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Critique du musique : Maiden England 88 [2013], par Amaury L.

Avis critique rédigé par Amaury L. le dimanche 21 avril 2013 à 12h44

Une vierge pas effarouchée...

On ne présente plus Iron Maiden , un groupe de heavy-métal britannique, mondialement célèbre. A l'occasion des 25 ans de la sortie d'un album culte, enfin pour certains, Seventh son of seventh son, Iron Maiden propose un concert en double CD, en DVD ou Blu-ray, ou en double LP pour les collectionneurs de la vierge de fer qui retrace la tournée 88, avec comme point d'orgue deux soirées tonitruantes à Birmingham le 27 et 28 novembre 1988.

 

On découvre dix-huit titres dont six sont consacrés, à l'époque, à leur dernière galette et on entame les hostilités avec « Moonchild », un titre très rentre-dedans et certainement le moins connoté progressif de l'album Seventh son of seventh son. On retrouve un Iron Maiden au sommet de sa forme et de son art, à la fois dans la présence scénique avec des musiciens en pleine possession de leurs moyens physiques et musicaux, dans le show (lumières et autres éléments purement décoratifs). Le son est énorme et on n'a pas l'impression d'assister à un événement musical vieux de 25 ans. Kevin « Caveman » Shirley a réalisé un boulot d'orfèvre extraordinaire. Pour les moins jeunes, on se replonge dans ce passé furieux et créatif d'un groupe majeur de la scène métal avant qu'il ne tombe dans une espèce de catatonie musicale parfois inodore et sans saveur.

Parmi, les incontournables de Iron Maiden, l'amateur se malmènera les cervicales sur « Wasted years » et son riff exceptionnel, « The number of the beast » et son introduction culte parlée et caverneuse. Une admiration totale se fait jour dès les premières notes du monumental morceau « Hallowed be thy name », un des meilleurs titres heavy-métal de tous les temps. Quel bonheur de réentendre ces brûlots effervescents avec un mixage et une production impeccables, Bruce Dickinson délivre une prestation vocale et scénique époustouflantes. On se prend à rêver, à se plonger dans ses souvenirs de l'époque et une tendre nostalgie s'empare de notre enveloppe charnelle.

 

Maiden England 88 est mené tambour battant, les titres mêlent les cavalcades échevelées et des passages plus atmosphériques comme « Infinite dreams », « Can I play with madness », « Seventh son of a sevent son ». On ne ressent aucunement une baisse de tension, on se contente d'approuver avec révérence la puissance de Iron Maiden en concert. Par rapport aux albums, ça joue vite, très vite et ça cartonne sévère. Cela ne sera pas sans impact sur le futur du groupe (dissension, ras-le-bol de certains membres, fatigue morale et physique). Adrian Smith avoua ultérieurement qu'il n'appréciait pas réellement cette volonté d'accélérer les titres, « cela étouffait la richesse de la musique », selon lui. Mais le boss c'était Steve Harris et les fans adoraient, Adrian Smith quitta le groupe un an plus tard, en 1989, ce qui coïncide pour de nombreux fans, à la fin du règne et de l'âge d'or du groupe. On ne peut totalement être en désaccord. A ce propos, dans la version DVD, le second disque relate l'histoire de cette tournée mondiale et les effets indésirables qui empoissonnèrent Iron Maiden. Le documentaire s'avère très instructif sur l'envers du décor, le revers de la médaille (la pression des fans, les tournées incessantes, la lassitude, la fatigue, les dissensions...). Les acteurs principaux, les musiciens, traduisent en toute honnêteté leurs ressentis éprouvés durant cette période glorieuse mais ô combien complexe à supporter.

Dans ce concert, quelques originalités sont offertes, le rarissime « The prisoner », le magnifique « Stiff life » de l'album Piece of mind et sa sublime ouverture acoustique réhaussée par une partie soliste de Dave Murray exceptionnelle de dextérité et de musicalité.

Iron Maiden « fait du neuf avec du vieux » mais il ne se trompe pas. C'est exactement ce qu'on attendait, un live digne du prodigieux Live after death, et Maiden England 88, avec l'appui des nouvelles technologies, impose un mur sonore d'une puissance indéfinissable. Un vrai régal !

La conclusion de à propos du Musique : Maiden England 88 [2013]

Amaury L.
90

Maiden England 88 est un témoignage de la grandeur d'un groupe qui a eu son moment de gloire absolue pendant une dizaine d'années durant la décade 80. Ce concert résonne aussi comme un testament d'une époque révolue, appartenant au passé. Cependant, que c'est bon d'entendre des titres phénoménaux avec un son surpuissant grâce au travail de Kevin Shirley. Iron Maiden fait du neuf avec du vieux mais quelle claque, elle frappe fort et vous laisse exsangue. On assiste à un déferlement de heavy-métal cultissime et même 25 ans après, cela reste au top de ce qui se fait de mieux actuellement. La vierge sait encore faire bander !

Que faut-il en retenir ?

  • Le son énorme.
  • La set-list.
  • Deux titres rares en concert.
  • Concert intense.

Que faut-il oublier ?

  • On fait du neuf avec du vieux.

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