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Critique du Film : Tai Chi Hero
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Critique du Film : Tai Chi Hero

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 11 mai 2013 à 1929

Malgré un bel élan initial, j'ai un peu perdu de mon énergie.

Tai Chi Hero prend directement place après Tai Chi zero, le premier volume d'une série initialement prévue pour être une trilogie (cependant, il semblerait que l'arrivée d'un ultime chapitre soit loin d'être sûre, et si c'est le cas, elle n'est pas à espérer avant 2014/2015).

Aux premiers abords, on pourrait penser que tout va pour le mieux pour ce brave Yan Lu Chan. D'un côté, il vient d'épouser la fille du grand maître du Tai Chi, la ravissante Chen Yu Niang, de l'autre il peut dorénavant s’entraîner officiellement à cet art et vivre dans le paisible village de Chen. Pourtant, ce pauvre Lu Chan n'en a pas encore totalement fini avec les ennuis. Ils auraient même tendance à s'amplifier. Ainsi Fang Zi Jing crie vengeance et met tout en œuvre pour détruire le village de Chen, sa douce nouvelle épouse refuse de faire l'amour, voir même se faire appeler par un mot tendre type « ma chérie », et enfin voilà qu'un nouveau beau frère arrive dans la place pour semer la zizanie.

Tai Chi Hero en colère

Tourné dans la foulée du premier chapitre, alors qu'on s'attendait à un « vous n'avez encore rien vu », Tai Chi Hero se montre bien plus sage que la précédente aventure de Lu Chan. Peut-être parce qu'il jugeait avoir été trop loin dans l'aspect graphique et cartoon ou parce qu'il avait trop mis à mal le budget de production, stephen Fung ait semble, ici, avoir appuyé sur la pédale de frein pour offrir un film de wu-xia pian un poil plus traditionnel et surtout plus avare en péripéties. Donc, malheureusement, l'aspect jeu vidéo façon beat ‘em up ne se résume qu'à une pauvre séquence – qui plus est inutile – et la touche steampunk, là aussi, est réduite à peau de chagrin. Reste que l'on ne peut pas passer complètement d'un style à un autre comme ça et - heureusement - Tai Chi Hero conserve quelques stigmates de la réalisation complément dingo, mais brillante du premier volet. Ainsi, même s'ils sont beaucoup moins nombreux, de temps à autre, quelques éléments graphiques reviennent se greffer aux films et après une longue amourette et quelques problèmes familiaux (parfois intéressants) on retrouve enfin des combats magistralement filmés. D'ailleurs, une séquence avec d'un côté Lu Chan, Chen Yu Niang et Maître Chen Chang-Xing (Tony Leung Ka Fai) faisant face à une armée entière et ses canons est clairement trippante surtout si on ajoute à cette bataille un planeur (évoquant les créations de Léonard de Vinci). Puis, bien que redoutable d’efficacité – mais, très mal amené dans les enjeux - la dernière des confrontations ne sera pas sans nous rappeler l'une des somptueuses chorégraphies du deuxième volet de Il était une fois en chine.

Tai Chi Hero entrainement

Côté scénario, on regrette que les problèmes autour du « côté obscur » de Lu Chan ne soient réduit qu'à un petit passage, qui plus est particulièrement sage. Ensuite, l’on a la sensation de suivre une intrigue brouillonne, écrite dans la précipitation du premier, construite artificiellement pour prolonger l’existence de personnes qui semblent n'avoir plus grand-chose à dire hormis Fang Zi Jing (Eddie Peng) qui réclame sa vengeance et qui semble n'avoir plus une once de culpabilité à provoquer le mal. Les idées sympathiques, ou les passages les plus savoureux, de Tai Chi Hero seront donc surtout dus à l'apparition de Zai Yang (Feng Shao Feng), le frère aîné de Chen Yu Niang ( Angelababy) et antagoniste de Lu Chan (Yuan Xiaochao), puis à la présence sur quelques scènes de l'occidental Duke Fleming, interprété par cette bonne vieille gueule de Peter Stormare (le dernier rempart, Lockout, Dylan Dog). Ainsi, s'il est vrai qu'on prend beaucoup de plaisir à retrouver cet univers et ses personnages, on aurait vraiment aimé que les enjeux soient mieux équilibrés et ainsi éviter la baisse de tension d’une dernière partie où l’on a l'impression que le danger est déjà loin.

Pour le reste, à l'inverse du premier volet, la fin est assez fermée. Ainsi, bien qu’une porte reste ouverte pour une éventuelle suite (une dernière image se montre à ce niveau fortement savoureuse, avec un retour en force du steampunk), le spectateur ne ressent aucun frustration lors du visionnage du dénouement Si une suite arrive, tant mieux (si tout du moins elle est supérieure ou d’un niveau égal à Tai Chi Zero), sinon pas de soucis, la fin est acceptable tel quelle.

La conclusion de

Globalement, la série des deux Tai Chi offre un ensemble plaisant même si ce deuxième volet génère une déception du fait qu'il se situe en dessous, tant pour l’inventivité que pour la générosité, de Tai Chi zero. On attendait et espérait une suite plus épique, plus extrême, avec des enjeux encore plus grands. Au final on hérite juste d'une aventure sympathique, mais très paresseuse si l’on en vient à la comparer à son aînée.

Que faut-il en retenir ?

  • Un film globalement bien réalisé.
  • Une très bonne musique de Katsunori Ishida
  • Des personnages et un univers sympathiques.

Que faut-il oublier ?

  • Une suite beaucoup moins inventive que son aînée.
  • Un scénario brouillon en particulier dans son dernier acte.
  •  

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