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Critique de la série télé : Person of interest [2013], par Andre C.

Avis critique rédigé par Andre C. le samedi 29 novembre 2014 à 14h06

saison 2 : The Real Dark Knight

Même si elle était un brin routinière, la première saison de Person of Interest eut au moins le mérite de poser une base solide pour la série. Conscients d'être dans une phase introductive, les auteurs, Jonathan Nolan et Greg Plageman, s'appliquaient à installer un format avec le plus d'efficacité possible. Pour ce faire, les deux showrunners ont pu compter sur les talents du studio Bad Robot. Lors de cette seconde cuvée, il leur fallait transformer l'essai, exploiter le canevas déjà dépeint et pousser encore plus loin les ressorts pour en étendre l'univers.

Si la réponse se fit attendre (passé l'épisode de reprise, on se retrouve avec une poignée de stand-alone), elle se révèle d'autant plus enthousiasmante. En fait, nous nous rendons compte que l'année précédente a permis de poser une galerie de personnages et leurs relations. D'un côté, nous avons le duo-vedette John Reese (Jim Caviezel, La Ligne Rouge, La Passion du Christ), un ex-agent secret (ou mercenaire, on ne sait pas trop) au passé trouble qui aide Harold Finch (Michael Emerson, Lost), un milliardaire au passé encore plus mystérieux. De l'autre, il y a les inspecteurs Fusco (Kevin Chapman) et Carter (Taraji P. Henson) qui viennent aider ponctuellement le binôme.

Grâce à la dynamique de ce groupe, le souffle de Person of Interest est renouvelé lorsque l'un de ses éléments est en péril : le cliff-hanger nous montrait Finch, créateur de la Machine et donc pilier principal du show, être menacé de mort. John Reese, se retrouvait dans une impasse et contraint d'obéir seul à la Machine, Finch ayant prévu le cas de figure de sa disparition. Or, ce statut quo n'est pas accepté par Reese qui, fidèle à lui-même, se rebelle contre la Machine. En l'espace de deux épisodes, le duo se reforme donc en laissant la porte ouverte vers d'autres pistes : des personnes aux motivations troubles et autres organisations mystérieuses connaissent aussi l'existence de la Machine.

Avec cette première crise, les auteurs renforcent leur postulat et le cadre du show, Fusco et Carter accèdent au vedettariat (on ne devrait même plus parler de duo-vedette, mais de quatuor) et les story-arc s'épaississent, faisant de Person of Interest une série bien ancrée dans le polar urbain, lorgnant petit à petit vers le thriller politique : le commissariat où travaille Carter et Fusco devient une source névralgique d'intrigues en tout genre. Le point le plus frappant est, d'ailleurs, cette aisance avec laquelle les auteurs parviennent à gérer aussi bien le fil rouge principal (les secrets autour de la Machine) et les diverses sous-intrigues, tout cela dans un même traitement intimiste sans atténuer l'efficacité de l'ensemble, bien au contraire.

Sur ce dernier point, on reconnaît là le savoir-faire du studio Bad Robot. Le studio, fondé par J.J. Abrams (Mission : Impossible 3, Super 8), qui a, à son actif, des séries comme Alias, Lost et Fringe. Avec Person of Interest, ce studio semble avoir trouvé son show le plus abouti, mêlant avec harmonie une structure mainstream (le « procedural show ») dans un ton sombre avec, véritable spécialité du studio, une mythologie qui se complexifie de plus en plus (peut-être même un peu trop, mais là, il faut savoir ce que l'on veut). En fait, on pourrait affirmer que la série de Jonathan Nolan innove en offrant la possibilité aux studios de se frotter à un genre en pleine tendance : les séries de super-héros.

Effectivement, nous avons donc, d'un côté, Reese de plus en plus dépeint comme un justicier de l'ombre (il a même un surnom, telle une légende urbaine) ; de l'autre, la capacité de Finch à pirater n'importe quel serveur informatique est plus proche d'un super-pouvoir que du simple cliché du hacker made in Hollywood (celui qui arrive à détourner un satellite avec son ordinateur portable) : le handicap de Finch nous renvoie au professeur Xavier des X-Men, le célèbre mutant qui a compensé sa paralysie en devenant l'un des plus grands télépathes de l'univers Marvel. De cette manière, Person of Interest pourrait même se voir comme une version réaliste de Batman, avec une imagerie mêlant le thriller avec de la SF d'anticipation. Pour être plus précis, Person of Interest ressemble à s'y méprendre à une sorte de prolongement télévisuel du Dark Knight de Christopher Nolan.

Il n'est rien d'étonnant à cela, puisque le créateur de la série, Jonathan Nolan, est tout simplement le frère du réalisateur de la trilogie Dark Knight, Christopher Nolan. Jonathan est même le scénariste de prédilection de ce dernier, y compris sur Dark Knight, l'opus de la trilogie évoquant les débordements d'une politique ultra-sécuritaire, donc du motif auquel renvoie la Machine de Person of Interest. Le show semble même conçu pour rassasier ceux qui ont été frustré que cette thématique ne soit pas plus développé que ça dans le long-métrage, Jonathan Nolan en premier sans doute.  

De ce fait, avec une mythologie en extension, d'autres personnages secondaires, tous plus complexe les uns que les autres, font leur apparition. Tout cela rend la série touchante et profonde, en un mot « humaine ». En résumé, Person of Interest est peut-être, tout simplement, la meilleure série issue des studios Bad Robots depuis ses débuts. Rien que ça.

La conclusion de à propos de la Série Télé : Person of interest [2013]

Andre C.
75

Malgré un début de saison où la série retombe sur ses pieds un peu trop facilement. Cette seconde cuvée nous rassure sur les capacités du studio Bad Robot à savoir rebondir. Maintenant nantie d'une base solide, Person of Interest voit son univers s'étendre et ses personnages sont en passe de devenir de nouvelles icônes de la télévision. On peut craindre que les scénaristes ne répondent pas à toutes les questions laissées en suspens, mais vu l'efficacité du show, on est prêt à le leur pardonner.

Que faut-il en retenir ?

  • Des personnages de plus en plus complexes ;
  • Une ambiance de polar urbain lorgnant vers le thriller politique ;
  • Un rythme toujours tendu et intense ;
  • Un casting charismatique

Que faut-il oublier ?

  • La manie de répondre aux questions par d'autres questions ;
  • Des rouages scénaristiques un brin trop répétitifs.

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