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Critique du Film : Les Tortues Ninja
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Critique du Film : Les Tortues Ninja

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 20 octobre 2014 à 0919

Kowabunga !

Véritable phénomène au début des années 1990, les Les Tortues Ninja s'étaient fait discrètes avant l'annonce de ce reboot destiné aux fans comme à la nouvelle génération de spectateurs. Fâites chauffer les pizzas, Leonardo, Raphael, Michelangelo et Donatello sont de retour !

L'histoire est connue, si Les Tortues Ninja est d'abord un comics né de l'esprit de Peter Laird et d'Kevin Eastman en 1984, leur popularité vient plutôt de l'adaptation en dessin animée dans une série à succès entre 1987 et 1996. Aujourd'hui, c'est bien cette série qui définit la licence pour des millions de fans (dont l'auteur de ses lignes) avides de leurs aventures sur petit écran, et qui servit de base à trois adaptations au cinéma entre 1990 et 1993 (des adaptations très loin du ton de la création originale, rappelons le sombre et violente). Même celles qui suivirent (une série télé live en 1997, puis d'autres en animation de 2003 à 2009 ainsi qu'un film d'animation plutôt sympathique en 2007) ne voulurent renouer avec les origines violentes de la saga.

Cette volonté est d'ailleurs préservée par ce reboot orchestré par Nickelodeon (qui a acquis depuis 2009 les droits de la licence), qui s'est associé avec la maison de production de Michael Bay, Platinum Dunes, pour faire de ce film un véritable blockbuster familial. Le projet a (presque logiquement) été confié à un yes-man ayant une certaine expérience du film d'action, Jonathan Liebesman, qui avait déjà travaillé pour Bay sur le réussi Massacre à la tronçonneuse : Au commencement avant d'enchaîner des films d'action faiblards (Battle Los Angeles et La Colère des Titans).

Malgré l'apparition sur la toile de rumeurs faisant état de changements désastreux dans la mythologie de la saga, le résultat final se rapproche des séries et films des années 1990. L'action se situe toujours à New York, qui connaît une vague de crime lié à un gang appelé le Foot Clan, commandé par l'infâme Shredder. Ces évènements intéressent la journaliste de Channel 6 April O'Neil (Megan Fox), qui souhaite décrocher enfin un véritable sujet d'investigation. Elle pense donc décrocher son sujet lorsqu'elle assiste de loin à l'interruption d'un cambriolage du Foot Clan par ce qui semble être un super-héros. Elle décide de poursuivre cette piste et découvre que le super-héros est en fait quatre tortues géantes agissant et parlant comme des humains. April fait ainsi la connaissance de Leonardo le leader déterminé, Raphael le lugubre solitaire, Donatello le geek et inventeur génial et Michelangelo le plus blagueur et insouciant. Cette découverte va les mettre tous les cinq en danger, car la nature même des tortues est mêlée à la conquête de puissance du Foot Clan.


Si le scénario du film s'avère plutôt fidèle aux adaptations précédentes de la licence, il faut bien avouer qu'il est assez mauvais comme scénario de cinéma. L'histoire des  Tortues Ninja est vraiment trop passe-partout, et paraît aujourd'hui franchement vieillotte vu le nombre de clichés et raccourcis grotesques qu'on y trouve. De telles mécaniques usées font tâches en 2014. Tout y passe : la belle jeune femme déterminée devenant la demoiselle en détresse, la figure paternelle aussi rude que bienveillante en danger de mort, le grand méchant qui explique son plan aux gentils au lieu de les éliminer ou l'acolyte aussi lourd que sympathique... Beaucoup vont être exaspérés par les ficelles bien trop visibles d'un scénario prétexte pour mettre en scène les quatre tortues dans ce déluge d'action typique des productions de Michael Bay (Transformers en tête). On suit donc l'histoire sans grand intérêt, les nouveautés apportées à la mythologie s'avérant anecdotiques (voire risibles quand on s'intéresse à l'aspect "ninja" du titre, à l'instar de Splinter, devenu maître de Kung-Fu parce qu'il a découvert des manuels d'apprentissage alors qu'il balayait dans les égoûts).

Malgré ces petits écarts dommageables et un scénario bidon, le film présente tout de même un intérêt aux vieux fans comme moi. Avouons le, si on adorait la série étant jeune, ce n'était pas pour leurs scénarios toujours tirés par les cheveux où pour leurs intrigues sans aucune profondeur. C'était surtout pour le côté décomplexé et jeune des tortues. Voir ces quatre frères en découdre avec des ninja dans des chorégraphies dynamiques suffisait à notre joie. Et, surtout, les personnages principaux étaient cool avec chacun sa personnalité. Une des réussite du film est indéniablement d'avoir réussi à reproduire cette dynamique de groupe qui rend attachant les quatre héros. La personnalité de chacun est bien mise au goût du jour, et les répliques que se balancent ces frères font partie des meilleurs moments du métrage. Les fans seront heureux de retrouver chaque tortue avec sa personnalité, le sage Splinter, la jolie April et l’impitoyable Shredder.


De plus, le design général du film est une belle réussi, New-York étant bien mis en valeur entre ses égouts tortueux et ses coins sombres. Mais ce sont surtout Splinter et les Tortues qui donnent satisfaction: tout en images de synthèse, leur aspect d'animaux mutants est très bien rendu, conservant les caractéristiques physiques de leurs espèces. Seul Shredder fait figure de fausse note, son un look rappelant surtout à une boite de conserve surmontée de deux couteaux-suisses géants...  De manière générale, les ennemis manquent vraiment de consistance : ils ne sont que des punching-ball pour nos tortues (dont les combats sont, ceci dit, vraiment bien chorégraphiés avec un mélange d'attaques furtives au début du film jusqu'à des scènes d'action dignes de tout bon film de super-héros).

La comédie est également à l'honneur dans le métrage, ce qui est, encore une fois, logique quand on connaît les adaptations précédentes de la licence. Les tortues restent des adolescents et Michelangelo joue parfaitement son rôle de bouffon de la bande. Les différents caractères de chacun font que les dialogues fonctionnent. Alors certes les moments comiques ne sont pas des plus subtils ni des plus recherchés, mais ils fonctionnent tout de même. Cet aspect est évidemment renforcé par le casting qui comporte nombreux acteurs que l'on retrouve souvent dans les comédies à commencer par Will Arnett (Men in Black 3) jouant un le caméraman un peu lourd, mais gentil, d'April. Leonardo est pour sa part doublé par Johnny Knoxville, la tête d'affiche de Jackass. On retrouve également avec plaisir Whoopi Goldberg (Ghost) dans le rôle de la boss sceptique d'April. Le reste des premiers rôles est donc tenu par Megan Fox (Transformers) qui prête bien son jolie minois à l'intrépide April O'Neil et par William Fichtner dont tout le monde aura compris qu'il n'est pas un gentil dès qu'on le voit apparaître à l'écran. Un rôle bien trop habituel et sans surprise pour lui...


Les effets visuels jouent, bien sur, une place importante dans le film puisque les tortues, comme Splinter, ne sont plus des acteurs costumés mais ont été réalisées en images de synthèse en motion capture. Cela fonctionne plutôt bien, les effets spéciaux nous en mettent vraiment plein la vue et le goût prononcé de Michael Bay pour les explosions est bien présent. Bref, ne cherchez aucune finesse, le film assume complètement son côté grand spectacle et ce n'est pas plus mal.

Concernant la mise en scène de Liebesman, il n'y a pas grand chose à en dire si ce n'est qu'elle est très efficace. Si on imagine que le Sud-africain n'a pas du avoir une grande liberté, il a au moins le mérite de rendre les affrontements lisibles sans que jamais cela ne paraisse brouillon. On peut toutefois regretter l'utilisation de légères shaky-cam par moments, sans que cela soit vraiment nécessaire.

La conclusion de

Alors certes Les Tortues Ninja va être considéré comme beaucoup comme un nanard friqué. Certes le scénario est loin d'être bon et la mise en scène calibrée pour le plus grand nombre... Mais ce film réussit à retranscrire l'ambiance que l'on avait sur nos écrans il à 20-25 ans. Des héros improbables, une histoire tirée par les cheveux avec des enchaînements de péripéties manquant de précision et un humour très présent, c'est aussi ça Les Tortues Ninjas. Un blockbuster efficace qui fait le job en nous en mettant plein la vue car on s'amuse finalement du début à la fin.

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