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Critique du Film : Honeymoon
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Critique du Film : Honeymoon

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 24 mars 2015 à 0645

body snatchers dans les bois.

Honeymoon

Fraîchement mariés, Paul et Béa partent pour une romantique lune de miel aux abords d’un lac, situé en pleine forêt. Après une belle journée, faite de bonheur intense et de guimauve, durant la nuit, Paul se hasarde à abandonner quelques minutes sa belle. Lamentable erreur ! A son retour, Béa a disparu. Après avoir hurlé son nom un grand nombre de fois et avoir cherché longuement dans les pièces de la baraque et divers endroits de la forêt, Paul finit par la retrouver en train d’errer dehors, nue et complètement désorientée. Le lendemain, au réveil, Béa se fait distante et son comportement devient de plus en plus étrange...

Après avoir officié en tant qu’assistante de production pendant plusieurs années sur des films comme Blanche Neige et Europa Report, Leigh Janiak signe ici avec Honeymoon son premier long métrage aux postes de coscénariste – au côté de Phil Graziadei - et réalisatrice. Pour se faire, elle s'accompagne de deux acteurs en devenir : Harry Treadaway (Hideaways, City of Ember) et la magnifique rousse Rose Leslie (Ygritte dans Game of Thrones). Le film se doit de durer 85 minutes, principalement axé sur le couple d'acteurs puisque seuls Ben Huber et Hanna Brown viendront interagir avec eux lors de deux séquences. Bref, Leigh Janiak n'avait pas le droit de se planter sur son casting et, heureusement, sur ce point, elle réussit son film. Les deux acteurs partagent une telle complicité à l'écran qui fait que l'on croit en ce couple – enfin, tout du moins au début puisqu'après, comme vous vous doutez, tout va partir en sucette ! De plus, on ne peut nier que la réalisatrice se montre plutôt efficace, voire douée d'un vrai potentiel, lorsqu'il s'agit d'instaurer une certaine ambiance ou de mettre en valeurs ses acteurs. Sans compter que, visuellement, Honeymoon tient plutôt la route.

Honeymoon

Surtout, Honeymoon est loin d'être un film stupide, puisqu'il essaie via son histoire de proposer une réflexion autour du couple sur sa durée, et jusqu'à quel point on peut en arriver à connaître l'autre ? Outre, il évoque aussi les changements qui peuvent se produire à travers nous même et l'image qu'on peut avoir de l'autre. Des thèmes assez profonds qui, indirectement, font également échos à L'invasion des profanateurs de sépultures, tout comme il contient quelques connotations sexuelles qui ne sont pas sans rappeler les premiers films de David Cronenberg.

Après, malgré des qualités indéniables, Honeymoon nous a que partiellement convaincus. En effet, le rythme assez lent - on se doute clairement de ce qui va arriver, et ça tarde à venir -, cloisonné à la sempiternelle maison dans les bois mode trois-pièces, de même que le scénario évoquant justement un peu trop les Body snatchers. Tous ces éléments font que l'on décroche du récit à quelques reprises. De plus, même s'il y a transformation sur la forme et le fond, la dénonciation de l'idée de couple qui se désagrège peut paraître comme trop brutale pour être une critique vraisemblable. La contamination se déroulant non pas à travers les années, mais sur une très courte durée. En gros, on ressent des intentions positives dans le fait que la réalisatrice ne souhaite pas faire qu'un simple film d'horreur, mais toutes n'arrivent pas à prendre forme ou, du moins, apparaissent comme trop approximatives.

Après il faut être réaliste, Leigh Janiak signe ici une petite production. L'action cloisonnée semble donc plutôt obligatoire si elle voulait donner un minimum de tenue à son film et le fait qu'elle ne se contentent pas de suivre une mode façon « found-footage » ou « torture porn » est un plus indéniable à nos yeux.

La conclusion de

Honeymoon est un premier film appliqué, très bien interprété, armé de bonnes intentions en jouant avec des thématiques sous-jacentes comme les apparences du couple parfait. Cependant, le côté prévisible et quelques autres petites choses, l'empêchent d'être totalement satisfaisant. Pour autant, le spectacle n’est vraiment pas désagréable à voir et mérite que l’on s’y intéresse.

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