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Critique du Film : Star Wars : Rogue One
Star Wars : Rogue One >

Critique du Film : Star Wars : Rogue One

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 15 décembre 2016 à 00:14

Spin-off One

Depuis l'annonce du rachat de Lucasfilm par Disney en 2012, une des annonces les plus excitantes, après celle d'une nouvelle trilogie, est incontestablement celle de la mise en chantier de spin-offs permettant de nous faire explorer plus en profondeur cet univers si vaste. Fin 2016, le premier d'entre eux, Rogue One sort enfin sur nos écrans...

Parmi les projets de spin-off dans l'univers Star Wars, beaucoup étaient attendus et il faut dire que ce Rogue One a pris tout le monde par surprise. Pour les fans cela évoquait d'abord d'un escadron de pilotes d'X-Wing qui s'est d'abord distingué dans la bataille de Yavin pendant Un Nouvel Espoir. Il s'agit finalement d'une préquelle à ce même épisode pour raconter la capture des plans des l'Etoile Noire par des espions rebelles ayant pris le nom de code Rogue One. Une histoire prometteuse qui pouvait s'avérer surprenante et bénéficiant d'un équipe de production assez solide : l'expérimentée, et nouvelle chef de Lucasfilm, Kathleen Kennedy à la production tandis que des noms prestigieux comme Chris Weitz (Pour un garçon, La boussole d'or...), Tony Gilroy (les quatre premiers films de la série Jason Bourne...), John Knoll (un grand responsable des effets-spéciaux ayant eu l'idée du film) et Gary Whitta (Le livre d'Eli...) au scénario. Poursuivant sa volonté de proposer les films à des jeunes réalisateurs prometteurs versés dans la science-fiction,  Lucasfilm confia la réalisation à Gareth Edwards alors auréolé d'un film indépendant Monsters et surtout du reboot de Godzilla qui sans avoir fait l'unanimité montrait clairement le talent du bonhomme. La production se fit en parallèle de celle du Réveil de la Force dont l'immense succès (et les débats qu'il a suscité) mirent la pression sur Gareth Edwards et son casting assez impressionnant sur le papier (on y reviendra). Le film accusa quand même des déraillements avec d'étranges rumeurs faisant état de tensions entre Disney et Lucasfilm sur le ton du film que la firme aux grandes oreilles réclamait plus léger. De même le compositeur initialement choisi fut remplacé en urgence par Michael Giacchino.

Souvenez-vous du texte d'introduction déroulant du premier Star Wars sorti au cinéma en 1977. On y lisait le succès d'espions rebelles ayant réussi à voler les plans d'une arme destructrice, l'Etoile Noire. L'histoire du film raconte adonc le combat de ses espions à commencer par Jyn Erso (Felicity Jones) qui est la fille de Galen Erso (Mads Mikkelsen), ingénieur en chef chargé de la construction d'une arme alors inconnue de l'Alliance Rebelle. L'organisation envoie son agent Cassian Andor (Diego Luna) délivrer Jyn des Impériaux afin qu'il puisse se servir d'elle pour avoir une audience avec son ancien mentor Saw Gerrera (Forest Whitaker) qui a emprisonné le pilote impérial Bohdi Rook (Riz Ahmed) ayant déserté avec un message de Galen. Saw est à la tête d'une faction extrémiste de rebelles ayant fait sécession avec l'Alliance sur la planète Jedha où les Impériaux pullulent afin d'un extraire une ressource étant clé pour le fonctionnement de leur arme. Jyn et Cassian s'y rendent en compagnie du droïde impérial reprogrammé K-2SO (Alan Tudyk) pour que la première puisse retrouver son père et le second trouver le plus d'informations possibles sur cette nouvelle arme. Néanmoins, Cassian a caché à Jyn que son ordre initial est d'éliminer Galen... Les héros vont se retrouver impliquer dans des combats contre des forces impériales, se faire de nouveaux alliés tandis que le responsable de la construction de l'Etoile Noire, le Directeur Krennic (Ben Mendelsohn) va tout faire pour veiller sur son projet.

Le film est divisé en deux parties vraiment distinctes : une première qui explique le passé de quelques personnages, qui les introduit et qui prépare la mission du vol des plans de l'Etoile Noire. La seconde partie du film est le vol de ces mêmes plans. Il faut rapidement reconnaître que la seconde partie est clairement la plus intéressante du film tant la première s'avère certes sympathique mais surtout très poussive. Surtout le début qui enchaîne les nouveaux personnages et les localisation de manière un peu brutale qui fait qu'on est un peu perdu. Le film souhaite installer beaucoup de choses avant de passer à la fameuse mission mais le fait assez maladroitement par moments. On a du mal à vraiment s'attacher aux personnages au début et tout semble s'enchaîner de manière un peu facile. Arrivé à mi-parcours, on se dit qu'on assiste à un divertissement plaisant mais vraiment frustrant avant que le reste du film réussisse à nous scotcher au fauteuil avec des personnages se révélant bien plus dans l'action. La mission désespérée des rebelles en devient un excellent moment de cinéma.

Malgré ce scénario en demi-teinte lors de la première partie du film, le reste s'en sort grandement et nous offre ce qu'il faut pour avoir un grand space-opera. Ce spin-off prend des airs de film de guerre très plaisant à regarder. Il a le mérite d'être vraiment très direct dans l'enchaînement des péripéties tout en restant simple afin d'éviter les incohérences. Le néophyte pourra y voir du grand spectacle et les fans de Star Wars seront largement comblés. Le fan service bat son plein mais de manière tellement plus subtile que Le réveil de la Force et ses airs de remake maquillé. Les références sont évidentes (et parfois faciles) puisque le film doit faire le lien avec Un Nouvel Espoir mais s'avèrent aussi plus poussées comme la surprenante utilisation d'éléments des premiers scripts de George Lucas... Si les thématiques abordées ne sont pas très profondes, elles ont le mérite de s'intéresser à ce que cela signifie faire partie de la Rébellion. On y découvre les tensions et les doutes d'une organisation qui a alors du mal à s'identifier comme une force militaire et dont les membres trop violents sont mis de côtés alors que des espions aux méthodes plus qu'expéditives sont dans leurs rangs... C'est intéressant sans que cela soit trop approfondi néanmoins. Le film réussit aussi intelligemment à nous replonger dans l'ambiance de guerre civile entre l'Empire et l'Alliance avec l'aspect très usé et sombre des lieux et vaisseaux qui faisait la force de la première trilogie. Enfin, Rogue One est aussi un film d'action qui ne se cache jamais (avec des touches d'humour intelligemment amenées) nous offrant un spectacle extraordinaire pendant sa dernière demi-heure et une bataille spatiale rendant un brillant hommage à celle du Retour du Jedi. Mention spéciale aussi à la fin qui, sans spoiler, est géniale sans jamais renier les ambitions affichées par le film.

Un des plus gros point fort du film est sa direction artistique de toute beauté ! Les différentes planètes offrent des découvertes fantastiques à même de faire baver tous les amateurs de science-fiction tendance space-opera. Que cela soit la planète désertique de Jedha avec ses constructions/ruines en pierre, la planète faite de roches et d'orages Eadu et la paradisiaque Sacrif, on est toujours émerveillé. Gareth Edwards et les équipes de production ont su y implanter des ambiances prenantes avec une utilisation judicieuse de différents climats pour vraiment faire en sorte que les spectateurs soient imprégnés des ambiances de chaque planète. La direction artistique reprend évidemment celle de la trilogie originale en y ajoutant énormément de nouveaux éléments (costumes, vaisseaux...) qui s'imbriquent parfaitement dans ce que l'on connaît déjà. Revoir tous les croiseurs, chasseurs et autres véhicules mythiques de la saga dans des combats avec les effets spéciaux de 2016 est un immense plaisir. Les effets spéciaux sont d'ailleurs globalement excellents à quelques exceptions près malheureusement. Notamment l'idée de créer en image de synthèse un personnage iconique d'Un Nouvel Espoir qui fait malheureusement parfois tache... Enfin, une des déceptions du film est la musique. Michael Giacchino a utilisé avec parcimonie les grands classiques de la saga et à proposer pas mal de nouvelles pistes. Malheureusement ces dernières reprennent évidemment des enchaînements de la saga sans jamais les reprendre entièrement. Ce qui fait qu'on a l'impression d'une musique inspirée de Star Wars sans en avoir les droits... C'est un peu frustrant.

Après un Godzilla qui offrait de sublimes images, Gareth Edwards montre une nouvelle fois son talent sur Rogue One. Le cinéaste britannique montre à quel point il sait créer des ambiances visuellement très forte à partir de plans larges extrêmement bien travaillés (malgré un péché mignon pour les panoramas en travelling) tout en sachant faire vivre aussi bien ses personnages que ses décors. Les deux interagissent parfaitement offrant une grande force visuelle au film. Le réalisateur prouve aussi qu'il n'est pas manchot pour filmer l'action que cela soit des fusillades, des combats au corps à corps comme les dogfights. Tout est toujours clairement visible avec ce qu'il faut de montage nerveux et de volonté d'être brouillon pour montrer l’âpreté des combats. Le casting s'en sort parfaitement afin d'introduire de nouveaux personnages malhreusement trop peu développés. Felicity Jones (Une merveilleuse histoire du temps, The Amazing Spider-Man 2 : Le Destin d'un Héros...) porte très bien le film sur ses épaules s'avérant convaincante en rebelle déterminée aux côté de Diego Luna (Milk, Elysium...) sachant rendre son personnage d'espion sombre et charismatique. A leurs côté, on retient surtout Donnie Yen (Blade 2, Ip Man...) en guerrier aveugle et mystique s'avérant très charismatique. Alan Tudyk (Les Nouveaux Héros, Zootopie) double parfaitement le droïde lui donnant un air pince-sans-rire efficace. Enfin, les talents confirmés que sont Forest Whitaker (Le Dernier Roi d'Écosse, Le Majordome...), Mads Mikkelsen (Casino Royale, Hannibal...) et le toujours très classieux Ben Mendelsohn (The Place Beyond the Pines, Lost River...) donnent de la force au film.

80

Rogue One est une réussite. Ce Star Wars est un véritable film d'action/de guerre qui propose des scènes de combats dantesques dont une dernière demi-heure qui fera date dans l'histoire du space-opera au cinéma. Le film s'avère aussi passionnant pour les néophytes que pour les fans tant il fait parfaitement la liaison avec la première trilogie. Le film est ainsi bien réaliser comme bien interpréter. On pourra toutefois lui reprocher une première partie vraiment poussive et quelques défauts sur le plan artistique. Mais bon... Quel pied !

Critique de publiée le 15 décembre 2016.

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