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Critique du jeu vidéo : Crash bandicoot : La Vengeance de Cortex #4 [2001], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 24 avril 2021 à 09h00

Léger Crash pour le Bandicoot

Critique de la version PS2.

L'Histoire du jeu vidéo et de ses grandes licences est faîte de déchéances et de renaissances qui se cristallisent souvent autour d'un titre. Crash bandicoot : La Vengeance de Cortex en est le parfait exemple.

A la fin des années 1990, la licence Crash Bandicoot est extrêmement populaire en tant que fleuron du jeu de plates-formes après une trilogie et un jeu de kart sur la première PlayStation. L'un des rares séries à pouvoir briller dans le giron de Mario talonné par Spyro en ayant le champ libre grâce à un Sonic alors aux abonnés absents sans oublier une pléthore de concurrents n'ayant pas réussi à négocier le passage à la 3D. A l'aube du XXIème siècle, le Marsupial orange a le vent en poupe et s'apprête à conquérir la génération 128-bits grâce à un nouvel épisode mené par le génial Mark Cerny qui avait bossé avec le studio californien Naughty Dog pour donner naissance au personnage en partenariat avec Sony sous l'égide d'Universal, propriétaire de la licence. Cerny projette une refonte complète du gameplay et une nouvelle approche plus libre et réflexive. Malheureusement pour lui, Naughty Dog a quitté le navire pour bosser sur Jak and Daxter tandis qu'Universal rompt son partenariat avec Sony afin de sortir le jeu sur PS2 mais aussi les futurs Xbox et GameCube. Un revirement faisant que Cerny, attaché à Sony pour qui il développera plus tard la structure de la PS4,  est écarté tout en donnant au studio anglais Traveler's Tales (avec Jon Burton en réalisateur) une bonne année de développement pour un projet bien plus classique. Le studio, pas encore associé aux Lego, est spécialisé dans les commandes ayant travaillé sur des Sonic ou des adaptations de films Pixar. Tout cela donne un titre débarquant entre la fin 2001 et fin 2002 sur ses différentes plates-formes.

Comme d'habitude dans le monde de Crash Bandicoot, le docteur Cortex prépare un mauvais coup ayant encore en travers de la gorge ses échecs passés. Toujours accompagné du masque maléfique Uka Uka, il révèle qu'il travaille sur une nouvelle armée superpuissante : Crunch Bandicoot, sorte de clone maléfique et bodybuildé de Crash qui a besoin d'une grande dose d'énergie pour fonctionner. Uka Uka délivre alors les puissants masques des éléments réveillant la curiosité de son frère Aku Aku qui prévient Crash et sa sœur Coco du danger. Le seul moyen de lutter contre la puissances des masques est de réunir des cristaux disséminés un peu partout sur la planète... Bref, comme pour grand nombre de jeux de plates-formes, le scénario n'est qu'un prétexte mais celui-ci réussit quand même à être assez raté puisque de plus en plus abandonné en cours de route. On a le droit au début à une assez longue cinématique puis des interventions de plus en plus rares et anecdotiques de Cortex, Crunch et les différents masques qui nous menacent. Les masques n'ont pas vraiment d'incidence sur les 25 niveaux du jeu et se révèlent importants pour les différentes formes de Crunch, seul boss du jeu. On attendait pas le jeu pour son scénario et on est quand même déçu...

On revanche on avait plus d'attentes d'un point de vue graphique et technique étant donné les possibilités nouvelles de la PS2 par rapport aux épisodes précédant. On retrouve sans-surprise l'aspect cartoon de la série avec une approche « tour du monde » des niveaux dans la lignée des second et troisième épisodes. Le tout mixe décors naturels, images d’Épinal de lieux communs de la pop culture (Moyen-Âge, western, Chine médiévale...) et laboratoires dignes du savant fou qu'est Cortex. Évidemment, 20 ans après le jeu a vieilli mais il reste quand même assez joli et très propre sans pour autant nous épater techniquement. On touche là au principal problème du jeu qui n'est qu'une pâle copie de ce que faisait Naugthy Dog sur PSone. Traveler's Tales a respecté le cahier des charges et offert un Crash bandicoot plus beau, plus fluide mais trop peu ambitieux avec une direction artistique singeant celle de la série et aucun apport technique véritablement intéressant. Certes, Crash et Coco n'ont jamais été aussi bien animés à l'époque et on les retrouve avec plaisir dans des environnements magnifiques mais le plaisir s'arrête bien vite malheureusement.

Au niveau de son gameplay, le titre est identique à Crash Bandicoot 2 et 3 à savoir un jeu de plates-formes avec des séries de 5 niveaux répartis en 5 mondes se terminant par un boss. On peut donc rejoindre les niveaux par un petit hub central. Une fois dans un niveau, n'importe qui ayant déjà joué à la série sait de quoi il retourne. On suit Crash de dos dans des couloirs en 3D pas très larges où l'on doit progresser en évitant les trous comme les ennemis tout en essayant de détruire le plus de caisses possibles sauf celles de Nitro. Il faudra aussi récupérer le principal cristal du niveau afin de progresser. Si au début, on retrouve gentiment le feeling agréable de la licence on se rend rapidement compte que quelque chose cloche. Le principe a vieilli et on était en droit d'en attendre bien mieux d'un Crash Bandicoot sur PS2. On peut enchaîner les niveaux sans déplaisir avec quelques bonnes idées comme celle où l'on est dans une boule qui peut vite accélérer et s'avérer difficile à contrôler ou la possibilité de marcher furtivement. Si on aime la série, on apprécie cet épisode tout en reconnaissant que beaucoup de passages sont mous du genou (les niveaux aquatiques ou celui dans une sorte d'exosquelette) que la difficulté est très mal gérée avec des pics incompréhensibles (le second boss) pour un titre assez accessible. Encore une fois, Traveler's Tales a voulu faire de Naughty Dog afin de sûrement respecter le cahier des charges fourni par Universal sans avoir la même science du level-design, sans maîtriser les gameplay des phases en véhicules toutes ratées et sans aucun grain de folie malgré quelques bonnes idées. On traverse les 25 niveaux comme on regarde n'importe quel blockbuster convenu : ni rejet, ni enthousiasme... Le tout en 5 petites heures sauf si on veut absolument tout finir à 100% où il faut détruire toutes les caisses, trouver les chemin alternatifs et réussir des contre-la-montre...

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Crash bandicoot : La Vengeance de Cortex #4 [2001]

Auteur Bastien L.
55

Crash Bandicoot : La Vengeance de Cortex est l'épisode qui marque le début de la fin en termes de qualité pour une série alors au sommet de sa gloire. La série dépossédée de ses créateurs propose un titre convenu caressant les fans du Bandicoot dans le sens du poil avec de beux graphismes pour l'époque. Mais à trop jouer sur le classicisme tant dans le scénario (pire qu'anecdotique) et dans le gameplay sans en avoir la maîtrise, le jeu déçoit malgré tout.

On a aimé

  • Crash Bandicoot n'a jamais été aussi beau ni aussi bien animé
  • Une zone de confort pour les fans
  • L'univers cartoon engageant

On a moins bien aimé

  • Une volonté d'imiter les créateurs originaux sans en avoir le talent
  • Des pics de difficulté mal maîtrisés
  • Les phases en véhicule

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