mitchell se rend compte de l'apocalypse. Après une heureuse évasion, ils comprennent qu'ils sont les derniers humains libres sur Terre. Mais comment sauver le monde ensemble quand on n'arrive déjà pas à s'entendre en tant que famille ?

Bien que n'ayant rien de transcendant, le scénario du film s'avère bien écrit et très agréable à suivre. Le début nous fait émettre quelques doutes avec son classicisme faisant immédiatement penser à Tempête de boulettes géantes des producteur Phil Lord et Christopher Miller avec un personnage principal (ici Katie à la place de Flint) qui se sent exclue de son entourage qui ne sait pas apprécier ses créations (ici ses films à la place des inventions) à sa juste valeur dont son père avec qui la communication est rompue. La suite s'en détache heureusement car si Flint réussit à faire que le monde s'ouvre à lui, la destinée de Katie se fait malgré un monde qui s'effondre. Le cœur du film se trouve dans cette relation à reconstruire entre Katie et Rick alors que la première souhaite partir faire sa vie. Le film sait ainsi se montrer émouvant dans la recréation d'une cellule familiale qui comprend les évolutions de chacun tout en acceptant ceux qu'ils étaient. Le film est génial dans le sens où Katie comme Rick ont autant raison que tort dans leur division. On est aussi touché par une mère courage qui tente de recoller les morceaux au mieux avec bienveillance ou le petit frère encore innocent soutenant chacun des siens sans arrière-pensée. Le tout fonctionne bien dans une œuvre très rythmée enchaînant les péripéties. Pour ce qui est de la révolte des robots, le film critique évidemment le poids qu'ont pris les appareils connectés et internet dans nos vies avec Mark Bowman étant un mélange entre Steve Jobs et Mark Zuckerberg. Même si ce n'est pas la thématique principale du film, cette critique est assez efficace. Le seul bémol est peut-être quand les dialogues insistent lourdement sur le fait que les Mitchell sont « bizarres » sans qu'on le ressente vraiment à l'image.

Même si Les Mitchell contre les machines peut être vu comme une comédie légèrement dramatique sur la famille, c'est aussi une série B survitaminée et référencée. On reviendra par ailleurs plus bas sur le premier qualificatif. Le film nous plonge donc en pleine apocalypse avec une révolte des machines où les humains sont capturés par des androïdes pouvant figer objets et personnes pour ensuite les déplacer où ils veulent. Cela offre un aspect science-fiction très agréable et quelques scènes de courses-poursuites haletantes entre la famille et les robots. Le film travaille plutôt bien ses ambiances et ses références avec quelques passages faisant penser à l'inévitable Walking Dead, le Zombie de Romero et son centre commercial ou la fin à l'esthétique proche de TRON. On a donc une réelle intention de s'approcher de la série B (faisant écho à la cinéphilie de Katie, comme de ses créations, s'approchant du genre) tout en assumant un budget confortable compris entre 50 et 100 millions de dollars. La direction artistique est assez réussie et cohérente présentant des images de synthèse où l'on a l'impression qu'on a redessiné par dessus (un peu à l'image des jeux The Walking Dead de Telltale Games dans l'idée). Cela donne un certain cachet et une approche graphique assez originale fonctionnant parfaitement. Il faut aussi admettre que le film peut s'apprécier comme un délire pop avec un tempo rapide, de la musique omniprésente, des couleurs dans tous les sens et un humour qui fuse. L'humour est d'ailleurs plutôt réussi dans le film que cela soit les situations vécues par la famille, les robots aussi implacables que polis ou encore les gags façon cartoon. Sans oublier évidemment le chien Monchi, au strabisme important et à la beauté toute relative, au centre de moments très drôles.

Comme il a été dit, Mike Rianda et Jeff Rowe nous offrent une œuvre survitaminée qui ne sera peut-être pas au goût de tous. Le principal défaut du film à mes yeux provient de son montage surexcitée qui nous bombarde d'images courtes et d'effets pendant de longs moments du film. Il y a souvent de nombreux dessins qui viennent souligner les émotions des personnages ou l'importance d'une action. Alors c'est peut-être un moyen de rester dans le thème de l'accaparement de notre attention par les appareils connectés où il faut être constamment percutant mais cela déborde un peu trop à la longue. On est pas loin de la caricature des explosions constantes à l'américaine. Sinon, les réalisateurs se montrent doués pour gérer cette production avec une efficacité de tous les instants notamment la manière qu'ils ont d'installer par petites touches la menace que représentent les machines au début du film comme une bonne série B le ferait avec ses indices d'une présence inquiétante. Les deux réalisateurs se montrent aussi diaboliques quand il s'agit de minuter un gag comme il se doit avec toujours une efficacité redoutable. Pour ce qui est casting vocal français du film, on retrouve principalement deux têtes connues (Valérie Bonneton et Claude Perron) accompagnées de comédiens de doublage confirmés faisant que le tout est extrêmement solide et convaincant.

La conclusion de à propos du Film d'animation : Les Mitchell contre les machines [2021]

Auteur Bastien L.
79

Les Mitchell contre les machines est un film d'animation réussit sur de nombreux points. Le scénario intéressant développe de belles thématiques autour de la famille comme de la relation entre un père et sa fille. Le tout dans un esprit de série B où les références sont judicieuses permettant au film de proposer son lot d'action comme d'humour tout en sachant être touchant. Il faut néanmoins accepter un rythme souvent effréné et un montage qui veut à tout prix capter notre attention par une multiplication d'effets pas toujours nécessaires.

On a aimé

  • Un scénario efficace aux thématiques correctement abordées
  • Prenant, divertissant, drôle et touchant
  • Une direction artistique intéressante

On a moins bien aimé

  • Un montage trop effréné
  • Un début un peu cliché
  • Quelques idées trop surlignées

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