75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°7 : Reconfigurez votre Adblock d'un coup de baguette magique. Harry P. l'a fait et n'a pas eu de séquelles.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Leprechaun 3 >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Leprechaun 3

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 20 août 2008 à 15:42

Le Leprechaun au pays des flambeurs

Né de l'esprit du scénariste Mark Jones, le Leprechaun est l'une des créatures cinématographiques tardives (il en effet né dans les années 90) comptant parmi les plus réussies, tant du point de vue comportemental que visuel. Récupéré dans le vaste univers folklorique celtique et grandement enlaidi (dents gâtées, ongles sales et griffus, peau scarifiée) afin d'accentuer son aspect monstrueux tout en gardant son costume traditionnel, le Leprechaun de Mark Jones est un être infect, grossier, cupide et cruel et par dessus tout, doué d'extraordinaires pouvoirs magiques, qu'il utilise bien entendu pour faire souffrir son prochain.


Dans ce troisième volet, réalisé par l'expérimenté mais peu inventif Brian Trenchard-Smith, le Leprechaun va installer ses pénates à Las Vegas, cité de tous les rêves, mais aussi de tous les vices. Il va découvrir en cette ville un véritable paradis, lui qui voue une véritable vénération à l'argent. Tout d'abord réveillé de son sommeil magique par un préteur sur gage, il va mettre un véritable souk dans l'un des casinos de las Vegas afin de récupérer l'une des pièces manquantes à son cher trésor. Une pièce de monnaie capable de changer le destin de son détenteur...
En plus du Leprechaun, le scénario met en vedette un couple de jeunes gens sympathiques (l'action tourne principalement autour de leur relation), un patron de casino pas très honnête, un prestidigitateur ringard et Loretta, une femme acceptant mal les conséquences de l'âge. Brian Trenchard-Smith mélange alors tout cela dans une sorte de "comédie légère horrifique", les effets comiques étant, la plupart du temps, dus aux calembours foireux du Leprechaun ou aux commentaires d'un duo de mafieux maniérés. Ainsi, comme vous pouvez vous en doutez, on ne se marre pas des masses. Le film n'en est pas pour autant mauvais, je dirai même qu'il est le plus réussi des quatre volets que j'ai pu voir (sur les six existants) grâce à un script qui manie suffisamment de personnages pour ne pas tourner en rond et un farfadet particulièrement actif dans le domaine du sadisme. Parmi ses exactions les plus drôles, on retiendra la séquence où il va prendre au mot le souhait narcissique de Loretta en la dotant d'attributs féminins si imposants que cela la mènera à l'explosion (les cinéphiles feront aussi le rapprochement avec une scène assez similaire, dans le Faust de Brian Yuzna).

Au niveau des effets spéciaux, on notera que le film ne comporte que peu d'effets gores. En plus de l'explosion citée ci-dessus, on notera simplement un assez amusant tour de magie opéré à la tronçonneuse, et c'est à peu près tout. Leprechaun 3 est donc assez sage dans le domaine du craspec et ne doit sa force horrifique qu'aux maquillages très réussis du farfadet, toujours interprété par un Warwick Davis plus facétieux que jamais. Le rythme se tient bien, les séquences de transition ne durant pas des lustres, et même si les agressions "lutines" ne sont pas très violentes, chaque meurtre amène sa petite dose de folie (le Leprechaun utilise souvent ses talents d'illusionniste pour ce faire).
Le film laisse cependant apparaître des faiblesses. Par exemple, la deuxième partie est minée par un détail scénaristique assez navrant: la pseudo-transformation en Leprechaun du jeune héros (une contagion suite à une blessure par griffure). En plus de ne rien apporter de transcendant à l'intrigue, cela oblige le comédien a effectuer un ridicule numéro de Mr Hyde de pacotille. Le film baisse d'ailleurs en intérêt en approchant de son dénouement, le récit se perdant un peu dans des détails sans importance, au détriment du spectacle, qui aurait pu être plus assuré par le Leprechaun. On peut aussi regretter que la psychologie des personnages soit si peu développée, une carence aboutissant à la présence d'archétypes vraiment peu originaux. Je sais bien que ce genre de séries B ne s'attardent que peu sur la construction des personnages mais, bon, ils auraient pu quand même faire un petit effort, histoire que l'on s'attache un tant soit peu aux héros.

42

Leprechaun 3 est peut-être le meilleur volet de la série. Assez amusant sans être désopilant, il met en scène un farfadet monstrueux très photogénique dans un milieu qui lui sied parfaitement, celui du fric et du paraître. Ainsi, malgré de nombreuses carences scénaristiques et structurelles, le film n'est jamais rébarbatif et s'avère être une série B plutôt regardable.

Critique de publiée le 20 août 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Le personnage du Leprechaun
  • Un récit assez amusant, sans temps mort

Que faut-il oublier ?

  • Une baisse d'intérêt en deuxième partie de métrage
  • Des personnages creux
  • Un humour qui fonctionne au ralenti

Acheter Leprechaun 3 en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Leprechaun 3 sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Suis nous sur facebook !