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Critique du Film d'animation : Akira
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Critique du Film d'animation : Akira

Avis critique rédigé par Christophe B. le samedi 26 juin 2004 à 1004

Une oeuvre politique et contestataire

L’histoire
Fin du vingtième siècle, une effroyable explosion nucléaire détruit Tokyo dans un énorme flash bulbeux de lumière noire. Après cette troisième guerre mondiale, plus de trente ans plus tard, Neo-Tokyo se dresse sur les ruines de la cité détruite. Le monde a changé, apparemment solide et prospère, cette société se fissure de partout. L'usage de drogues dures, la pratique de religions folles, le terrorisme perturbent le quotidien. Des gangs de jeunes motards se livrent à des joutes sanglantes. C'est d'ailleurs le chef d'une de ces hordes qui découvre accidentellement l'existence d'un centre militaire pour enfants "paranormaux". L'un d'entre eux, Akira, serait responsable de la destruction de Tokyo. Et il semble prêt à remettre ça…
Je vous rassure, l'intrigue est beaucoup plus complexe que ce bref résumé et pourrait tout aussi bien s'apparenter à une sorte de "fureur de vivre" aux accents cataclysmiques, bardé de vertus spirituelles et purificatrices. L'histoire brasse à elle seule tous les phantasmes d'apocalypse qui hantent l'inconscient nippon depuis Hiroshima, Nagasaki et la peur quasi quotidienne des tremblements de terre. Le film s'apparente à un exorcisme de ces craintes toujours présentes.
Un cinéaste contestataire
On a souvent dit de Katsuhiro Otomo qu'il était un dangereux libertaire qui prêchait pour une révolution sociale d'envergure nationale. S'il y a certainement une part véridique dans cette constatation, les véritables icônes qui animent l'auteur du démentiel "Akira" sont avant tout, celles de la contestation. Otomo est un cinéaste politique.
Si l'univers d'Otomo est à ce point électrisant, c'est parce que la césure entre les générations est au centre de toutes ses visions, figurée par les courses violentes (car éperdues) des "bikers" du film. Elle signifie l'isolement d'une jeunesse et, dans un processus incontrôlable, sa révolte sanguinaire qui autorise cependant, une fois la destruction accomplie, un espoir de réconciliation sur les cendres du monde patriarcal.
"Akira" ploie sous une multitude d'images démentielles, plus spectaculaires, plus cataclysmiques les unes que les autres, une mosaïque de détails qui cependant forme un ensemble compact jusqu'au dénouement final.

La conclusion de

Esotérique, paranoïaque, beau, "Akira" marque, a l'époque (car les Nippons ont fait mieux depuis), l'apogée du dessin animé apocalyptique. Et puis surtout, sous ce déluge d'images violentes, c'est aussi la formidable histoire d'amitié entre les deux personnages principaux Kaneda et Tetsuo qui tire le film de bout en bout.

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