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Critique de la Série Télé : Falling Skies
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Critique de la Série Télé : Falling Skies

Avis critique rédigé par André C. le samedi 19 mai 2012 à 1230

Les survivants de la fin du monde

Il y a des associations de noms qui rendent des oeuvres plus attendues que d’autres. Avec la mention de Steven Spielberg à la production et de Noah Wyle en tête d’affiche, il ne pouvait en être autrement pour Falling Skies. Pensez donc, un réalisateur qui a contribué à changer le visage des films de guerre et de la science-fiction en l’espace de quelques métrages (Il faut sauver le soldat Ryan, Minority Report et La guerre des mondes pour ne citer que les plus connus de la décennie passée) qui lance une série dont les ambitions sont clairement de prolonger le plaisir de l’une de ses oeuvres. En effet, même un oeil mal avisé peut remarquer que Falling Skies marche sur les sentiers battus de La guerre des mondes, au point de donner l’impression d’en être une série dérivée par instant. A cela, on ajoute la présence de l’un des acteurs dont le visage a marqué le tube cathodique dans les années 90, Noah Wyle, l’éternel John Carter, le jeune interne des Urgences, ici dans le rôle de Tom Mason, le porte-parole des survivants civils (souvent en opposition avec le chef militaire) et le père de deux enfants. Sachant que Spielberg faisait déjà partie de la production de la série médicale (la série s’est même largement vendue sur sa collaboration avec Michael Crichton, reformant le tandem du méga-hit Jurassic Park), on comprend en quoi Falling Skies était attendue au tournant.

Seulement voila, si le prestigieux réalisateur avait réussi à faire une bonne pioche avec le feuilleton hospitalier, il n’en était pas à son premier essai et les autres tentatives sont pour le moins oubliables. Qui se rappelle de Earth 2 ou de Seaquest, police des mers ? Et c’est bien à ces deux dernières que Falling Skies renvoie. Non pas que Spielberg en soit totalement responsable (le monsieur était déjà débordé avec ses projets cinés en enchaînant les Tintin et Cheval de Guerre), il faudrait plutôt voir du coté du créateur, Robert Rodat, pour comprendre d’où viennent les faiblesses de cette première cuvée. Si Rodat est le scénariste de Il faut sauver le soldat Ryan, il est aussi celui de The Patriot de Roland Emmerich. Deux long-métrages qui partagent bon nombre de thématiques avec notre série, mais dont le traitement diffère suffisamment pour comprendre comment ce qui fait la force de l’une peut être réduit à de la ficelle scénaristique dans l’autre.

Ainsi, le sujet principal de Falling Skies est la solidarité au sein d’un groupe d’individus en temps de crise : la guerre tire à sa fin et l’humanité est réduite à une poignée de survivants contraints de tisser des liens pour vivre au jour le jour. La situation est à peu près similaire aux opus de Spielberg mais aussi celui d’Emmerich puisque les personnages doivent révéler une nouvelle facette de leur personnalité (devenir meneur d’homme, par exemple, ou simplement trouver leur place dans le groupe) souvent en contradiction avec leurs fonctions dans la société d’antan, il suffit de voir le running gag sur la profession du personnage de Tom Hanks dans Il faut sauver..., présenté en chef d’unité au mystérieux passé. Mais ici, ce qui faisait l’intensité des métrages de Spielberg en devient très vite un passage obligé redondant : dès le premier épisode, Mason perd l’un de ses deux enfants, enlevé par les aliens, et il part aussitôt à sa rescousse au terme de palabres avec le capitaine Weaver, incarné par Will Patton, et des autres survivants pour les convaincre de sa détermination. Le souci provient de ce traitement télévisuel finalement assez daté : l’ensemble est bavard parce que tout se passe à travers les dialogues, et non par l’image. Un détail un peu embarrassant lorsque le genre en question s’est retrouvé chamboulé quelques années auparavant et que l’on s’inscrit dans la lignée du nouveau modèle.

De ce fait, alors que Falling Skies aurait dû poursuivre l’effort de Battlestar Galactica dans sa démarche de décrire une société post-apocalyptique, la série créée par Rodat se perd dans des conflits internes qui ne font en rien avancer le schmilblick. Dommage, d’autant plus que l’ambiance décrite est suffisamment convaincante (l’écran sent bon la poussière et les ruines, on est bien loin de la série Dark Angel) et bon nombre de personnages promettent des développements intéressants, même si prévisibles : le prisonnier de guerre qui trouve la faiblesse des aliens ou cet enfant, récupéré après son enlèvement, qui se sent étranger parmi les humains.

En plus, la plupart des acteurs ont bien du mal à tirer leur épingle du jeu. Si Noah Wyle a suffisamment pris de la bouteille depuis Urgences (il a même été la vedette des téléfilms The Librarian par la suite) pour avoir un charisme de meneur d’homme, il a bien du mal à en assurer la posture, embourbé dans ses intrigues de “père soucieux de ses enfants”. Cela s'en ressent dans ses confrontations verbales avec Will Patton, déjà vu dans Armageddon et The Postman avec Kevin Costner, qui semble s’ennuyer poliment tant les scénarios ne lui donnent aucun relief. 

Ses derniers révèlent une tare que l’on retrouve dans l’ensemble du casting, puisque les scénaristes ont bien du mal à gérer les nombreux personnages, un détail impardonnable pour une série chorale. Le comble est de se rendre compte que les protagonistes les plus intéressants seront ceux croisés l’espace d’un épisode : certains essaient de créer des liens avec les aliens, au détriment des survivants, ce qui laisse supposer une possibilité de communiquer avec les créatures. Une piste prometteuse mais qui n’est pas approfondie, ces mêmes aliens étant la plupart du temps réduits à des animaux guidés par leurs instincts qui voient en l’humanité une simple proie.

Dès lors, les 10 épisodes se suivent sans passion, les rebondissements s’enchaînent de manière mécanique sans réel souffle et dénués d’originalité. La mise en scène n’a rien de honteux (même si les effets spéciaux trahissent leur nature numérique), elle n’a non plus rien de transcendant, se contentant de ce que peut lui offrir le format cathodique. A ce titre, on aurait voulu conseiller à l’équipe de visionner la série Jeremiah, de Stracynzsky qui date de 2002 et qui a déjà démontré que l’on pouvait narrer des aventures ambitieuses dans un univers post-apocalypse crédible et étendu à partir d’un format télévisuel. Un comble alors que Falling Skies aurait dû être le nouveau mètre-étalon en la matière.

La conclusion de

En l’état, Falling Skies est une grosse déception, remplie de personnages encombrants et dont le fil rouge ne parvient pas à maintenir l’attention. Il semblerait que, au vu de l’épisode final, les scénaristes eux-mêmes n'aient pas su quoi faire avec la série, tant les dernières scènes donnent l’impression de tâtonner dans le noir, tel un aveugle cherchant une main secourable.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance post-apocalyptique convaincante ;
  • Un sujet ambitieux et traité avec soin.

Que faut-il oublier ?

  • Des scénarios prévisibles ;
  • Des personnages réduits à des stéréotypes ;
  • Des intrigues terre-à-terre.

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