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Critique de la Série Télé : Person of interest
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Critique de la Série Télé : Person of interest

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 10 janvier 2013 à 1520

Une série plus surprenante qu'elle n'en a l'air...

Depuis le pétard mouillé que furent les six saisons de Lost, les disparus (ainsi que, à un moindre niveau, Alias saison 5), les séries télévisées produites par J.J. Abrams et BadRobot n'attirent plus autant les spectateurs devant le petit écran. Ainsi, pour une série survivant tant bien que mal aux diverses reprogrammations horaires (Fringe), nombre d'autres n'ont pas trouvé leur public et ont été prématurément annulées avant la fin de leur première saison (Undercovers, Alcatraz). Il faut bien admettre qu'à force d'histoires incohérentes et de scénarios peu aboutis, Abrams a largement tiré sur la corde en usant et abusant de la patience de son public, lequel s'est quelque peu lassé de ces récits feuilletonnesques très visiblement improvisés d'épisodes en épisodes. L'une de ses dernières productions, Person of Interest s'est pourtant imposé comme l'un des grands succès de la saison 2010-2011 sur la chaîne CBS.

Il faut bien avouer que cette nouvelle série s'est, de base, avérée nettement plus accessibles que Lost et autre consorts feuilletonnesque, se posant à la base comme un formula-show relativement classique. Ainsi, à l'instar des grands succès policiers des autres chaînes US (Les experts, N.C.I.S., etc.), les épisodes de Person of Interest s'articulent tous autour de "l'enquête de la semaine", permettant d'une part de suivre la série beaucoup plus facilement (manquer un épisode n'est pas dramatique), et d'autre part de pouvoir attirer au fil des semaines de nouveaux spectateurs qui pourront accrocher au concept sans nécessairement être perdus par un flot trop important d'informations manquantes. Mais là où Person of Interest n'aurait pu être qu'une série policière de plus, elle parvient largement à se démarquer du fait de la grande maîtrise scénaristiquede son créateur et showrunner : Jonathan Nolan.

On retrouve en effet la patte de ce scénariste brillant (auteur, notamment, de The Dark Knight, de Memento ou du Prestige pour les films de son frère Christopher), capable de faire cohabiter dans le même épisode plusieurs histoires différentes. Ainsi, si Person of Interest s'articule autour d'une enquête différente chaque semaine, ses épisodes sont cependant reliés les uns aux autres par des intrigues sous-jacentes qui finissent par développer un côté feuilletonnesque (un procédé qui n'est pas sans rappeler la très bonne série Life). L'une des grandes forces du show est par ailleurs sa grande diversité, les intrigues feuilletonnesques qui relient les divers épisodes s'avérant très nombreuses ; l'avantage de cette méthode est que ces histoires secondaires ne s'étirent pas outre-mesure, leur nombre permettant aisément de les résoudre (et donc de leur offrir une conclusion digne de ce nom) pour se concentrer sur d'autres ou en faire naître de nouvelles.

Ces divers fils rouges ne portent d'ailleurs pas nécessairement sur les aspects les plus mystérieux de la série. Ainsi, si les deux personnages principaux sont évidemment dotés de passés troubles qui sont dévoilés par petites touches, le coeur de la série porte plus sur le traitement d'autres histoires autrement plus intéressantes, à l'instar de l'ascension d'un nouveau Parrain dans la mafia New-Yorkaise ou de l'infiltration dans une unité de policiers véreux. Le plus réjouissant vient d'ailleurs du fait que ces intrigues naissent généralement des actions des personnages, une enquête a priori anecdotique pouvant avoir des conséquences inattendues quelques épisodes plus tard. Il en ressort une belle ambiance paranoïaque, raccord avec le postulat SF lié à "La Machine", impeccablement traitée dans une série où personne n'est exactement ce qu'il prétend être, et où les révélations et les cliffhangers sont dispensé avec une certaine maestria (ni trop, ni trop peu).

On notera enfin avec satisfaction l'attention portée à l'écriture des personnages, correctement travaillés tant en terme d'histoire (du moins pour ce qu'elle nous est dévoilée), de personnalités (cohérentes de bout en bout, y compris avec les révélations que l'on apprend petit à petit) que d'évolution (le personnage principal, qui se veut pacifique au début, s'enfonce petit à petit dans une vague de violence meurtrière). Le casting s'avère quant à lui globalement bien choisi, y compris dans ses faiblesses : Jim Caviezel reste certes une endive monolithique, mais force est de reconnaître que cela sied particulièrement bien à son personnage, quant à Michael Emerson, s'il nous ressert une prestation très proche de celle de son personnage de Lost, cela sert à merveille son personnage décalé. Les seconds rôles sont quant à eux parfaits dans des registres qu'ils maîtrisent, qu'il s'agisse de Taraji P. Henson, Enrico Colantoni, Paige Turco ou Michael Kelly.

Au final, si l'on devait reprocher quelque-chose à cette première saison (au délà d'un épisode pilote très moyen), c'est plus vis à vis du manque de renouvellement de la formule principale. A chaque épisode, le procédé est le même, et les enquêtes principales finissent par souffrir d'une certaine redondance (découverte de la "personne d'intérêt", filature, piratage, revélélation des motivations, etc.). De plus, comme dans tout formula show, l'intérêt de ces diverses enquêtes est largement fluctuant d'une semaine à l'autre, parfois prenantes de bout en bout, parfois sans le moindre intérêt (néanmoins, lorsque cela arrive, les histoires secondaires savent astucieusement prendre la relève pour s'assurer de l'attention du spectateur). C'est peut-être à ce niveau que Person of Interest finira par s'épuiser à l'avenir. Cependant, ne boudons pas notre plaisir, dans le cadre de cette première saison, la série ne cesse de surprendre, et ce jusque dans son épisode final, maîtrisé de bout en bout.

La conclusion de

Quand le savoir faire de J.J. Abrams (producteur) rencontre le talent de Jonathan Nolan (scénariste), cela aboutit à une série de grande qualité qui ne cesse de surprendre et de s'enrichir d'épisode en épisode. Ainsi, ce qui ne ressemblait de prime abord qu'à un formula-show de plus s'avère au final passionnant de bout en bout, tirant assez largement son épingle du jeu grâce à une grande rigueur dans l'écriture de ses scénarios. Cette première saison de Person of Interest s'impose donc haut la main comme l'une des séries les plus qualitatives que la télévision américaine gratuite ait pu livrer ces dernières années. Espérons maintenant que la suite soit du même acabit et réussisse à renouveler la formule...

Que faut-il en retenir ?

  • Une bonne série paranoïaque
  • Des fils rouges nombreux et variés,
  • L'aspect feuilletonnesque bien pensé,
  • Le soin dans l'écriture des personnages,
  • Un art de la révélation correctement maîtrisé,

Que faut-il oublier ?

  • Une formule qui ne se renouvelle pas,
  • Des enquêtes dont l'intérêt est très variable.

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