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Critique de la Bande Dessinée : Une odeur épouvantable
Une odeur épouvantable >

Critique de la Bande Dessinée : Une odeur épouvantable

Avis critique rédigé par Lucie M. le dimanche 8 janvier 2006 à 1220

The Zombies that ate the world

Guy Davis et Jerry Frissen entament avec une odeur épouvantable, une série de bandes dessinées à la fois singulières et complètement burlesques. Composée de quatre histoires courtes, initialement publiées dans la revue Métal Hurlant, une odeur épouvantable est le premier tome des Zombies qui ont mangé le monde. L’histoire se situe à Los Angeles en 2064 et les morts sortent des tombes. La population est impuissante devant cette invasion morbide et le gouvernement agit avec les moyens du bord. Les Morts-Vivants sont tolérés et il existe même des lois pour leur protection. Le ton est donné les vivants doivent cohabiter avec leurs morts !
Chapter #1: A domestic Drama in a suburban Hell Un père de famille essaye par tous les moyens de se débarrasser de son beau-père revenu d’entre les morts. Son nom est Popypop et il est réellement envahissant. Toutefois c’est l’épouse, de ce père de famille pas très sympathique, qui finira d’étrange manière !
Chapter #2 : Dead Girl Superstar Un richissime excentrique se paye le luxe de collectionner les mortes célèbres pour assouvir ses morbides fantasmes sexuels. Il finira d’étrange manière !
Chapter #3 : Terminal Boredom Plusieurs morts-vivants se rebellent après s’être encore fait jeter d’un grand magasin. Ils vont se rendre vers une maison habitée par un couple, dont le mari a des choses à régler avec sa belle-mère, tout en imitant les zombies de Romero et en criant « Brainnn ! Brainnn ! ». La belle-mère finira d’étrange manière !
Chapter #4: Enter the Amazing Belgiam Le professeur Coleman a reçu le double prix Nobel de la science grâce à son dinosaure non-vivant ou à ses greffes extraordinaires de cerveaux sur des morts-vivants. Néanmoins un personnage machiavélique, qui veut gouverner le monde, va lui demander de greffer un cerveau sur un mort-vivant à l’identité cachée ; célèbre de part ses accointances politiques. Le professeur finira lui aussi d’étrange manière !
Ces quatre petites histoires ont toutes un point commun, elles mettent en scène le frère et la sœur, Karl Neard et Maggie Neard. Tous deux essayent de tirer profit de cette invasion de zombies en monnayant la capture ou la disparition de certains d’entre eux avec l’aide du belge Freddy Merckx que l'on rencontre pour la première fois dans le chapitre 4. Complètement désaxés, le frère et la sœur se tiennent des discours à la limite du grotesque mais qui nous font mourir de rire. Imaginez Karl et Maggie dans leur voiture se préparant à aller capturer un zombie femelle :
Karl : T’as déjà regardé ton trou du cul ? Maggie : Hein ? Non…C’est idiot…De toute façon, je ne suis pas assez souple. Karl : Maman t’a offert un petit miroir. Tu aurais pu le mettre entre tes jambes et regarder.
Après deux trois échanges sur le même sujet avec Maggie. Son frère Karl finit par lui dire:
Moi je l’emploi pour me regarder le trou du cul. Comment fais-tu pour vivre sans savoir à quoi ça ressemble ? Etc. Chamaillerie exceptionnelle entre frère et sœur !
Ce ton trivial dans les dialogues est souvent employé par les personnages de cet album et Jerry Frissen s’en donne à cœur joie. Souvent décalés, Ils détiennent néanmoins un fort potentiel critique à la teneur acerbe à propos de notre société. Avec ce prétexte apocalyptique, Jerry Frissen met en avant le déclin des valeurs familiale ou sociale de notre fin de siècle. A travers ce déluge de répliques, toutes aussi tuantes les unes que les autres et accompagnées par des situations complètement surréalistes, les valeurs familiales sont inexistantes et les valeurs morales sociologiques s’effondrent tel un château de carte. Le dessin de Guy Davis agrémente énormément cette sensation de décrépitude. Des décors aux personnages, le rendu s’avère fort réaliste et détient également une touche à l’ancienne. De plus grâce à la présentation graphique de cet album, avec des références à certaines affiches du cinéma d'horreur série B des années 50 à 70, cela renforce ce côté hommage aux films d'épouvantes et ce côté ancien.

La conclusion de

Les Zombies qui ont mangé le monde est un immense clin d’œil à l’œuvre du sieur Romero ainsi qu’à diverses œuvres sur les zombies. D’ailleurs une dédicace à son attention est mentionnée juste à côté de la préface écrite par Druillet. Cet étonnant mélange d’horreur série B et d’humour décalé dégage, néanmoins, une critique acerbe d’une société déclinante. Les deux compères, Frissen et Davis, s’en donnent à cœur joie et la lecture d’une Odeur Epouvantable est totalement jubilatoire.

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