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Critique du Film : Ninja Turtles 2
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Critique du Film : Ninja Turtles 2

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 7 juillet 2016 à 1708

Le cowabunga de trop ?

Critique de la version 2D.

Succès surprise de l'année 2014 d'un point de vue commercial, le reboot cinématographique de la licence Tortues Ninja engrangea près de 500 millions de dollars dans le monde. Si pour les fans le film fut assez plaisant car vraiment dans l'esprit de la série animée ayant bercé l'enfance de millions de personnes nées dans les années 1980, il faut bien avouer que le résultat était bourré de défauts et avait tout du navet en puissance pour les néophytes... Qu'en est-il de suite arrivant rapidement dans nos cinéma histoire de battre le fer tant qu'il est chaud ?

Puisque le premier film a été un succès, l'adage qui veut qu'on ne change pas une équipe qui gagne est quasiment respecté pour cette suite. La licence appartient depuis quelques années à Nickelodeon qui s'est une nouvelle fois associé à Platinum Dunes pour produire le film et à la Paramount pour le distribuer. A travers Platinum Dunes, le film continue de bénéficier des services de ses créateurs Michael Bay (la saga Transformers), Andrew Form et Brad Fuller (ces deux derniers ont bossé sur beaucoup de films d'horreur dont la saga La purge) pour produire le film. C'est pour la réalisation qu'il y a un changement puisque le yes-man Jonathan Liebesman laisse sa place à un autre moins expérimenté en la personne de Dave Green. Cet américain réalise ici son second film après Echo il y a deux ans qui était une comédie de SF s'adressant avant tout aux jeunes spectateurs. Un choix logique tant cette suite semble elle aussi vouloir ratisser large entre les fans de la licence et un nouveau public adolescent. Une suite rapidement annoncée qui mit une nouvelle fois en avant la volonté d'adapter la série animée de 1987 plus que le comics original de Kevin Eastman et Peter Laird bien plus sombre, violent et cynique. C'est ainsi que les fans ont pu voir que des personnages inconiques comme Casey Jones, Bebop, Rocksteady et Krang (embarquant ainsi le Technodrome et la Dimension X) feront parti de la suite. En ce qui concerne le casting, on retrouve quasiment les mêmes acteur à quelques exceptions comme celle de Shredder.

L'histoire débute une année après les événements du premier opus. Les Tortues Ninja continuent de vivre dans l'ombre en laissant tout le crédit de la défaite de Shredder (Brian Tee) à leur ami Vern Fenwick (Will Arnett) qui en profite bien. Si Shredder est en prison, cela ne veut pas dire que New York est débarrassée du Foot Clan, c'est pourquoi la journaliste April O'Neil (Megan Fox) continue d'enquêter sur les agissements des alliés du Samuraï et notamment le scientifique Baxter Stockman (Tyler Perry). Ce dernier manigance l'évasion de Shredder que les Tortues Ninja ne peuvent empêcher mais qui ne cesse pas comme prévu pour leur ennemi principal qui est téléporté dans le vaisseau de l'extraterrestre Krang (Brad Garrett) qui lui promet de régner sur la Terre à ses côtés. Shredder doit récupérer des artefacts extraterrestres et reçoit un fluide lui permettant de créer des mutants. C'est ainsi qu'il créé Bebop (Gary Anthony Williams) et Rocksteady (Sheamus), des humains devenus des mutants sous forme d'un phacochère et d'un rhinocéros. Les deux mutants étaient recherchés par un officier de pénitencier ayant décidé de les poursuivre illégalement en utilisant notamment une masque et une crosse de hockey. Casey Jones (Stephen Amell) va ainsi se joindre à la bande... De leurs côtés, les Tortues Ninja connaissent des tensions entre un Leonardo (Pete Ploszek) doutant de ses capacités de leader étant contesté par un Raphaël (Alan Ritchson) accumulant colère et frustration tandis que le pourtant enjoué Michelangelo (Noël Fisher) souffre de plus en plus de l'obligation de se cacher. Heureusement qu'ils peuvent compter sur Donatello (Jeremy Howard) et ses compétences scientifiques pour comprendre les sombres plans de Shredder afin de le stopper, une nouvelle fois.

Toujours dans l'optique de rééditer un succès commercial, c'est évidemment les mêmes scénaristes qui ont été choisis pour pondre cette suite. Une décision dommageable car si ils avaient réussis à retranscrire l'esprit des Tortues Ninja avec brio dans le premier opus, en nous offrant ce qu'il fallait pour avoir un divertissement agréable, ils avaient échoué à faire tenir une intrigue comme éviter les clichés. Ici, l'esprit demeure mais le scénario réussit à faire pire que le premier opus... C'est à un tel niveau que l'histoire n'est plus cousue de fils blancs mais que les scénaristes et producteurs ont abandonné toute envie d'être rationnel ou d'apporter quelconque ambition. Les situations s'enchaînent parfois sans grandes logiques et un charabia scientifique vient souvent faire avancer bien trop facilement l'intrigue. Par exemple Donatello trouve toujours tout en un temps record sans qu'on comprenne vraiment comment. Cela s'explique aussi parce que le film veut vraiment être un divertissement pour jeunes adolescents mais de manière trop peu intelligente car on a l'impression que c'est une équipe marketting qui en charge du film et à quasiment aucun moment une équipe artistique... Pour preuve, la présentation clinquante des Tortues Ninja à un moment digne des pires émissions de la télé-réalité...  Le plus dommageable reste que la profusion de personnages secondaires n'a pas été bien digéré. Trop sont souvent sous-exploités et pas des moindres puisqu'il s'agit de Splinter, Krang Shredder, April O'Neil ou Casey Jones...

Malgré ses grosses déceptions, le film garde quand même intact l'esprit Tortues Ninja et chaque adulte ayant grandi avec les quatre frères pourra quand même apprécier le film par intermittence ou être plus enclin à fermer les yeux sur les nombreux défauts. Le film remplit correctement le cahier des charge en ce qui concerne l'humour, l'action et la relation entre les quatre héros. On prend évidemment plaisir à retrouver tous ces personnages et surtout les nouveaux comme Bebop, Rocksteady ou Casey Jones... C'est donc le plus gros problème du film : si on n'est pas familier de la licence à la base ou qu'on a moins de 14-15 ans, Ninja Turtles 2 est un navet décérébré en puissance... Une sorte de caricature d'un film de Michael Bay qui ne fait que tendre le bâton à ses détracteurs pour se faire battre... Si le premier film vous avait plu, vous pourrez ainsi y trouver votre compte. On peut néanmoins sauver du naufrage scénaristique quelques bonnes idées et fulgurances comiques comme cette scène d'action dans un avion qui finalement touche à l'absurde assumé ou alors le personnage de Vern qui est une critique sympathique du star system américain... Quelques bonnes idées malheureusement pas assez poussées car le film n'arrive pas à être constant quand il y a  des pistes intéressantes à exploiter. La gestion du personnage de Shredder en est un exemple mais aussi les relations pouvant se détériorer entre les quatre héros sans qu'il y est de véritables conséquences...

Pour ce qui est de l'action, le film ne déçoit pas. On est servi de ce côté là avec un déferlement soutenu permettant d'en prendre plein les yeux. Ninja Turtles 2 est un pop-corn movie/blockbuster dans sa plus simple expression et ne tente jamais de dévier de cette ligne. Du début à la fin, le rythme est très soutenu, quand on a pas de l'action à l'écran c'est qu'on a le droit à un peu d'humour... Sur routes, sur terre, dans les airs ou dans l'eau, cela castagne sévère et les poursuites sont légions. Le tout est correctement chorégraphier et les effets spéciaux font encore une fois des merveilles sauf quelques rares exceptions. Le bon choix de la capture du mouvement pour Splinter et les tortues s'étend à Bebop et Rocksteady qui volent la vedette à tous les personnages secondaires... Quant à Krang, il est aussi laid et peu charismatique que prévu mais les fans sont contents de le voir... Le spectacle est donc techniquement réussi et les supers-héros que sont les Tortues Ninja n'ont pas à rougir face aux prouesses de leurs collègues chez DC ou Marvel... On a beau être conscient que le film est souvent navrant sur beaucoup de points mais on se laisse encore une fois émerveiller par le fait que Leonardo, Raphaël, Donatello et Michelangelo se battent devant nous, forment une équipe, font des blagues et mangent des pizzas... La production a su garder l'effet toujours très efficace de la madeleine de Proust (a.k.a la pizza de Splinter)...

Là où il n'y avait aucune surprise c'est sur la réalisation de Dave Green qui a du évidemment s'effacer devant ses producteurs en réussissant à rendre l'action lisible, à avoir le bon rythme pour les gags et donner l'espace qu'il faut à ses comédiens. Le résultat est donc dans la veine des productions actuelles avec l'aspect très clipesque propre à Michael Bay. Le réalisateur montre qu'il est un bon yes-man en effaçant complètement sa personnalité derrière un produit calibré pour tenter de plaire au plus grand nombre. On pense bien qu'il n'a pas du avoir beaucoup de latitude et le résultat s'avère tout juste correct. Le montage est ainsi très rythmé pour que le film soit le plus dynamique possible tout en étant encore une fois très impersonnel... En ce qui concerne les comédiens, les acteurs jouant les tortues en capture de mouvement ont su garder une belle alchimie entre eux et les nouveaux venus font le travail dans la peau de Bebop et Rocksteady. Seul Alan Ritchson dans la peau de Raphaël réussit à tirer son épingle du jeu rendant le personnage aussi puissant, frondeur que fragile et pince-sans-rire. Stephen Amell fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui propose en restant finalement très proche de son interprétation d'Oliver Queen de la série Arrow. Quant à Megan Fox (les deux premiers Transformers), elle se débat aussi avec des répliques assez pauvres et son rôle de bombe en détresse dont la caméra n'hésite jamais à nous montrer les courbes... Laura Linney (The Truman Show...) a du se demander ce qu'elle faisait là en inspectrice chargée de retrouver Shredder... Les prestations sont donc entre le correct et le passable voire le cabotinage pour Tyler Perry (Gone Girl...).  

La conclusion de

La note ici donnée est celle du point de vue d'un fan des Tortues Ninja. Si ce n'est pas votre cas, passez clairement votre chemin. Pour les autres, vous aurez le droit à un bon respect de l'esprit de la série et un divertissement qui en met vraiment plein les yeux. Si on fait abstraction d'un scénario ridicule et d'un film marketting avec aucune véritable proposition de cinéma à la clé...

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