Nous sommes toujours en 2064. Les Zombies sont toujours aussi envahissants et le trio infernal –
Maggie,
Karl et
Freddy – continue à offrir leur service de chasseurs de primes à différents humains. Avec leurs chamailleries habituelles, il en va de soit. Dans
Les Esclaves de l'Amour, le lecteur pourra découvrir un peu plus les personnalités du trio infernal à travers leurs nouvelles aventures. On découvrira le goût prononcé de
Karl pour la mode vestimentaire texane ainsi que son amour cachée. L’ultime penchant de destruction de
Fred se traduisant par l’éclatement de cervelle ainsi que son goût pour les super héros. Et pour finir,
Maggie qui enfin rencontrera l’amour.
Les Esclaves de l'Amour, se compose également de différents chapitres avec en plus un petit interlude de première partie se passant dans la famille
Neard. Au nombre de trois, on y rencontrera un oncle voulant récupérer son fugueur de neveu, des habitants d’un petit village américain à la ressemblance frappante avec des membres du Ku Klux Klan et un chanteur de trash-surf voulant jouer au plus fort contre la mort. Néanmoins tous finiront, comme toujours, d’étrange manière ! Au gré des pages le lecteur en viendra à se poser beaucoup de questions. Est-ce que
Karl arrivera à perdre son acnée? Est-ce que son expérience de zombie-lover lui apportera de la stabilité? Si ce qu'on a mangé à midi ne nous a pas fait mal au ventre? De même qu'on se demandera si
Freddy arrivera enfin à conclure avec
Maggie? De quoi nous mettre l'eau à la bouche en prévision du tome 3,
Popypop ne répond plus.
Toujours aux commandes de ce nouvel album de la série
Les Zombies qui ont mangé le monde, le duo infernal :
Guy Davis au dessin et
Jerry Frissen au scénario. Le tracé de Davis nous apparaît, de la même manière que dans
Une Odeur épouvantable, décrépit et crado. La colorisation assurée par Charlie Kirchoff révèle des teintes prédominantes entre le marron et le kaki, donnant le résultat de décrépitude encore plus probant. Le coup de crayon de Davis se calque très bien à l’atmosphère de foutoir régnant en 2064 à Los Angeles et avec les dialogues totalement immoraux de Frissen ; cette lecture se veut encore ultime !