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Critique du Film : Tai Chi zero
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Critique du Film : Tai Chi zero

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 30 avril 2013 à 0807

Les mystères du Tai Chi partie 1

Lu Chan a beau être un bon combattant, une légère malformation sur le front lui cause quelques problèmes. Dès qu’on touche à sa corne, il se transforme en véritable machine de guerre du Kung-fu. En apparence, cela pourrait paraître comme un sérieux avantage, mais la mauvaise nouvelle, c’est que ça le rend quelque peu incontrôlable et surtout, ça le tue à petit feu. Il a donc tout intérêt à contrôler ses pulsions s’il ne veut pas mourir prématurément. Les circonstances vont faire qu'après une dure bataille, il se voit proposer par un médecin peu ordinaire un voyage au village Chen, qui est très populaire pour sa maîtrise du Tai Chi, un art martial assez spécial qui pourrait l'aider à contrôler son énergie et vaincre ainsi sa maladie. Mais voilà, une fois sur place, Lu Chan va découvrir que les villageois ne sont pas très partageurs, du moins pour ce qui concerne les étrangers. Malgré leur refus persistant, Lu Chan va pourtant accepter de les aider face à des représentants d’une compagnie ferroviaire qui envisagent de détruire le village pour faire passer une ligne de chemin de fer.

Tai Chi puissance Maxi

Comment innover en matière de films de Tai Chi alors que dans le domaine il existe déjà un certain nombre de petites perles ? C'est la question qu'a dû se poser l'acteur/réalisateur stephen Fung dont sa dernière mise en scène datée de 2009 avec une comédie intitulée "Jump". La solution, Fung semble l'avoir trouvée à travers la culture du jeu vidéo et celui de la bande dessinée (façon Scott Pilgrim). Tai Chi 0 apparaît clairement comme un mixage de ses deux univers bien que la trame reste assez dans la tradition des films wuxia - hormis cette idée de corne rendant surhumain. Le réalisateur ne perd d'ailleurs pas de temps à casser la narration classique pour la plonger dans quelque chose de moins atypique. Ainsi, si le film semble commencer par un combat épique dans la pure tradition, en quelques minutes (approximativement trois), Fung explose le récit pour nous ramener 18 ans plus tôt et nous expliquer les origines de son héros et de ses facultés. Un passé raconté à la manière des films muets – entendez par là dans des tons entre le sépia et le noir et blanc, avec une narration et des dialogues à base d’intertitres, une belle musique, ainsi que quelques bruitages. Au fur à mesure que le personnage évolue des teintes de couleurs apparaissent, bien que ce « flashback » s'arrête après cinq minutes pour nous ramener en plein dans la bataille. En parallèle à l'action, des éléments graphiques se posent sur l'écran imposant définitivement le style du film. De plus, si les trois premières minutes dénotent un certain sérieux, Fung désamorce très vite cela pour y glisser de vrais moments de comédie. Certes, vu ce qui se révèle à l'écran, les moyens financiers semblent assez considérables, mais pas question de prendre ça trop au sérieux, Tai Chi 0 est avant tout un bon gros délire et cela même s'il est entouré de quelques éléments tragiques (des personnages rencontreront la mort). Étrangement le générique arrivera assez tardivement - seulement une fois le héros en chemin pour le village de Chen. Un générique qui, à lui seul vaut le détour, pour son approche graphique marquant une fois de plus le choix du réalisateur de se rapprocher le plus possible de l'esprit des films d’animation.

Leçon de Tai Chi

Mais ce qu'on retient dans l'aspect général de la mise en scène de stephen Fung, c'est que dans ce premier chapitre des aventures de Lu Chan (une suite est arrivée dans la lignée), le réalisateur essaie constamment d’innover, amenant chaque morceau de bravoure de manière différente, dans un montage fluide et toujours visible. Pour tout dire, stephen Fung montre ici une telle élégance dans sa façon de filmer les combats que ce Tai Chi 0 équivaut à un Tsui Hark à son sommet. Néanmoins, cette façon bien spécifique qu'à de réaliser stephen Fung pourra déstabiliser des spectateurs habitués à une façon de conter plus traditionnelle. C'est peut-être d'ailleurs pour cela que Tai Chi hero, sa suite, se montre plus pausée. Pourtant, c'est bien grâce à cette fougue, cette façon permanente d'essayer des choses, que le film arrive à trouver sa place face à la concurrence.

La machine du futur

Pour autant, Tai Chi 0 n'est pas un blockbuster décérébré, les personnages - les gentils comme les méchants- montrent une certaine ambivalence et sont tous pourvus de raisons amenant leurs actes. Ensuite, Tai Chi 0 utilise la trame de l'impérialisme des colons anglais en Chine pour y amener des enjeux tels que la potentielle disparition de la culture et des traditions face au modernisme. Une thématique qui, certes, revient assez régulièrement dans le cinéma asiatique, mais qui est toujours assez intéressante. Pour le reste, on ne peut pas terminer de parler de Tai Chi 0 sans évoquer la musique de Katsunori Ishida qui est juste parfaite et accompagne merveilleusement les images. D’ailleurs, son mixe avec son thème puis celui de Dvorak et son Nouveau Monde, lors de la confrontation finale, est juste magistralement épique.

La conclusion de

Pour décrire au mieux Tai chi 0, on peut dire que c'est un peu la rencontre improbable des genres, du style celle entre Scott Pilgrim, les mystères de l'ouest et Il était une fois en chine. Un délire que quelques spectateurs pourraient avoir du mal à apprécier, mais qui n'en reste pas moins jouissif et plutôt remarquable de par son exercice de style. En gros, Tai chi 0 c'est de l'aventure, des combats épiques, de l'humour, du cartoon, un peu de tragédie et franchement un bon gros plaisir qui donne la patate !

Que faut-il en retenir ?

  • La réalisation.
  • La musique.
  • L'ambiance Fun.

Que faut-il oublier ?

  • Le parti pris de la réalisation peut ne pas plaire.
  • De l'humour parfois trop présent.

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