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Critique de la série télé : Falling Skies, par Andre C.

Avis critique rédigé par Andre C. le mercredi 11 décembre 2013 à 11h51

saison 2 : The Resistance is coming

Durant la saison 2010/2011, le retour de Steven Spielberg à la télévision ne s'est pas résumé à Terra Nova. Quelques mois après la courte série avec les dinosaures, on a vu arriver sur la TNT la post-apocalyptique Falling Skies, qui rappelait le versant sombre de son producteur. En effet, dans la mesure où Terra Nova évoque Jurassic Park, celle qui nous intéresse ici fait office de version télévisuelle de la récente Guerre des Mondes. Et, malgré une approche psychologique redondante, Falling Skies a eut droit à une seconde chance. Il était donc primordial pour cette production estampillée Spielberg de rectifier le tir et de passer à la vitesse supérieure. Si le résultat est encore une fois mitigé, il faut bien reconnaître que des efforts ont été faits dans plusieurs domaines.

Premier changement notable, l'arrivée de Remi Aubuchon au poste de showrunner, à la place de Mark Verheiden, occupé sur l'adaptation de Dark Tower de Stephen King, et des scénaristes Bryan Oh et David Weddle, venus apporter du sang frais. L'ensemble n'en est pas bouleversé pour autant, puisque, visuellement, nous restons dans une ambiance de film de guerre. Après tout, ces producteurs et scénaristes viennent de BattleStar Galactica, à l'instar de Verheiden, une cohérence est donc préservée. C'est au niveau de l'écriture que cette équipe apporte une plus-value. Cependant, cet apport reste à relativiser, la seconde fournée repose beaucoup sur les acquis de la première et ne se singularise qu'avec une dynamique qui manquait tant aux premiers épisodes.

Ainsi, le traitement des histoires est sensiblement différent, plus convaincant. Les débuts de la série étaient handicapés par une tendance à se focaliser sur l'aspect psychologique. L'intention est louable mais, les péripéties étant molles et poussives, cette même intention résonnait comme une excuse pour tirer à la ligne. En cela, le final de cette première cuvée promettait une suite beaucoup plus enlevée. On y voyait Tom Mason (Noah Wyle, le John Carter de Urgences, ici barbu) accepter de se faire prisonnier par les aliens pour marquer une trêve. Cette situation mettait au pied du mur le Capitaine Weaver (Will Patton), contraint d'assurer son poste de leader sans les conseils de son ami pacifiste.

En ce sens, les épisodes de reprise marquent un tournant. Captif des aliens, Tom Mason apprend que la Résistance a atteint son objectif et freine effectivement l'invasion des envahisseurs. Alors qu'il pensait que les survivants ne devaient représenter qu'une quantité négligeable, cette découverte lui redonne espoir et le pousse à s'échapper pour retrouver son groupe. Certains pourraient reprocher cette rupture de ton : l'intérieur d'un vaisseau spatial est dévoilé, rompant avec l'imagerie du film de guerre à hauteur d'homme. Qu'ils se rassurent, cette imagerie reste encore ce qui caractérise Falling Skies, il suffit de voir ce qu'il se passe du côté de Weaver. Le Capitaine est parvenu sans trop de mal à organiser son groupe sans l'aide de son ami ancien professeur d'Histoire. On peut même souligner que, en l'absence de Mason, chaque membre du groupe s'est affirmé, ses fils en tête, devenus de vrais soldats.

En somme, le plus principal changement concerne l'orientation des enjeux. Initialement, le groupe s'évertuait à se faire oublier des patrouilles en se cachant dans un bâtiment, trouvant ici et là des moyens de lutter. Les intrigues ne relevaient pas d'une originalité folle et le rythme n'était pas non plus emballant. Si, au niveau des histoires, la seconde cuvée a encore ce sentiment de resucée (la captivité de Mason a bien entendu des effets secondaires et plusieurs disputes au sein du groupe sont prévisibles), la mise en scène manifeste un peu plus de relief. L'équipe artistique assumant maintenant son postulat de départ, nous avons l'impression de nous retrouver devant une suite non officielle de V : ici, les extra-terrestres reptiliens ont réussi à réduire l'humanité à un groupuscule qui remplit à peine un gymnase. D'ailleurs, tout comme la série avec les lézards (qui étaient une extrapolation, sous l'angle de la SF, de l'Occupation de la France, avec des aliens en guise de nazis), Falling Skies renvoie aussi à l'Histoire via les références historiques de Mason, en tout bon professeur qu'il était avant l'invasion.

En outre, ses survivants, maintenant nomades, permettent au visuel de gagner un peu plus d'ampleur. Le décor ne se résume plus à un bâtiment vide, où les personnages s'entassent, mais à des terrains vagues et abandonnées. La réalisation se voulait déjà immersive, elle est maintenant plus efficace et s'offre même le luxe de quelques prises de risque : le premier acte d'un épisode est un plan-séquence sur Weaver et Mason traversant le camp. La série est donc en voie d'atteindre la qualité qu'elle promettait à ses débuts, avant qu'elle ne s'enlise dans la facilité.

Néanmoins, il y a plusieurs bémols et pas des moindres. Sur la dizaine d'épisodes de cette seconde saison, la moitié ou presque sent le remplissage. Le point le plus frustrant reste l'existence d'un autre groupe de résistants, ceux-ci étant plus nombreux et mieux organisés. Alors qu'il paraît évident que cette rencontre permettrait à Falling Skies de prendre encore plus d'ampleur, elle est vite reléguée dans le décor, la suite se concentrant sur des éléments à l'intérêt relatif. Simple compromis des scénaristes se forçant à revenir au plus près des personnes ? Ils se retrouvent alors contraints de marquer des ruptures grossières (un épisode est entièrement consacré aux discussions des personnages durant un trajet, par exemple), après avoir recadré l'univers de la série et ses enjeux. La démarche peut être agaçante à cause de cette tendance des scénaristes à ronger leur frein.

La conclusion de à propos de la Série Télé : Falling Skies

Andre C.
50

Plus solide, cette cuvée s'avère pleine de surprise. Si elle n'est pas exempte de défauts, Falling Skies continue son petit bonhomme de chemin en resserrant les boulons et en gagnant en ampleur. Au vu de la première saison, ce constat était presque inespéré. Aussi inégale soit-elle, la saison 2 permet à la série de se mettre sur de bons rails et il ne reste plus grand chose pour que cette production Spielberg compte parmi les séries du moment.

Que faut-il en retenir ?

  • Un rythme plus alerte ;
    Des personnages mieux caractérisées et mieux traités ;
    Un univers avec plus d'ampleur
     

Que faut-il oublier ?

  • Beaucoup trop de temps morts ;
    Des difficultés à rebondir après des moments forts ;
    Une impression de déjà-vu encore agaçante
     

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