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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Fright Night 2
Fright Night 2 >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Fright Night 2

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 16 décembre 2013 à 1806

Quand Gerri remplace Jerry

Un groupe d’étudiants en histoire de l’art se rend dans les Balkans pour y étudier les chefs d’œuvre de l’architecture et de la peinture roumaine. Arrivés sur les lieux, ils vont faire la connaissance de leur professeur, Gerri Dandridge, une femme magnifique au magnétisme fou, qui ne laisse pas indifférent l’un d’entre eux, Charly Brewster. Complètement obsédé par l’image de cette splendide créature, le jeune étudiant va en oublier toute prudence et bonne éducation et espionner l’enseignante dans sa demeure (fréquentée par de jolies femmes peu frileuses). Il va alors découvrir avec horreur que Gerri Dandridge n’est autre qu’Erzebeth Bathory, la comtesse sanglante, devenue vampire. Effrayé, Charly demande alors l’aide de Ed, son pote un peu déjanté, Amy, sa girlfriend et... Peter Vincent, le célèbre chasseur de monstres...

On s’en souvient. En 2011, sous les traits de Colin Farrell, les fans de cinéma fantastique apprenaient le retour dans les salles obscures de Jerry Dandridge, l’un des vampires les plus sexys de l’histoire du cinéma. Cet enthousiasme fut cependant vite tempéré par le découverte d’un film finalement assez moyen, du moins bien moins réussi que le petit bijou d’humour noir de Tom Holland. Devant ce demi-échec (qui ne contribua pas à me réconcilier avec Colin Farrell, un acteur que j’ai toujours trouvé inintéressant), l’on pensait donc la franchise belle et bien enterrée. Mais c’était oublier combien les vampires ont la peau dure et que l’une de leurs principales caractéristiques et de ressortir régulièrement de leurs cercueils.  

Donc, en 2013, Vampires,vous avez dit vampires? revient. En direct-to-DVD. La prise de risque est donc bien plus mesurée, les moyens investis plus raisonnables. Derrière la caméra, Craig Gillespie a cédé la place à Eduardo Rodriguez et le luxueux casting du premier film (Colin Farrell, David Tennant, Imogen Poots, Christopher Mintz-Plasse et... Chris Sarandon himself en guest!) se voit remplacé par une brochettes de comédiens à la réputation moindre (ce qui ne veut pas dire qu’ils soient plus mauvais). Et c’est Matt Venne (Mirrors 2) qui s’est vu chargé de l’écriture du script. Le scénariste doit épouser les contraintes de production, c’est à dire un plateau en terre roumaine, avec un casting composé en partie de gens du cru.

Ce Fright Night 2 ne suit donc pas les principes de son homonyme de 1988, réalisé par Tommy Lee Wallace, une véritable séquelle dans laquelle on voyait Charlie Brewster et Peter Vincent reprendre du service pour affronter une horde de vampires (dont la propre sœur du dandy aux dents longues) voulant venger la mort de Jerry Dandridge. Ici, après une introduction complètement hors sujet, Matt Venne ne se complique pas la vie et efface en partie le premier volet pour raconter sa propre histoire, qui, en reprenant les mêmes personnages (et en conservant leurs profils) peut être appréhendée comme une sorte de relecture cheap du film de Gillespie - avec pour principales différences un vampire de sexe féminin et un décor qui quitte la proche banlieue d’une ville américaine pour un environnement plus gothique.

Hormis sa cosmétique, ce nouveau Fright Night ne varie donc guère du précédent film (et du classique des années 80), ce qui prive le spectateur de tout effet de surprise. Restait à Eduardo Rodriguez d’exploiter au mieux les quelques arguments mis à sa disposition pour rendre son œuvre intéressante, à défaut d’être passionnante. C’est ce qu’il tente de faire en transformant le troublant aspect sensuel de la franchise en un érotisme nettement moins classe mais qui, force est de l’avouer, peut susciter l’intérêt de l’amateur de jolies filles. Sous l’objectif d’un cinéaste qui se complait à filmer nibars et chutes de rein, Fright Night 2 est donc une œuvre excessivement racoleuse, qui joue sur le cliché de la bombasse de l’est tout en faisant de Peter Vincent un débauché fréquentant les milieux interlopes de la capitale roumaine.

Charnel, le film d’Eduardo Rodriguez l’est assurément. Putassier, il l’est également aussi, en proposant régulièrement des séquences gratuites qui n’ont pour but que l’étalage de tableaux aux graphismes érotico-gore (toutefois mesurés). A coté de cela, le métrage présente un étonnant aspect badass qui évoque des séries B comme les Une Nuit en Enfer (entamés par Robert Rodriguez, tiens donc!) et surtout La Reine des Vampires, l’un des films des Contes de la Crypte. Le cinéaste en oublie même les chromatiques propres aux Fright Night avec des bains de couleurs plus écarlates et contrastés. Cet esthétisme horrifique est accompagné d’un montage plus rageur et de nombreux effets gore. Cela génère une atmosphère de sang et de sexe dans lesquelles les personnages se baignent, au sens figuré, comme au sens propre quand Gerri initie Amy dans une immense piscine d’hémoglobine. Rudimentaire, sans aucune imagination (tous les plans semblent piqués ailleurs) mais efficace.

L’autre arme utilisée sans retenue par Eduardo Rodriguez est le charisme de Jaime Murray. La belle comédienne britannique, aux traits si particuliers, dévoile une nouvelle fois son aisance dans les rôles de séductrice et de prédatrice à travers ce personnage légendaire qu’est Erzebeth Bathory (que le script s’acharne à vouloir nommer Elizabeth). Cette femme de haute naissance qui, recherchant la jeunesse éternelle, se baignait dans le sang de vierges. Dommage que la tenue souvent stupide du récit ne l’avantage pas, comme lorsque, lancée dans une traque dans les égouts, elle se voit contrainte d’utiliser son «sonar», sorte de couinement incongru qui la transforme en animal un peu ridicule. L’objectif de sa quête est également assez flou, sacrifier Amy ne lui amenant, semble-t-il, que peu d’avantages. En résumé, si le personnage est au final séduisant, il n’en est pas pour autant moins bancal.

La conclusion de

Difficile de comparer ce Fright Night avec le volet précédent tant les moyens investis sont différents. En fait, au regard de ceux-ci, on peut dire qu’Eduardo Rodriguez s’en sort avec les honneurs. Si son scénario n’est qu’une relecture poussive (et parfois même stupide) de celui du film de Gillespie, le film arrive à séduire par son esthétisme de série B, une amusante ambiance erotico-gore de pacotille et la présence de Jaime Murray, une comédienne au charme troublant.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance agréable
  • Jaime Murray
  • Quelques plans gore intéressant

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario intéressant
  • Trop de clichés
  • Une réalisation appliquée mais conventionnelle

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